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c L'expérienoe a moDiré, dH M, Tabbé Louberi (4), que le f plus soQveDi rindivido m^nétisé est plus moral plus i raisonnable, plus religieux... Il D*est pas rare de voir up i somnambule qui n*a pas, dans Tétai de veille, de sentic ments religieux» en avoir de très profonds en somnam- I bulisme et prier Dieu avec ferveur. » Ces dernières par» rôles ont assez de poids pour faire incliner vers la tolérance du magnélisme, aux conîditions et avec les précaulions dont DOQS avons parié (2).
D. Le magnétisme n*eil'H pas de nature à compromettre la r^- %}Ofi?-*R. Non, en auiMine manière.
BiPLiCÀTioif . — Quelques incrédules ont voulu expliquer, par le magnétisme, les prédictions des prophètes et les mi* racles de Jésus-Christ et des apôtres, a Quand les megnéti* sears auront produit des Isaïe, des Jérémie, des Daniel, des Ezéchiel, des David» etc. ; quand ils auront guéri des aveugb-nés, rendu l'homme capable de marcher sur les flots, ressuscité les morts, découvert des événements qui ne doivent arriver qu'après une révohition de plusieurs siècles, les théologiens pourront commencer à discuter; en attendant, ib peuvent demeurer en paix, et la religion ne court aucun <laDger; » ainsi s'exprime H. l'abbé Maupied (3). Avant hii, Monseigneur Glausel de Montais, évèque de Chartres, avait dit dans des termes presques identiques : « Le magnétisme ne se pique point, que je sache, de guérir des aveugles-nés, de rendre Thomme capable de marcher sur les
(1) Auteur de Tonvrage intitulé : Le Magné^sme devant les corps *Wûnf*, la cour de Rome et les théologiens^ i vol. in-8».
(S) < On s'abstient à Rome de toute discussion au fond. Que devons- UHU fftire? nons abstenir également... Ne |ioint eonseiller le magnétisme, mais anssl ne point 1er condamner, tandis que nous n*y verrons pu pins clair, pourvu qu*il ne se passe rien de contraire aux stricte» ^les de la bienséance chrétienne. » Mgr Bouvier, évêque du Mans; ^^irculaire en date da 6 janvier 1848.
(I) Rewe d'Anthropologie catholique, numéro du 15 janvier 4847.
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flots, de resaoBoUfer les morts, de découvrir des évèaemeot&.M ^^- (0* Que. pourraU-oD, dès lors, eo ocoolure contre leohrisUaDisoie ? Les iinilations qu'oas vouhi faire, au moyen da Buagoéttsaw, des grandes merveilles qui lui servent de base, sont teilemoit paériles qa'il Cwidrait avoir mie foi l>ien pusillanime pour s^en alarmer.
s=D. Ceux qui consultent les devins et les magicletis pèchenl-tls par superstition^ — R. Oui, et l'Eglhsc a toujours défendu de recourir au devins et aux magiciens.
ËxPLicATioif . -*- On entend par devin un homme qui a le don, le talent ou lart de prédire les événements futurs, et de découvrir les choses cachées.
Le nom de devin y d'après les idées assez généralement reçues parmi les gens de la campagne, se prend ordinairement en bonne part ; tandis que celui de magicien ou sor^ cier se prend presqpe toujours en mauvaise part. Le devm est en quelque sorte Tanlagouiste du sorcier. On s adresse au devin pour être délivré des sorts lancés par le sorcier, pouf échapper à un danger imminent, retrouver une chose perdue, connaître fauteur d*un vol, recouvrer la santé, etc.
On entend par magicien un homme qui a le don, le talent 011 lart d opérer, par des moyens occultçs, des effets surprenants et merveilleux , el Tart qu'il exerce s'appelle magie.
