COMBIEN IL EST UTILE D*INVOQUER LES SAINTS
La giDriettse Tier|^ Rosalie a toujours protégé d'une manière s^éciate la viHk de Palerme, qui a Je bonlieur de posséder ses reliques. Ëlteûl cesser, te 15 Juillet 1629, la maladie contagieuse qui k désolait, lorsqu'à cette époque on découvrit le lieu où son corps avait été ensevePi. À peine ce corps eul-il été porté autour de la ville, que la contagion disparut entièrement. En 1837, àfapproehe du 15 juillet, jour consacré par celte vilte ^ Pheareuse <îomm€moration de celte grâce signalée et <rur est fêlé« avec tme «dévotion particulière, hi gl«riettse«flanie obtint de ôieti la grâoe de laire cesser le choléra, ée telle manière que la mortalité s*m*rêta eotièreaeat à d^er de «e moment; il moucaii aii(iarav«iit seiie tents personnes par jour {^.
BEL EXEMPLE DE COMIAIVCE EN VAHIE.
Monseigneur Pévêque de Terdun riy)porte que^ dans son premier voyage à Rome, il fut témoin d^un trait bien touchant. Deux hommes du peupte se prirent de querelle dans un cabaret ; la quewlle s'élant échauffée, l'un d'eux se saisit d'un conteau qui était
catholicœ de cultu sanctorum dùctrina^ ovctore fiannc JL Sailer , 1vol. in-K MoDwMî, 1797.
(1) E. Bore; Mémoires d'un voyageur en Orient
P) V Univers^ li^ du 18 ao6t 1887.
sur la table, et s^apprèta à en frapper çon compagnon qui se hâta de fuir. Poursuivi et prêt d'être atteint» il aperçoit une madone (une statue de la sainte vierge) et se place au dessous, en disant à son terrible adversaire : Auras-tu le courage de me frapper sous les yeux de noire mère ! et le poignard tomba de la main qui sVn était armée. Quelle foi ! quelle conûance ! liais aussi quel empire et quelle protection (1) !
liEÇOIV X.
DO GULTB DBS BBLIQUB8.
D. Que faut-il entendre par reliques d'un saint ? — R. H faut entendre, par reliques d^ua saint, ce qui reste de lui après sa mort.
Explication. — Le corps que Tâme laisse sur la terre , lorsqu'elle s*en sépare pour aller paraître devant Dieu , et qu*0Q appelle sa dépouille mortelle , prend le nom de reliques , lorsque le défunt a été mis par TEglise au rang des saints. Le titre de reliques ne convient pas seulement au corps entier d'un saint, mais encore à toutes les parties de ce même corps , quelque petites qu'elles soient , pourvu qu'on puisse les voir. Ainsi la tête, les bras, les jambes, les pieds, les mains, les os, la chair, les dénis, les ongles, les cheveux, les cendres, la poussière même dans laquelle une partie du corps a été réduite, sont autant de reliques (2). 11 faut dire la même chose des émanations miraculeuses , racontées par des historiens dignes de foi , de certains ôorps saints ou de leurs ossements desséchés (3).
Dans un sens moins strict , on donne aussi le nom de reliques aux objets qui oui été à Tusage d'un saint pendant qu'il était sur la terre, et qui , selon le sentiment commun
(1) Revue Catholique, n® du 16 juin 1842.
(2) Schmalzgrueber, tom. ui, part, ni, pag. 566. — Bciffenstuel, tom. I, part, n, pag. 716.
(8) Mgr Bouvier; Instruction sur les Reliques , pag. 7.
des fidèles , ont contracté une sprte de communication à la sainletédeson corps. Tels sont les vêtements qu'il a portés, les linges et les meubles dont il a usé, la cellule qu*il a habitée, le siège sur lequel il s'est assis , sa discipline , son cilice, les instruments de son supplice , etc. (4).
Enfin , dans un sens encore plus large, on appelle reliques les divers objets qui ont touché au corps d*un saint ou à des reliques, ou qu'on a déposés sur son sépulcre, comme linges, mouchoirs, fleurs. On rapporte à cette dernière espèce de reliques le suaire qui a enveloppé le corps d'un saint, et le cercueil où il a été déposé.
D. En combien de classes se divisent Us reliques des saints ? — R. Les reliques des saints se divisent en trois classes, les insigoes, les notables et les minimes.
Explication.— Les reliques insignes sont, d'après une définition de la Sacrée Congrégation des Rites, du 8 avril 4 623, le corps entier d'un saint, ou un membre entier, comme la tête, un bras, une jambe, ou la partie sur laquelle un martyr a souffert , pourvu qu'elle soit notable , entière et approuvée par l'Ordinaire (2). La même congrégation décida, le 3 juin 4662, que l'os du devant delà jambe, wppelé tibia, n'était pas une relique insigne.
