CALOMNIE DE VOLTAIRE
Voltaire suppose, dans un de ses ouvrages, que les catholiques s'accordent à regarder telle personne comme réprouvée, par cela seul qu'elle est morte sans confession. Rien n'est plus calomnieux qu'un tel reproche. Les catholiques instruits savent assez qu'il ne leur appartient pas de prononcer des jugements aussi absolus sur ces questions délicates; nous ignorons trop ce qui peut se passer entre Dieu et l'homme dans ces moments courts et terribles, où le mourant conserve sa connaissance sans pouvoir en donner des signes extérieurs, il est possible qu'il ait, au fond de son cœur, le désir de se confesser, s'il le pouvait ; et si ce désir est accompagné d'un acte de contrition parfaite, le sacrement de pénitence est suppléé, et le pécheur est justifié.
Z.EÇOHJ XIV.