ERREUR TOUCHANT LE BAPTÊME
Les anabaptistes , secte de fanatiques qui parut au xvie siècle, partant de ce principe de Luther, que les sacrements ne justifient point, mais que c'est là foi seule de celui qui les reçoit, enseignent que les enfants ne sauraient être justifiés par le baptême, parce qu'ils ne sont pas capables de former des actes de foi sur ce qu'on doit croire pour être chrétien ; et, en conséquence, ils défendent de les baptiser (3). — - Les effrontés, hérétiques qui parurent en 1534, prétendaient être chrétiens sans avoir reçu le baptême. Au lieu de bapîèn-o, ils se raclaient le front avec un fer, jusqu'au sang, et le pansaient avec de l'huile, ce qui leur fit donner le nom d'eïrontés (7i). — Les ïbériens, chrétiens schismatiques du Levant, administrent ainsi le baptême : premièrement, le prêtre lit un grand nombre d'oraisons sur l'enfant, et quand il vient aux paroles dans lesquelles nous faisons consister la forme du sacrement, il ne s'arrête point, et les lit de suite sans baptiser alors l'enfant; puis, sitôt que là lecture est finie, on le dépouille, et il est enfin baptisé par le parrain et non par le prêtre, ce qui se fait sans prononcer d'autres paroles que celles qui l'ont été quelque temps aupara-
(1) Quîïï ex his cœremoniis servari debent, quum adultus ab bcercsi ad fidem catholicam convertis baptizandus est sub condilione, ob dubium fundatum de validitate baptisœi a ministro lueretico collati? — JUs:>. Ouaterais supptendse sint, et supplendie credantur cseremomee ut in du« bio, illœ sdpplendae sunt quag pro adultorum baptismo sunt praescript», (S. R. C, dïe 27 au-., 1836.)
(2) GaHelliiii, t. vin, p. 245,546.
(3) Pluq-.ict, art. Anabaptistes.
(4) Idem, art. Effrontée.
vant [! ). — Au ni0 siècle, on donna le nom de rebaptisants à ceux
qui prétendaient qu'il fallait rebcipt:ser les hérétiques. Celte erreur fut condamnée par le pape saint Etienne, lequel, fondé sur la tradition et la pratique universelle de l'Église, soutint que le baptême conféré par les hérétiques était valide, pourvu qu'ils n'eussent altéré, d'une manière essentielle, ni la forme ni la matière (2).