‹ Explication historique, dogmatique, morale, liturgique et canonique du catéchismeChapitre 15 sur 139 · DES CÉRÉMONIES DE LA CONFIRMATION · texte numérisé non relu

DES CÉRÉMONIES DE LA CONFIRMATION

= D. Que fait Vévêque en donnant la confirmation ? — R. Il fait trois choses : premièrement, il impose les mains sur tous ceux qu'il doit confirmer; deuxièmement, il fait à chacun, sur le front, une onction avec le saint chrême; troisièmement, il donne ensuite un petit soufflet.

Explication. — La confirmation, quand on la reçoit avec les dispositions nécessaires, 4° produit dans Fâme, comme tous les autres sacrements, la grâce habituelle ou sanctifiante ; non pas la première grâce, qui consiste à effacer le? péchés, mais une grâce d'accroissement et de perfection, qui augmente la grâce du baptême et lui donne en quelque sorte son complément; 2° elle fait descendre en nous l'Esprit-J3aint avec l'abondance de ses grâces ; 3° elle imprime dans nos âmes un caractère ineffaçable qui nous rend soldats de Jésus-Christ et qui fait que ce sacrement ne peut être réitéré. Ce caractère est imprimé dans ceux mêmes qui sont mal disposés, mais pour leur malheur et leur opprobre ; et, au lieu de recevoir des bénédictions et des grâces, ils ne reçoivent que des malédictions et des anathèmes. Mais si, par la suite, ils viennent à se repentir et à être bien disposés, la grâce, ne rencontrant plus d'obstacles, se répandra dans leur âme, et ils recueilleront les fruits du sacrement.

Les différents effets de la confirmation, dont nous venons de parler, et qui se trouvent développés dans la leçon précédente, sont représentés de la manière la plus parfaite par les diverses cérémonies qui s'y observent. La première de ces cérémonies est l'imposition des mains.

(1) Vie de S. Marin, 3 mars.

— D. Que signifie V imposition des mains ? •— R. L'imposition des mains signifie par le Saint-Esprit va reposer dans l'âme de ceux qui reçoivent dignement ce sacrement.

Explication. — Pour donner la confirmation, l'évêque, revêtu des habits pontificaux, c'est-à-dire du rochet, de la mozette, de l'étole et de la mitre (1), marche vers l'autel, la crosse à la main (2), et entonne le Veni, Creator. Cette hvmne terminée, il se tourne vers ceux qu'il va confirmer, et fait entendre ces paroles : a Que TEsprit-Saint descende « sur vous, et que la vertu du Très-Haut vous préserve de « tout péché. Ainsi soit-il. » Après ces paroles, qui expriment si bien ce que l'évêque désire, c'est-à-dire que les cœurs de ceux qui vont être confirmés soient sans souillure, et que l'Esprit-Saint y vienne habiter, il fait le signe de la croix sur lui-même, puis il récite plusieurs prières par lesquelles il appelle à son aide le Dieu saint et fort. Alors il lève les mains et les tient étendues vers ceux qui doivent recevoir le sacrement; c'est ce qu'on appelle Y imposition des mains. Cette cérémonie représente le premier et le principal effet de la confirmation ; elle signifie que le Saint-Esprit va descendre, avec tous ses dons, sur les fidèles bien disposés, les couvrir de son ombre et prendre possession de leurs cœurs.

= D. Que dit l'évêque en imposant les mains ? — R. Il invoque les dons du Saint-Esprit sur ceux qui doivent être confirme's.

Explication. — Voici, mes enfants, la prière que fait l'évèque en imposant les mains : Omnipotens, etc. « Dieu « tout-puissant et éternel, qui avez daigné régénérer par a l'eau et par le Saint-Esprit vos serviteurs qui sont ici préce sents, et qui leur avez accordé la rémission de tous leurs « péchés, envoyez sur eux, du haut du ciel, votre Esprit

(f) Confmnationis sacramentum admimstrari permittitur sine niitra, iis in locisin quibus ea uti naquit episcopus sine vitœ periculo. (S. R. C, die 8 aug. 1643.)

(2) Adiiiinistrare potest sine baculo, iis in locis ubi non potest eo uti sine pericuio vitœ. IS. R. C, die, 18 dec. 1647.)

