‹ Explication historique des Instituts de l'empereur Justinien (volume 3)Chapitre 181 sur 286 · TRAVAUX SUR LE DROIT BYZANTIN · texte numérisé non relu

TRAVAUX SUR LE DROIT BYZANTIN

cédentes. — Notons , en France , une œuvre bien intéressante sur Thistoire et sur les sources du droit byzantin, par M. Mortreuil , avocat à Marseille (Paris, 3 vol. in-8% 1843 à 1846). Il appartenait à cette antique cité, qui, au temps de Pompée encore, était une école florissante où la jeunesse patricienne romaine venait apprendre les lettres grecques, d'inspirer à un de ses fils le souvenir des vieilles origines , le culte de Tancienne langue natale , et le dessein de suivre et de décrire les destinées du droit romain en Tempire d'Orient jusqu'à la destruction de cet empire.

Je ne place pas le grand intérêt et la grande utUité de cette étude dans le secours qu'elle peut offrir pour le redressement de quelques textes aux recueils de Justinien : nous antres, épluchears de ces textes par profession , nous sommes enclins à porter là notre visée, mais il importe de ne pas s'y borner. Les manuscrits des Basiliques nous sont arrivés plus morcelés, plus dissemblables , plus altérés que ceux de Tœuvre législative de Justinien; n'est-ce pas d'ailleurs chose bien chanceuse que de corriger l'original parla traduction ou par la paraphrase? Je mets en fait que si l'on cherche et que l'on groupe en un seul ensemble toutes les corrections qui ont pu sortir, pour le Corpus juris, de la comparaison avec les manuscrits du droit byzantin, on en trouvera un certain nombre heureuses sans doute, mais sur des détails qui n'ont rien changé aux grands principes du droit romain. — L'intérêt majeur, et le plus élevé, est l'intérêt d'histoire. Celui, d'abord, de voir comment les jurisconsultes du sixième siècle , dont plusieurs avaient appartenu au règne de Justinien , ont entendu et interprété, après la mort de ce prince, les lois qu'il avait laissées. Ensuite, et par-dessus tout, celui de voir comment ces lois se sont graduellement modifiées durant le cours des neuf siècles qu'a vécu encore l'empire d'Orient; et quelle sorte de droit nouveau en a été le produit. L'histoire externe présente la série des monuments; mais l'étude est incomplète si l'on ne pénètre dans l'intérieur* Sous ce rappori, la conclusion vraiment utile de tant de travaux et de publications bibliographiques nie parait être en des ouvrages semblables à celui que M. C. Ë. Zachariœ en a fait sortir. Nul mieux que lui , avec plus d'ensemble, plus de sûreté et plus d'autorité que lui, n'était à même de tirer de ces études préliminaire^ le tableau de main de maître

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qu'il nous a donné sur rhistoire interne et méthodique da droit gréco-romain. Publié, sous un titre plus général d'abord, en trois volumes ou fascicules successifs (1856, 1858, 1864), 1 ouvrage a été restreint au droit privé. Tiré, en une première édition de luxe, à cent vingt-cinq exemplaires seulement, ce livre nous sera donné bientôt à Paris en une traduction française par M. Jos. Orsier, traduction que M. Zachâriœ a'est plu à diriger et ^ enrichir de ses observations (1). Nous ne saurions trop la recommander à nos docteurs. &i H. ZachaHsB met à fin son projet de faire suivre ce tableau d*un tableaa semblable sur le droit public byzantin, il aura largement complété son œuvre.

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