DEVOIRS D'UNE FEMME CHRÉTIENNE ENVERS SON MARI
Saint Augustin ayant été consulté par Edicia sur la manière dont elle devait se comporter envers son époux, voici quelle fut
(i) Duranton, t. n, p. 176.
(2) Exposition raisonnée des dogmes et de la morale du chrtstïa* nisme, par l'abbé Barran, t. m, p. 392.
8a réponse : « Vous êtes oblige'e de vous conformer, par condescendance, à l'humeur de votre mari, quelque difficile qu'elle soit, non- seulement dans les devoirs essentiels, mais même dans les choses indifférentes; vous ne devez point porter d'habits qui lui déplaisent, mais vous souvenir que l'humilité n'est point incompatible, avec de riches habillements auxquels le cceur n'est point attaché, et qui, d'ailleurs, n'ont rien de contraire à la modestie recommandée par l'apôtre. Suivez sa volonté dans les choses raisonnables, par rapport à l'éducation de vos enfants, dont vous devez môme lui laisser le soin, b'il le désire. Efforcez-vous de gagner sa confiance par la douceur, et employez tous les moyens qui dépendent de vous, et surtout la prière, pour le retirer de ses désordres. Priez pour lui du fond du cœur. Les larmes que l'on verse dans la prière sont, pour ainsi dire, le sang d'un cœur percé de douleur. »
BEAU TRAIT fjfe, PRXDENCE.
En 1836, Mlle S. B. était sur le point de faire un mariage très-riche et très-brillant, lorsqu'elle apprit que celui qu'elle devait épouser, non-seulement n'approchait point des sacrements, mais se permettait encore, en maintes rencontres, des plaisanteries et des sarcasmes contre la religion. Aussitôt elle déclara à sa famille que le mariage n'aurait pas lieu; elle se hâta de renvoyer tous les bijoux qu'elle avait reçus, et toutes les représentations qu'on lui fit ne purent la faire changer de résolution. Depuis, elle a épousé un homme peu fortuné, mais plein de piété et de délicatesse, avec lequel elle coule les jours les plus heureux.