Les liturgistes (3) désignent comme reliques notables une partie entière du corps qui n*est pas un membre , comme une côte , une mâchoire , un fragment considérable d'une partie importante, de la tète, par exemple, d'un bras, d'une jambe, etc. Quelques auteurs, entre autres Gavalieri (4), ne regardent pas un doigt comme une relique notable. La tête, un bras ou une jambe mutilés cessent d'être des reliques insignes et ne sont plus que des reliques notables, à moins qu'on ne trouve le moyen de rattacher les parties enlevées
(1) Reiffenstuel, Engel, etc.
{%) GardeUini, tom. i, pag. ies, 2f 1 et 247.
(S) Entre autres Ga?aUeri, tom. i, pag. 120 et saiv.
(4) GaTalieris tom. i, pag. 165, 211 et 247.
à la partie principale, de maaière à oe faire qu'tio tout : ainsi Ta décidé la Sacrée Congrégation des Rites, le 3 décembre 4672 (4).
Les reliques qu on appelle minimes sont de très petites parties du corps d*un saint, comme une dent, un ongle, etc. « ou bien des parcelles de reliques insignes ou notables , comme celles qui sont renfermées dans les médaillons oa autres petits reliquaires propres k être suspendus au oou des personnes pieuses. La poussif et la cendre qui proviennent du corps d'un saint ou de reliques brûlées , sont aussi regardées comme des parodies, à nK)ins que la quantité ne soit considérable (2).
D. Dans quelle cla9se de reliques se trouvent comprises les retiques de Notre Seigneur et de la sainte Vierge^ — R. Dans la classe des reliques insignes.
Explication. — Outre le saint sang de Jésus<Christ que la ville de Bruges , en Belgique, a le bonheur de posséder, on conserve la robe de ce divin sauveur, son suaire et ks divers instruments de sa passion. De même on conserve des cheveux de la sainte Vierge , sa ceinture , son voile , ete. Toutœ ces reliques sont réputées insignes, les unes à raison de leur valeur intrinsèque, les autres à raison de la dignitéi et de rexcellence de Jésus-Christ et de sa sainte Hère (3). Il n*en est pas de même des otjets qui ont été à l'usage deis saints ; quelque considérables qu'ils aoient, ils m sont point réputés reliques insignes (4).
9 D. Est4t permis ithonorer Us reliqmot iUs mmU? — R. Oui, parce que l^rs corps oui été tes tea|^ da SaiiM^it, «t qttlls. doÎYeot un jour ressusciter glorieux. .
Explication. — « Les fidèles, dit le saint concile de Truste,
(1) Apud Gardellini, tom. ii, pag. 168.
(2) Pro exiguis haberi debent pulvis et ciaerti^ msi cum fitipsi acer* vum faciunt. Guyetus , Heortidogiûj fftfr* 7S.
(3) Gavalieri, tom* i, ^%. 164.-5. C. R. S. hjf* iS2S.
€ doiveai porler respeci aux corps saints des martyrs ei des € autres saÎDls qui vivent avec Jésus-Christ,... et ceux qui € sootienoeDl<|u*on ne doit point d*bonneur ni de vénératioD c aux reliques des saints, ou que c'est inutilement que les c fidèles leur portent respect, ainsi qu'aux antres monu* c menissacrés, doivent être condamnés, comme TEgiise les < a déjà autrefois condamnésj et comme elle les condamne c encore maintenant (1). » La raison que donne le même concile (i) est que « les corps des saints ont été les membres c vivants de Jésus-Christ et le temple du Saint-Esprit ; c qu'ils doivent ressusciter un jour pour la vie étemelle, et c que Dieu nous accordant beaucoup de grâces par leur c moyen, !1 fait bien voir par là combien le culte que nous c leur rendons est agréable à ses yeux. >
Dans les beaux jours de l'Eglise naissante, les fidèles appliquaientaux malades les mouchoirs et les linges qui avaient touché le corps de saint Paul, et aussitôt les malades étaient guéris. Si Dieu a pu donner à de simples linges, qui avaient touché le corps d^un saint, la vertu de produire des effets supérieurs aux lois de la nature, ne peut-il pas donner la même efficacité aux corps mêmes des martyrs et des autres saints? Et non seulement il le peut, mais il Va fait. Dans tous les temps, des faveurs extraordinaires ont été obtenues, des miracles éclatants ont été opérés par les reliques des saints ; rhi^ire de l'Eglise et les saints Pérei en rapportent «u grand nombre dont lauthentieilé ne saurait être révoquée en doute. Saint Ambroise, après avoir raconté comment il découvrit les reliques de sakU Gervais atile saint Pr4>taiB, et les lK>nneurs qu*il leur rendit, parle de plusieurs prodiges qui s'opérèrent dans cette cireenstanoe (3). Saint Augustin parie, dans un de ses ou veagcn, de ta découverte des reliques de saîDtJStienne et des miraclesqui se firent à leur
(!) Conc. Trid. 'Scss. trr.