On distingue deux sortes de magie , la magie blanche ou naturelle, et la magie noire ou diabolique. La magie blanche consiste à produire des effets extraordinaires et mer* veilleux , soit par adresse , soit par une connaissance profonde des lois de la nature et des principes de la physique. La magie noire consiste à faire des choses étonnantes et surhumaines par suite d'un pacte, d'une convention expresse ou tacite «veale démon. U y a pacte exprès, formel, positif avec le démon , Iprsqu'en Ilnvoquant ou le foisani
(3) La Religion prouvée par la Révolution, par H. Glausel de Montais, pag. 7«^
ioiroquer par ud de ses aCSdés , on lui promet d*êire à lui etdesoiviw ses iQspirdUeDS. Le paote e^t implicile ou taoite, torsqoe, sans iovoquer le démon et sans lui rien promettre, OB emploi, dans l*eapéranee de réussir, certains moyens qoe 1*00 sait o avoir aucune vertu^ ni naturelle, ni surna- Uarelle, pour produire ou obtenir les effets qu on en attend. On ^t censé, dés lors, attendre ces effets du démon ; on luet en lui sa confiance, on lui rend une espèce de culte ; oe qui, de sa nature, est un très grand péché. Les magiciens, e'est-à-dtre ceux qui sont supposés a voir fait un pacte, une eoDvention avec le démon , sont aussi appelés sorciers ; et eoinme leur art se porte ordinairement ^u mal, il prend alors la nom de maléfice, et ceux qui Texercent rappellent maléficiers. Le miMfice, par conséquent, est lart de nuire aux homiDea ou aux. animaux par la puissance du démon ; c'est ce qu*on appelle vulgairement je^er des sorts. Le sort ooQsiate ^ns quelques paroles magiques lancées contre quelqu'un dans rintenlion de le faire souffrir, ou de lui eaoser quelque dommage; les sorciers se servent aussi dit-on, de certaïQS caractères, de certaines drogues. On distingue ordioairement trois sortes de maléfices: le premier, appelé charme, coopte à endoruiir les hommes ou les animaux , afio de pouvoir commettre impunément quelque crime ; le second^ appelé philtre y consiste a provoquer une passion hmteuse.et crimÂneUe; le troisième consiste à nuire au procfaaÎB dans sa personne ou dans se» biens; on emploie, dans ces trois aortes de maléfices , des moyens qui n'ont aoeune proportion avec les effets qu'on prétend obtenir, lesquels effets ne peuvent, dès lors, avoir lieu que par riotennenlioci <1« ilémoa.
Quli y ait eu et qu'il puisse y avoir encore des devins » e*e^ ce qu'il nous parait impossible de révoquer en doute. L'Bcriture sainte, daos une foule de passages , le suppose évidemmeoL Le Seigœur, au livre du Deutéronome (4)»
(1) Deut., XVIII, !o,ia.
défend expressément de consulter les devins: « Qu'il ne « se trouve personne parmi vous qui consulte les davins« « ou qui olràerve les songes ; car Dieu a en aboniinatioD « toutes ces choses. » Tertullien, Origéne, saint AœtMroise, saint Augustin , s^efTorcent dans leurs ouvrages de faire comprendre aux chrétiens qu1l ne sauraient , sans se reo* dre coupables , avoir recours aux devins. Sixte V, dans sa bulle Cœliet terrœ Creator, du 4 5 janvier 4586, cendamna formellement les devins et ceux qui les consultent. La même condamnation a été portée par un grand nombre de con* ciles, et en particulier par celui de Toulouse, en 4590» par celui de Matines, en 4 607, etc. Et pourquoi une pareille oon» damnation, pourquoi cette défense de consulter les devins? sinon parce que ceux-ci employant ou conseillant des moyens qui ne peuvent naturellement produire les effets qu'on en attend, y mettre sa confiance , c'est faire par là même un pacte implicite avec le démon ; ce qui est, en aoi, un péché mortel.
Il y a eu, et il peut y avoir encore des devins ; mais sur mille , sur cent mille qui ont la réputation de l'être ou qui veulent se faire passer pour tels, en est-il un seul qui le soit dans la réalité? nous ne voudrions pas l'affirmer. Tous ces prétendus devins dont fourmillent les bourgs et les hameaux sont autant de fourbes, d'imposteurs et d'infâmes qui ga* gnent leur vie à tromper les hommes; et on a eu grandement raison de donner la définition suivante : ck mvin m