‹ Explication historique des Instituts de l'empereur Justinien (volume 3)Chapitre 20 sur 286 · Calendrier, jours fastes ou néftatea · texte numérisé non relu

Calendrier, jours fastes ou néftatea

41 ^ La E&atum du ealendrici; fut confiée atim pontifea. Peor q^e cette (Uation n' office aucuU; înG<mviénient', il faut qaeFaniiée^oiiipcecuie tooi le lempâ précift que la terre met à. tourner aaieur du goleil. AUr» les/divecsea époques se dévefeppenti avee le»> durcises saisons; quand, la terre achève soi» coors^rannéB teonÛBe le sien, et toutes les deux recofflmenceiktpériodiqiiHnenilearicémlii^OMi, qui s'accondeni iaujausa. Les. année» des anoiena peufdes itali- 4|Hea étaient loiu de. présenter cet avantagp^» Noub. liBons. dans Censorlnus que. ces divers^ peuples*, notamment: les VetaàUm, les Laviiûena^ les Albaios^ avaient, penur la plupsurt le«» aiiaées paEticuliëresi^ difilèrentes enice elles; maisiila emsataient assesdès cette époque sur le cours des astres pour reconnaître les irvé^ilarites de leurs, années. u&uellesy ei pour efatrcher k ae reraetee en accord, de temps en temps, asec ransèe solaire, au moyen d*intepcalations de mois £skîte&àde certaines périodes (3). LeS'Romaîn»,

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(1) CicfRON, De legib., fiv. S, § 9. — Voici comment, dans son traité Sur la République j il parle des lois religieuses de Mfuma, en ajoutant qu'on les can" tetvt éircore- dàn» lei menuneBts , et en fes louant d^ovoîr organise l6s sacrifices de maaiéve à en écarter laa dépeues : t Idemque Pompiliu» et aospioiis majoribus inventis, ad pristioum aumerum du» augure» addidit; el satxîs • principum numéro pontifîces quinque prœfecit; et animos, propositis logj^iua Us qnas în monumentis habemus , ardentes consuetudine et cupiditate bellandi , religionnm cœremoniis mitîgavit; adjanxifque prœterea flamines, salios, virginesqne* Testâtes; omnesque partes religionis statnit sancfîssime. Sacrorum autem ipsorum diligentiam dlfHcilem, apparatum perfacileni esse voluit. Nam qnœ perdiscenda, quœque observanda essent multa eMutUuil, sed easioe impensa. Sic religionibus colendis. operam addidit^ 8uiiq>tiim< temovit. • {^Dt repubika , lÎT. 2,Si4.>

(2) Voir notamment Festus, aux mots Prapudkmut, Piutus ei Sahtrua, TiTB-LiVB , llir« 1 , S 26 » et liv. 5 , § 46.

(3) Gensoruius, De die natali, $20 : • Nam, ut aliom Fereatînit alimn

GAiENimKR, nxM tumi on virAiTEs. 47

siritafil de ssnnls lémoigiiagc» que à^ Ceniorinus, piiraii leiqBek figure eelm de Varmn , ât afenf 00 d*abord ï&ùnée et ks moîs ea tnage thet les Albrâ» (1). Otte année éfsît baiée nir la révolutiqn lunaire, et composée seulement de dix mois, dont le irremter était celui de mar» et le' dentier celui de décembre. Ces dix mois ne fermaient que trors cent qmire j^ure, et Gomiiie le temps que la terre met k tourner autour dtt sflîeii eut detvois cent soixante-cmq jours et m qnarf , le noî^de mar», qui avait eenh mencé Tannée , reparafMait avant que la ferre eât achevé sa révolution et que les qnatre saisons fument terminée» : ainsi il te trouvait successivement en biver, en avtemne, es été, ete^, et chaque mois subissait un ééplacemenl pareil. Ce désaccord entre les mois et lei saisons ne pouvait qu'entraîner une eoDfwsîon qni ee révélait d^efle-mènre pbfsiqnemefft , et les-Rowaim, poar rentrer dans Tordre, araient recour», comme les antres nations îtaltqnes , au système des' intercalatione k faire de temps i antre. Cest k Numa qu*on aftribcre la première correctiow; aux dis mois qni existafent ièjk^ il en jetgnit deux antres, janvier et février, Tnn an commencenrent^ Tautre â k finde Tannée; mais ces douze mois ne contenmenf que troi» cent cinquante --quatre jours, ef, diaprés qadiqnes écrivains, trois cent cinqaante-cinq. Xa drSérence armée le coerrs de la terre antanr du soleil était donc encore de ôme ou de dix jours et an qnart. Le» pontifes forent cbai^ésde corriger eette inexactitude anntoyen desîntercalationsi D* après quelles règles T CTest un peint qnv est bien loin d'être èclairci. Plutarque rapporte que Numa avait ordonné lui-même qn'on ajouterait ton» Ies< deux ans nn meis interaïkiire de viagi^ deux ou vingt-trois jours altematitrement ; mais cette méthode, qui du reste n^était pas entièrement exacte, parait avoir été abandoDuAe pour un arbitraire que les pontifes s'étaient arrogé (2)'.

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