TOME II
que par l'adition , ou même par la manumission seulement , s'il s'aqit d'affranchissement fidéicommissaire ; au moment de la mort ils sont donc encore dans les biens ; cependant il faut les en déduire, puisqu'ils n'y sont que pour en sortir par la liberté. Ces affranchissements sont des legs, des libéralités du défunt, mais ils échappent à la Falcidie ; car leur nature même n'admet aucune possibilité de réduction.
947. Du reste, le calcul, si l'on suppose des legs conditionnels, des legs à terme, des legs annuels ou viagers, des legs qui consistent à faire ou à ne pas faire , et diverses autres circonstances , présente de nombreuses difficultés, des nécessités d'appréciations, des questions ardues, sur lesquelles l'esprit subtil des jurisconsultes romains s'était ingénieusement exercé, mais qu'il serait trop long de rapporter ici (1).
948. La loi Falcidie ne s'appliquait pas aux testaments militaires (2), ni dans quelques autres cas privilégiés ou exceptionnels. Justinien même , par une novelle , donna au testateur le droit d'en défendre expressément ou tacitement l'application (3). (A.6,1.2.)