Seconde acception du mot Personne
23. Dans un autre sens, très-fréquemment employé, le mot personne désigne chaque rôle , chaque personnage que' l'homme
(1) /iwf.,1,16,8 4.
(2) Le droit romain, si rigoureux qu'il fût, n*a pu détruire complètement la personnalité des esclaves ; parce qu'il est impossible qu'un être humain vive en relation avec d'autres hommes , sans qu'il y ait des droits et des devoirs de l'un à Tautre. Ainsi, l'esclave était punissable pour ses délits. Ainsi, la faculté d'être institué, d'être honoré d'un legs et de les acquérir même pour soi, s'il se trouvait libre au moment de la dévolution du droit; la faculté d'être préposé par son maître à un commerce , à une opération , à la gestion de son pécule ; de figurer dans les contrats ou dans les autres relations privées pour acquérir à son maître des obligations ou des droits réels : tout cela constitue des capacités, de droit qui ne peuvent appartenir qu'à une personne. Enfin, les esclaves ont eu des droits même contre leur maître, du moment qu'il n'a plus été permis de les mettre à mort , ni dé leur faire subir de mauvais traitements.
(3) Ces expressions ne sont pas de la langue du droit romain , quoique la différence entre ces deux classes de personnes y soit bien marquée. — On trouve dans Ulpien l'expression singultms persona, pour la personne naturelle, par opposition à populus, curia, collegium, corpus, (DiG., 4, 2, 9, § i, f. Uip.)
est appelé à jouer sur la scène jaridiqae; c* est-à-dire chaque qualité en vertu de laquelle il a certains droits ou certaines obligations : la personne de père, de fils de famille, de mari, de tuteur, par exemple. Dans ce sens , le même homme peut avoir à la fois plusieurs personnes; c'est le masque de la comédie oa du drame :
• Penonam tragicam forte vnlpes vident, i dit le fabuliste ;
t . . . Penon» pallentis hiatum In gremio matris, formidat rusticus infans, t
dit le poète satirique (1).
CHAP. n. — DE L'ÉTAT {ttam) EN DROIT ROMAIN. 6. Idée et éléments constitutifs de l'état {staitus)*