‹ Explication historique des Instituts de l'empereur Justinien (volume 3)Chapitre 165 sur 286 · II. ■ I II I I · texte numérisé non relu

II. ■ I II I I

(i) Blumb, Ordre des fragments dans tes titres des Pandectes (Journal pour la tcience hiatorique du droit, IV, 6, p. 25t, en allemand).

4^ HISTOIRE. TROlSifeUe ÉPOQUE. LES EUPERBUBS, § III.

Itâitidifféremment les uns aux autres selon la suite du raisonne- %Mtlt ou de Texposition ; mais qu'ils paraissent se grouper par trois %ër^ distinctes, que M. Blume à cru pouvoir désigner par ces ^âbminations, série de Sabînus, série de FÉdit, série de Papi- ^ëHl Non pas que chacune de ces séries se compose uniquement iPôlIvrages répondant à ces dénominations ; chacune en contient <lttlèontraire un grand nombre qui y sont étrangers; d'où il suit ^ué ces dénominations ne peuvent être acceptées qu'à titre de ^tfl^veté, comme indiquant du moins le caractère le plus saillant ^ chaque série (1). On fait observer, en outre, que Tordre de kiè& Irois séries correspond à Tordre des trois premières années -^léâseignement dans les écoles de droit, soit d'après Tancien, Véf^d'après le nouveau règlement qu'en a fait Justinien, suivant 48 diiscription que nous aurons à en donner prochainement; corlièS^ondance qui n'a pas lieu, il est bon d'en faire la remarque, "j^lous les points, mais seulement par plusieurs : notamment, ^pD%ii« la première série, par les Instituts ; pour la seconde, par 4hEdiift, et pour la troisième, par Papinien. ub iHss observations qui précèdent se tire, par conjectures, laconatAusicm que la commission , composée de seize personnes, pins, î^Oduaie président, Tribonien, s'était divisée en trois sections, dans

Sdb(it)ai'" sAtOM. — Extraits : des commentaires de divers jurisconsultes (Pom- .^f|la9{)lJlpien, Paul) sur les écrits de Sabînus (ad Sabinum) ; — des commeojAffii ^ur certaines parties de TÉdit (ad Edictum) ; — des Digestes d'Alfénas

Varus et de Julien ; — des Instituts de Gains et d'antres (Callistrate, Paul , Har- ~CiW,^9fbreotin) ; — des Règles (Regulœ), titre sous lequel avaient écrit beta- '^'Â^^fléF jurisconsultes (Nératius, Gaius, Pomponios, Gerridins ScœvoIa,PaDlt

Ulpien, Licinius Rufinus, Marcien) ; •— et enfin d*un très*grand nombre d'autres

Il„^ séR^[E. — Extraits : des commentaires sur les parties restantes de IW (adEaictum, ad Edictum provinciale) ; — des commentaires de divers (JavoleflSy^, NWatius, Pomponius, Paul) sur les écrits de Plaatius (ad Plautim)',^

"ié^DIJestes de Celse et de Modestin; — et d'un grand nombre d'autres onvri-

f^â^i^âcipalement de Modestin.

"^Ifiâfn^»* — Extraits : des Questions, Réponses et Définitions de Papioieo; jp^ï^e^jj^aestions, Réponses de divers (Nératius, Africain, Marcellus, Cervidioî )cœvola, Callistrate, Tertullien, Paul, Ulpien, Modestin, Julius Aquila);-^* le pluMéurs autres ouvrages; — avec un appendice de quelques autres écrib,

iÉSSoi^ ^ ^ ^"'^^ semble, après coup, comme par supplément, parmi lesquels principalement le Digeste de Scœvola*