« saint et consolateur pour les enrichir de ses sept don?., « b). Ainsi soit-il. —L'esprit de sagesse et d'intelligence. « b). Ainsi soit-il. —L'esprit de conseil et de force, r). Ainsi « soit-il. — L'esprit de science et de piété. rJ. Ainsi soit-il. « — Remplissez-les de l'esprit de votre crainte, et daignez, « dans votre bonté, les marquer du signe de la croix de I Jésus-Christ pour la vie éternelle; nous vous en conju- « rons par le même Jésus-Christ, Notre-Seigneur, votre ras, a qui vit et règne avec vous, dans l'unité du même Saint- « Esprit, dans tous les siècles des siècles. rJ. Ainsi soit-il. »

.— D. Cette imposition des mains est-elle nécessaire ? — i°t. Elle est regardée comme nécessaire par plusieurs docteurs, et Ton doit veiller à ce qu'aucun des confirmants ne manque de s'y trouver.

Explication. — £ imposition des mains, que fait l'évêque, en récitant l'oraison « Dieu tout-puissant, etc., » est regardée, par plusieurs docteurs, comme la matière propre de la confirmation; et, selon ces mêmes docteurs, l'onction n'est point nécessaire au sacrement. D'autres exigent l'imposition des. mains et l'onction, comme faisant également partie essentielle de la matière sacramentelle. D'autres, enfin, en beaucoup plus grand nombre, font consister toute la matière du sacrement dans l'onction du saint chrême et l'imposition des mains, qui accompagne naturellement Fonction. Ce troisième sentiment est conforme à ce qu'enseigne le Catéchisme du vmeile de Trente, lequel s'exprime en ces termes : « La matière de ce sacrement s'appelle chrême (du grec xpttfpa, dérivé de xpîw, j'oins, je fiotte), terme que les Grecs emploient pour désigner toutes sortes de parfums, mais que les auteurs ecclésiastiques ne donnent communément qu'à une composition d'huile et de baume qui se fait avec la bénédiction solennelle de l'évêque ; ces deux choses sensibles, mêlées ensemble, sont la matière de la confirmation. Elles montrent, par leur mélange, la diversité des dons du Saint- Esprit, qui nous sont communiqués par la confirmation, et même l'excellence particulière de ce sacrement. Aussi TÉ-

glise a toujours enseigné que c'était la matière de la confirmation (1). » — Cet ouvrage ne parle point de l'imposition des mains ; il se contente de celle qui se fait par l'onction du saint chrême. Ajoutons que les Grecs, à qui les Latins ne reprochent point d'avoir altéré le sacrement de confirmation, n'admettent et ne pratiquent que l'imposition des mains, qui est inséparable de Faction par laquelle on applique l'huile sainte, de la main droite, sur le front de celui qui reçoit la confirmation.

Les Pères du concile de la province de Reims tenu à Soissons en 1849 s'expriment ainsi : » Les curés doivent faire « en sorte que tous ceux qui doivent être confirmés soient t présents au commencement de la cérémonie, lorsque « Tévèque, élevant les mains, récite la prière Omnipotens, a qu'ils n'affirment pas, cependant, que ce rite est néces- « saire pour la validité du sacrement (2). »

= D. Qu'est-ce que le saint chrême? — R. Le saint chrême est de l'huile d'olive, mêlée de baume, que l'évèque a consacrée le jeudi saint.

Explication. — Le saint chrême, que l'on regarde plus communément comme la matière éloignée du sacrement de confirmation, est un composé d'huile d'olive et de baume. L'évéque le bénit et le consacre avec beaucoup de solennité, le jeudi saint, pendant la messe. La béné liclion ou co:ic jcration du saint chrême a été considérée, de tout temps, comme une fonction épiscopale ; et le sacrement serait regardé comme nul, s'il avait été administré ou avec d'autre huile que l'huile d'olive, ou avec l'huile des infirmes ou des catéchumènes (3), ou avec de l'huile non mêlée de baume (4), ou avec de l'huile mêlée de baume, mais bénite

(1) Catèch. du concile de Trente, t. I.

