MAINTIEN DD DBOIT DE JUSTINIEN EN ITALIE. SOI
francbissenient des villes ; mais les lois de Jusfinien en restèrent le fondement. On petit affirmer, sans crainte de se tromper, que ce droit ne reçût guère d'altération des successeurs de Justinien à CoDstantinople, les Constitutions de ces empereurs se bornant, en Italie, à ce qui concernait les intérêts publics ou politiques ; et la nouvelle forme grecque donnée aux textes de Justinien par les Basiliques (de Tan 906 à Tan 911) n'ayant eu lieu d'ailleurs qo*à une époque où la domination des empereurs d'Orient sur ces contrées avait pris fin.
598. Parmi les villes comprises dans Ténumération qui précède nous signalerons, parce qu'elles se lient particulièrement à des questions relatives à la conservation ou & Fétnde des monuments législatifs de Justinien, Bologne, ville de l'exarchat, restée près de deux cents ans, depuis Justinien, sous l'empire de Constantinople (jusqu'en 728), et Pise et Amalphi, qui y demeurèrent environ trois cents ans. Ces deux villes maritimes, importantes par leur situation et parleur commerce avec l'Orient, auquel elles étaient liées, rivales d'intérêts, devinrent ennemies dès qu'elles se trouvèrent indépendantes, et guerroyèrent l'une contre l'autre jusqu'à ce que l'une d'elles, Amalphi, vaincue et mise à sac dans la dernière lutte (de 1136 à 1138), y eut perdu irrévocablement sa prospérité.
599. Le souvenir s'était conservé , et il est rapporté , au treizième siècle, par Odofredus, l'un des glossateurs de la seconde phase, que l'école publique d'Italie avait été, à cause des guerres, transférée de Rome à Ravenne, oii se trouvait le siège du commandement de l'exarque (1). Odofredus ajoute que les livres des lois, suivant, eux aussi, la même translation, avaient été envoyés alors à Ravenne, et que de là ils avaient passé ensuite à Bologne (2). Le même Odofredjas parle ailleurs d'un manuscrit
célèbre des Pandectes, autre évidemment que ceux qui précè-