‹ Explication historique, dogmatique, morale, liturgique et canonique du catéchismeChapitre 96 sur 139 · LES ABYSSINS · texte numérisé non relu

LES ABYSSINS

Les Abyssins, peuple de l'Afrique, qui sont eutychiens (2), reconnaissent que le mariage est un sacrement. Voici comment un auteur décrit la célébration d'un mariage auquel il assista, et qui fut faite par l'abana ou métropolitain : « L'époux et l'épouse étaient à la porte de l'église, où l'on avait préparé une espèce de lit; l'abana les fit asseoir dessus; il fit la procession autour d'eux, avec la croix et l'encensoir; ensuite il imposa les mains sur leurs têtes, et leur dit que, comme aujourd'hui ils ne devenaient plus qu'une même chair, ils ne devaient plus avoir qu'un même cœur et une même volonté; et leur ayant fait un petit discours conformément à ces paroles, il alla "dire la messe, où l'époux et l'épouse assistèrent; ensuite il leur donna la bénédiction nuptiale (3). »

MMB GEOFFROY.

Geoffroy, célèbre critique, mort en 1814, après avoir combattu avec autant de talent que d'énergie, pendant deux ans, les excès de la Révolution, fut obligé de se cacher en 1792. On vint pour l'arrêter, on interrogea sa femme sur le lieu de sa retraite, elle refusa de répondre et fut incarcérée à la Force.

(1) Vie de S. Taraise, 25 février.

(2) Voir ce mot à la table des matières.

(3) P biquet, art. Abyssins.

Amenée, le 2 septembre, devant les bourreaux qui présidaient au massacre des prisons, et sommée de nouveau par eux de révéler /e séjour qui recelait son mari, Mme Geoffroy, ies pieds nageant dans le sang et menacée de partager le sort des victimes dont elle était entourée, persista dans sa courageuse réticence. Cette intrépidité, qui semblait devoir assurer sa perte, lui sauva la vie. Elle fut renvoyée chez elle; son mari ne fut plus l'objet d'aucune perquisition, et il demeura tranquille et ignore dans le village qui lui servait d'asile (1).

Page 1