(-2) SatagMit parochi ut omnes confirniandi sint présentes in principio ritus. tam episeopuselevaus manus profert orationem Omnipotens, non affinr.ent tameo iilum ritum esse ad valorem sacrameidi n^cessarium. (Décréta concilii provintiœ Remensis, p. 64.)

(3) Giraldi, p. 7o.

(4) Si la confirmation avait été admiuistrée avec de l'huile a'olive non

par un simple prêtre (1). Le concile de Tolède, tenu en 400, ayant appris que quelques prêtres se mêlaient de faire, en certains lieux, la consécration du saint chrême, leur défendit d'entreprendre ainsi sur le droit et le pouvoir des évoques. — Dans les quatre premiers siècles de l'Église, il n'y avait point de jour affecté pour cette consécration ; mais, au cinquième, la coutume commença à s'établir de la faire le jeudi de la semaine sainte ; et le concile de Meaux fit un décret, Tan 845, pour défendre à tout évêque de faire le chrême en aucun autre jour que la cinquième férié de la grande semaine, qui porte le titre spécial de Cène du Seigneur.

= D. Que signifie V huile, dans la confirmation ? — R. L'huile signifie, par la vertu qu'elle a de s'étendre et de fortifier, l'abondance et la force de la grâce.

Explication.— Les différentes propriétés de l'huile sont autant de symboles des admirables effe ts que produit le sacrement de confirmation dans les âmes bien disposées. 1° L'huile a la vertu de s'étendre, de pénétrer et de s'insinue? partout : elle signifie, dans la confirmation, que le Saint-Esprit s'insinue dans rame, et y répand l'abondance de ses faveurs et de ses dons. 2° L'huile a la vertu d'adoucir et de fortifier : c'est pour cela qu'autrefois les athlètes ou combattants avaient soin, au moment du combat, d'oindre leur corps pour le rendre plus souple et plus vigoureux j elle signifie, dans la confirmation, que le Saint-Esprit adoucit, par sa grâce, ce que la loi de Dieu peut avoir de pénible, et donne le courage dont on a besoin pour triompher des ennemis du salut. 3° L'huile a la vertu d'éclairer quand on la brûle, et de servir de lumière aux hommes pendant la nuit ; elle signifie, dans la confirmation, que le Saint-Esprit, en descendant en nous, nous éclaire, aumi-

mèlée de baume, le sacrement devrait être réitéré sous condition. (Giraldi, p. 75.) (1) Sœttler, t. iv* p. 80.

lieu des ténèbres du siècle présent, et embrase nos cœurs des plus vives flammes de la charité.

■= D. Que signifie le baume ? — R. Le baume signifie, par sa bonne odeur, le bon exemple que le chrétien confirmé doit donner.

Explication. — Le baume répand une odeur agréable : il s'gnifie, dans la confirmation, que le chrétien conSrmé doit répandre, en tout lieu, la bonne odeur de Jésus-Christ par les vertus et ses bonnes œuvres, et qu'il se rendrait bien coupable, si, au lieu d'édifier le prochain, il le scandalisait en lui donnant de mauvais conseils ou de mauvais exemples.

— À la suavité de son odeur, le baume joint la propriété de préserver de la corruption ; c'est encore là, mes enfants, un symbole de ce qu'opère le sacrement de confirmation dans lésâmes bien disposées : il les préserve de la corruption du vice; il leur conserve les principes et les mœurs purs, et les éloigne de la contagion des doctrines corrompues et des exemples pervers.

— D. Pourquoi l'évèque fait-il l'onction en forme de croix sur le front? — R. Pour apprendre au chrétien qu'il confirme à ne jamais rougir de Jésus-Christ ni de sa doctrine.

Explication. — Après l'imposition des mains, l'évèque s'approche de ceux qu'il doit confirmer et fait à chacun une onction, en forme de croix, sur le front, avec le saint chrême. L'évèque fait cette onction, qui est regardée plus communément comme la matière prochaine de la confirmation, 1° en forme de croix, pour marquer que ce sacrement, comme tous les autres, tire sa vertu de la croix de Jésus-Christ; 2° sur le front, siège de la mauvaise honte, comme de la sainte pudeur, pour avertir celui qui est confirmé qu'il ne doit point rougir de se montrer le disciple de Jésus-Christ crucifié, qu'il doit faire une profession publique de toutes les vérités de la loi, braver le respect humain et s'armer

d'une sainte hardiesse eontre tout ce qui pourrait le détourner du service de Dieu (i).