DIGESTE OU PAUOBCTES. ^^

lesquelles avaient été répartis les commissaires , parmi les^Wll figuraient quatre professeurs de droit, en rangeant ceux-^p]^ préférence, suivant Tordre de leur enseignement ; que les ou^tm^è^ à dépouiller avaient été partagés entre ces trois sections olf %dy^ commissions suivant les trois séries que nous venons de si§ftltl^| la plupart des commissaires ayant, autant que possible, i^ï^^ dépouiller, de préférence, les livres avec lesquels ils étaietifi<^ plus familiers ; enfin que chaque section ayant fait séparémdKI M extraits pour la composition successive de chaque titre dmtitt^) avait à s'occiiper, tous ces extraits étaient ensuite réunis «# éeld valent à former définitivement, par leur ensemble, le titl%)en question. Les extraits étaient">ils faits d'abord par chaque ^OOlip missaire individuellement pour la part de livres qui lui avaiefal4fi( donnés à dépouiller ; ou bien étaient-ils faits en commun ^fiins chaque section pour toute la série respective des livres attribiiôi à cette section ? La composition définitive était-elle arrêtée en êè^ semblée des trois sections réunies, ou seulement par Tribonietfj assisté de quelques-uns des commissaires suivant les cas? G( sont toutes hypothèses de minime détail, dénuées de tout document, dans lesquelles il est inutile de se perdre. Nul doute que pour la division générale par cinquante livres , et dans chaque livre pour la fixation préalable du nombre, de Tordre et de la rubrique des titres, les compositeurs du Digeste de Justinien n'aient tivé exemple, par éclectisme, de ce qui avait été fait par les anciens auteurs, surtout dans les nombreux Digestes ou Pandectes composés autrefois.

Les extraits des trois séries d'ouvrages par lesquelles s'était opérée la division du travail ne se succèdent pas toujours, en chaque titre, dans le même ordre : la série qui a fourni les extraits les plus considérables soit par leur nombre, soit par leur importance, ouvre ordinairement le titre, quoique d'autres considérations aient déterminé en certains cas à faire autrement. Ainsi Justinien nous dit lui-même comment, systématiquement, afin de mettre en évidence dans la troisième année des études en droit, Tenseignement de Papinien, et d'y conserver aux étudiants leur surnom de Papinianistes , les fragments de Papinien ont été mis en tête de la plupart des titres du Digeste expliqués dans cette année (ci-dessous, n** 573). Enfin la séparation n'est pas tou-i

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jours radicale entre les séries, le travail de composition définitive de chaque titre ayant fréquemment, pour les besoins de Texposition , fait transporter des fragments d'une série dans Fautre : par exemple, au commencement ceux qui donnaient les notions, les définitions ou les principes préliminaires , et à la fin ceux qai marquaient mieux la conclusion. C'est pour cela que la distinction des trois séries d'ouvrages n'est pas toujours reconnaissable au premier abord dans chaque titre; qu'il y faut quelquefois un examen très^attentif, au moyen^duquel on parvient à la discerner et à en suivre les écarts.

Ces conjectures de M. Blume, d'une fine observation, ne manquent pas de probabilité, et sont généralement en crédit aujourd'hui.

547. Le Digeste ou Pandectes fut publié, pour avoir force de loi exécutoire à partir du 30 décembre 1833, par deux constitutions, l'une en latin, l'autre en grec, traduction un peu paraphrasée de la précédente, datées chacune du 17 des calendes de janvier 534 (16 décembre 533), que Jnstinien adressait au Sénat de Constantinople et à tous les peuples, et dont nous donnons l'analyse, en retenant surtout les détails intéressants qui s*y trouvent sur la composition de l'œuvre (1).

tt Au Sénat et à tous les peuples :

» C'était chose merveilleuse que de ramener à une unité concordante toute la législation de Rome, depuis la fondation de la ville jusqu'à nous, espace de temps de presque mille quatre cents ans. Après avoir invoqué l'aide de Dieu, nous avons chargé Tribonien, haut personnage, avec d'autres très-illustres et très-savants hommes, de travailler à Taccomplissement de notre désir, tout ce qu'ils composaient étant toujours soumis à l'investigation et à l'examen scrutateur de notre Majesté (2). (On remarquera cette part de révision finale que Justinien s'attribue personnellement, ici et ailleurs encore, dans la composition de l'œuvre.)

(1) Prjefationes , 2, De confirmatione Digestorum, ad Senatum et omnes populos. — Reproduite au Gode, i, 17, De veterijure enucleandoy et de aue* toritate jurisprudentium qui in Digeslis referuntur, 2<>.

(2) K Nostra qnoque Maj estas , semper investi ({ando et perscrutando ea quA ab his componebantur, quidquid dubium et incertum inveoiebatnr, hoc, No' mue celetû erecta, emendabat et in competentem finmarn redigebat. •

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