‹ Explication historique, dogmatique, morale, liturgique et canonique du catéchismeChapitre 62 sur 139 · BONHEUR QUE PROCURE LA CONFESSION · texte numérisé non relu

BONHEUR QUE PROCURE LA CONFESSION

Mgr le cardinal de Cheverus, à son retour de Boston, passa quelques jours à Mayenne, sa pairie. Il y ayant dans cette villa

un célèbre médecin, homme honorable selon le monde, instruit même de sa religion, et y croyant, mais malheureusement fort peu soucieux d'en remplir Tes devoirs. Il tomba dangereusement malade, et personne n'osait lui parler de faire venir un prêtre. On fit part de cet embarras au cardinal, ajoutant qu'on était persuadé que, s'il daignait aller le voir, quoiqu'il luU'ùt inconnu, cette visite le flatterait et serait un moyen de le disposer à recevoir les derniers sacrements et à faire une mort chrétienne. Le prélat se rend aussitôt chez le malade, lui parle avec cette affection, cette bonté touchante à laquelle personne ne pouvait résister. Le malade, attendri et reconnaissant, supplie le cardinal de vouloir bien entendre sa confession, et reçoit ies derniers sacrements avec les sentiments de la piété la plus vraie. Heureuse influence de la religion pour consoler et soutenir l'âme qui est sur le point de tout quitter! Le malade, qui auparavant paraissait triste et inquiet, se montre dès lors calme et tranquillle ; depuis ce moment jusqu'à la mort, appréciant le bonheur de sa réconciliation avec Dieu, il ne cessa de bénir le Ciel, qui lui avait envoyé son ange pour lui ouvrir les portes du paradis (1).

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