L'onction sur le front, sur la tète, a encore, nous dit Mgr Jauffret (2), une autre signification. Dans l'ancienne loi, Fonction d'huile sainte sur la tête n'avait lieu qu'en deux circonstances : dans le sacre du grand prêtre et dans celui du roi; et, dans la loi nouvelle , l'onction du saint chrême, faite sur la tête, consacre les évêques et les rois. Pourquoi donc, dans la confirmation, nous fait-on l'onction sur la tète, comme dans le sacre des pontifes et des monarques? C'est pour nous faire comprendre quelle est notre dignité; c'est pour nous apprendre qu'en notre qualité de chrétiens nous sommes, selon la parole de saint Pierre, une famille de prêtres-rois (3). En tant que prêtres, nous devons offrir sans cesse à la majesté suprême le sacrifice des bonnes œuvres, et nous offrir continuellement nous-mêmes comme des hosties spirituelles et vivantes, comme des hosties toujours immolées, par le glaive de l'amour et de la pénitence, sur l'autel de notre propre cœur; en tant que rois, nous devons régner avec empire sur le monde, le démon, les passions, et en triompher avec gloire, pour mériter de régner éternellement avec Dieu et de porter la couronne de l'immortalité.

(1) « L'onction, dit saint Cyrille, est imprimée sur le front pour ef- « facer la honte que le premier homme porte partout depuis son pé- « ché... Ce n'est pas une huile ordinaire : mais comme le pain eucha- « ristique, après l'invocation du Saint-Esprit, n'est plus du pain com- « mun, mais s'est changé dans le corps de Jésus-Christ, de même cette « onction sainte, après l'invocation, n'est plus une huile commune, mais « un don de Jésus-Christ, qui, par la présence de sa divinité, a la vertu « de produire le Saint-Esprit et de fortifier l'àme. » (C. Cyril., apud Guillon, t. vin, p. 426.)

(2) Entretiens sur la confirmation.— Ce que nous disons là d'après MgT ïauflfret, évêque de Metz, n'est pas conforme à ce qui se lit dans le Pontifical romain, De benedictione et coronatione régis : « Métropolitaine iirtingit pollicem dextcrae inanus in oleum catechumenorum etinungit in modum crucis illius hrachium dextcrum, inter juncturam manus, et juncturam cuhiti, atque inter scapulas, dicens, etc. »

(3) Rcgale sacerdotium. (I Petr., il, 9.)

Après avoir reçu l'onction du saint chrême, il faut avoir soin de ne point porter la main à son front, jusqu'à ce qu'un prêtre l'ait essuyé. L'usage ancien était de ceindre le front du confirmé d'un bandeau qu'il conservait plusieurs jours. Cette pratique, en témoignant du respect qui est dû au saint chrême, annonçait aux fidèles le soin avec .equel ils doivent conserver la grâce de la confirmation. Maintenant, on ne se sert plus du bandeau, et l'on essuie, immédiatement après la cérémonie, le front des confirmes.

= D. Que dit Vcvéque en faisant l'onction du saint chrême ? — R. Il prononce des paroles qui expriment l'effet du sacrement.

Explication. — En faisant l'onction du saint chrême sur le front de ceux qu'il confirme, l'évêque prononce les paroles suivantes, qui, selon le sentiment le plus généralement adopté par les théologiens, sont la forme du sacrement : « N., je vous marque du signe de la croix, et je « vous confirme par le saint chrême du salut : Au nom du « Père -f, et du Fils f, et du Saint-Esprit f. » En proférant ces paroles, il nomme le confirmé par son nom de baptême, pour lui rappeler qu'il a dans le ciel un protecteur qui, comme lui , a passé sur la terre, faible, et sujet à toutes les tentations , mais qui, par le secours du Très- Haut, a vaincu l'enfer et conquis le royaume des cieux.

