TIT. XX. DES FIDEJUSSEURS
1388. 2° La loiFuRiA (desponsu: par conjecture, an de R. 659, 95 av. J. C), applicable à l'Italie seulement, d'après laquelle l'obligation des sponsores et des Jidepromissores ne durait que deux ans [hiennio liberantur) , et se divisait de plein droit, dans cet intervalle, lorsqu'il y avait plusieurs sponsores ou Jidepromissores, entre tous ceux qui existaient au moment de l'exigibilité {eo tempore quo pecunia peti potest), de sorte qu'ils ne pouvaient être actionnés que chacun pour sa part virile (1).
1389. 3» Une loi Cornelia (sous Cornélius Sylla , an de R. 673 , 81 av. J. C), où il commence à ne plus être question des seuls sponsores ei Jidepromissores , mais dont les dispositions étaient générales, et qui, sauf quelques créances traitées avec plus de faveur et spécialement exceptées , défendait que la même personne pût s'obliger pour le même débiteur, envers le même créancier, dans la même année {idem,, pro eodem , apud eundem, eodem anno), au delà de XX mille; somme passé laquelle l'engagement n'était pas valable (2).
1390. Enfin une loi Publilia, dont la date nous est inconnue, qui attribuait aux seuls sponsores un bénéfice particulier : celui de pouvoir réclamer contre l'obligé principal la restitution de ce qu'ils avaient payé pour lui, par une action spéciale, actio depensi, entraînant, en cas de contestation de sa part, une condamnation au double {adversus injiciantem in duplum). hG?> Jidepromissores ne participaient pas à cet avantage (3).