D. Peut-on changer de nom en recevant la confirmation? — R. Oui, on le peut.

Explication. — Les fidèles peuvent, s'ils le désirent, changer de nom lorsqu'ils reçoivent la confirmation. C'est ce qu'enseignent tous les théologiens, et ils s'appuient sur les constitutions d'Odon, évoque de Paris (1), et sur un grand nombre de conciles (2). La volonté seule de celui

(1) Possunt nomina mutari pucris, si velint, in confirmaiione, aut si risum fuerit expedire. (Odonis Parisiens, episcop. Constitutiones, apud frotnbelli, De confirmât., t, il, p. 203.)

(2) Conc. Trecense, an. 1400; Scnonense, an. 1524; Carnotense,an.

qui est confirmé suffit pour que le changement dont nous parlons puisse avoir lieu; alors on écrit ou fait écrire, sur le billet d'admission qu'il est nécessaire de présenter, le nouveau nom que l'on veut porter. Ce nouveau nom que Ton prend est, pour l'ordinaire, celui d'un saint pour qui l'on se sent une dévotion particulière, ou à l'intercession duquel on est redevable de quelque grâce (1). L'évêque peut aussi et doit même changer le nom du confirmé, lorsque ce nom est inconvenant ou ridicule (2). Une décision de la congrégation des rites, en date du 20 septembre 1749, vient à l'appui de ce que nous venons de dire; elle porte en termes formels que l'on peut, en recevant la confirmation, ajouter un nom à celui que l'on a reçu au baptême (3).

= D. Bourquoi l'évêque donne-t-il, après cela, un petit soufflet ? R. Pour apprendre à la personne confirmée qu'elle doit être prête a souffrir pour l'amour de Jésus-Christ.

Explication. — L'évêque, après avoir fait l'onction du saint chrême, frappe légèrement le confirmé avec la main droite sur la joue; ce rite est très-ancien, puisque Catalani assure qu'il en est parlé dans un Pontifical manuscrit qui remonte jusqu'au ve siècle, et dans un autre, également manuscrit, qui remonte au vr (4). En voici la signification : l'évêque veut, par là, faire comprendre à celui qu'il vient de confirmer, qu'il doit être prêt à souffrir toutes sortes d'affronts, de mépris, d'outrages et d'humiliations

1510; Mediolanense v, sub. S. Garolo prseside, etc. (Voir Trombelli, De confirmât., t. n, p. 209.)

(1) Trombelîi, De confirmât., t. il, p. 209.

(2) Curct episcopus, ac paroebus, ut si quis tnrpe, rkiiculumve no* men habet, neqnc plane convenions bomini ebristiano, illud muto.t, sumatque in confirmationis sacramento nomen sancti alicujus, qui vera pictatis sanctœque religionis laude floruit. (Conc. Mediol. v.)

(3) An confîrmandus, tempore confirmationis, quando episcopus dicit : N., signo te signo crucis, etc., prêter nomen suum baptismale, possit aliud nomen sancti sibi imponi curare? — R. Posse. Et ita deciaravit S. R. G., die 20 sept. 1749. — (Apud Gardellini, t. iv, p. 339.)

(4) Catalani, Comment, in Pontificale romanum, t. I, De confirma» tione, § xv.

pour le nom de Jésus-Christ, q iî est devenu le soldat par la confirmation. Il lui dit en même temps : La paix soit avec vous, pour lui faire entendre qu'il ne parviendra à la paix, et ne pourra la conserver, que par l'humilité et la patience.

== D. Que faut-il faire après avoir reçu la confirmation? — R. Comme ce sacrement ne peut être reçu qu'une fois, il faut s'appliquer à en bien conserver les fruits.

Explication. — La confirmation imprimant, ainsi que le pjine, un caractère ineffaçable, on ne peut la recevoir qu'une fois. Un chrétien confirmé doit donc s'appliquer à en conserver les fruits, faire de bonnes œuvres, invoquer :nt le Saint-Esprit, suivre ses inspirations, et prendre garde de le contrister et de le chasser de son cœur par le péché mortel.

D. Les confirmés peuvent-ils se retirer après avoir reçu fonction du saint chrême? — R. Non, ils doivent attendre que Tévêque ait achevé les dernières prières et qu'il ait donné la bénédiction.

Explication. — I/évêque , après avoir donné la confirmation, se purifie les mains; pendant ce temps, le chœur et les assistants chantent l'antienne suivante : « Confirmez, « ô mon Dieu ! ce que vous venez d'opérer en nous, du « haut de votre saint temple, qui est dans Jérusalem. Gloire « au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, aujourd'hui et « toujours, comme dès le commencement et dans tous les « siècles. Ainsi soit-il. » Après cette antienne, l'évêque ate à l'autel, et, les mains jointes, il dit: a Montrez- « nous, Seigneur, votre miséricorde; r). et donnez-nous le « saUit qui vient de vous. — Seigneur, exaucez ma prière; o lù. et que mes cris s'élèvent jusqu'à vous. — Que le Seii gneur soit avec vous ; B). et avec votre esprit. — Prions. « 0 Dieu ! qui avez donné le Saint-Esprit à vos apôtres, et « qui avez voulu que les auties fidèles le reçussent par • leur ministère et par celui de leurs successeurs, jetez un

« regard favorable sur nous, votre humble serviteur, et « faites que le même Esprit vienne avec ses dons dans les « cœurs de ceux qui ont reçu Fonction du saint chrême et « que nous avons marqués, sur le front, du signe salu- « taire de votre croix, afin qu'en y fixant sa demeure, il « les rende des temples dignes de sa gloire, Nous vous en « prions, ô vous qui, avec le Père et le même Saint-E&« « prit , vivez et régnez dans les siècles des siècles. B). Ainsi soit-il. » — L'évêque dit ensuite à haute voix : « Ainsi « sera béni tout homme qui craint le Seigneur. » Il se tourne vers les confirmés et fait sur eux le signe de la croix, en prononçant ces belles et sublimes paroles : « Que du « haut du ciel le Seigneur vous bénisse, afin que, tous les « jours de votre vie, vous jouissiez des richesses de Jéru- « salem, et que vous obteniez la vie éternelle. Bj. Ainsi « soit-il (1). » L'évêque avertit les confirmés de réciter, en actions de grâces, une fois le symbole des apôtres, l'oraison dominicale et la salutation angélique, et de prier aussi pour lui, ce qu'il ne faut pas manquer de faire avant de sortir de l'église (2).

On inscrit ensuite les noms des confirmés sur un registre que Ton conserve soigneusement avec le registre des baptêmes (3).

D. Doit-on avoir un parrain et une marraine pour la confirma* tion comme pour le baptême? — R. L'usage n'existe plus, du moins dans un grand nombre de diocèses, de donner un par^ rain et une marraine à celui qui doit être confirmé.

Explication. — D'après le droit canon, il suffit que la

(1) Nullus confirmalus discedere débet, nisibenedictione accepta quam episcopus ipse post omnium confirmationem dabit. (Pontif. ?,o>/i.y ti*. De confirmât.

(2| I/après le Pontifical romain, l'évêque, après avoir donné la confirmation, recommande aux parrains et marraines des confirmés d'apprendre à leurs filleuls le Credo in Deum, le Pater nost^r, ctVAve, Maria, parce que c'est là pour eux nue obligation.

(3) Conlirmati poslrcmo describanlur in libro ad boc deputato. (Conc. Med. V, apud Corsetti. p. 327.)

personne qui doit être confirmée ait un parrain ou une marraine (i) ; un parrain, s'il s'agit d'un homme, et une marraine, s'il s'agit d'une femme (2). Celui qui a tenu un enfant sur les fonts du baptême ne peut lui servir de parrain pour la confirmation (3). — Le parrain du confirmé doit avoir été lui-même confirmé. — Le parrain doit, au moment où le sacrement est administré, mettre sa main droite sur l'épaule droite du confirmé (-i). — La parenté spirituelle qui se contracte dans le baptême se contracte également dans la confirmation,, entre les parrain et marraine, d'une part, et le confirmé, de l'autre, et aussi entre les parrain et marraine et les père et mère du confirmé, en sorte qu'ils ne peuvent se marier validement ensemble, à moins qu'ils n'aient obtenu une dispensa (5). — Dans la plupart des diocèses , du moins en France, il n'y a plus de parrains ni de marraines pour la confirmation. TRAITS HISTORIQUES.

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