(S) Ib(d,
(8) Epist. XXII.
occasioD (!]. La même chose seêi renouvelée de «ode eo siècle, et pour aiusi dire d'anûée en année ; en sorte qu'on peut dire que, si la vénération des reliques des saints était une erreur , ce serait Dieu lui-même qui nous y aurait constamment induits.
D. Le culte des reliques ne tend-il pas^ de sa nature^ à nous rendre meilleurs ? — R. Cela est certain.
Explication. — Le culte des reliques ne peut manquer de plaire è Dieu, parce qu*il tend, de sa nature, à nous rendre meilleurs. En apercevant les reliques des saints, en approchant de leurs dépouilles mortelles, en y appliquant nos lèvres, un respect religieux s^empare de nos sens. Le souvenir des vertus qu'ils pratiquèrent, du bien qu'ils firent, se retrace vivement à notre esprit ; il sort de leurs tombeaux comme une voix secrète qui nous invite h les admirer, à les imiter. Ces pieds, nous dit cette voix, marchèrent constamment dans les sentiers de la justice ; ces mains furent toujours innocentes et pures ; celte bouche ne s'ouvrit que pour louer Dieu ou bénir les hommes et les porter au bien ; ces membres ne prêtèrent leur ministère qu'à la vertu, qu*à la charité : telle a été la conduite des saints ; c'est ainsi qu'ils ont mérité un poids éternel de gloire; imitez-les, marchez sur leurs traces, et vous parviendrez à la même félicité.
D. Quelles reliques peut-on exposer à la vénération des fidèles ? — R. 11 o*est permis d^ex poser à la vénération des Gdèles que les reliques des saints dont rauthenticilé a été reconnue par Tévéque.
Explication. — Il n'est pas permis d'honorer d*un culte public les reliques des personnages morts en odeur de saiu* teté, mais qui n ont été ni canonisés ni béatifiés par TEglise; on peut, tout au plus, les honorer d'iin culte privé.
On ne doit exposer à la vénération des fidèles aucune relique dont l'authenticité n'est pas suffisamment constatée, et, selon Gardellini, des reliques douteuses ne peuvent être
(1) Gonf., 1U>. IX, cap. vu, vfi 16.
roiyet d'tm coite religieux (4). C'est à l'évéque i vérifier les titres d'aotheoticilé qui doivent accompagner les reliques qu'on veut faire honorer d'un culte public ; c'est à lui qu'il appartient de fermer et de sceller les reliquaires qui les renferment. La fracture du sceau, la perte des litres et l'absence de toute preuve d'authenticité, ne permettraient pas à l'Ordinaire, c'est-à-dîre à l'évèque, d'autoriser l'exposilioD des reliques On ne doit pas, sans le visa de Tévêque, saos son autorisation, exposer à la vénération publique des reliques même revêtues de tous les caractères d'authenticité. Toutes ces précautions ont paru nécessaires, pour empêcher les fidèles d'être trompés dans l'hommage religieux qu'ils rendent aux reliques. — Aucune relique exposée à la vénération publique ne doit être placée sur le tabernacle dans lequel réside le Saint- Sacrement, ni à l'autel où le Saint-Sacrement est lui-même exposé (2). L'Eglise le veut ainsi, afin que l'attention des fidèles ne soit pas détournée de l'objet principal par des objets accessoires. D'où il s'ensuit que, si des reliques étaient exposées à un autel où va se faire l'exposition du Saint- Sacrement, on devrait les en retirer (3). Cependant, si les reliquaires étaient placés à un autel, d'une manière fixe, il ne serait pas nécessaire de les en ôter, quoique le Saint-Sacrement dût y être exposé.
Celui qui n'aurait aucun doute sqr raulhenticilé d'une relique, parce qu'il l'aurait reçue, par exemple, d'un personnage grave et digne de foi, pourrait, avant toute approbation deFévèque, l'honorer d'un culte privé [i].
D. Esi-il permis de porter en procession Us reliques des saints ? ^ — R. Oui, avec la permission de l'évèque*
(1) Gardellini, tom. vi, pa^. 58*54. On trouve à la mâme page une dédsioà de la Sacrée Congrégation des Rites, qui défend d'exposer à la Ténération des fidèles des reliques dont Tauthenticité n'est pas certaine.
(2) GardeUini, totn. vi, part. 11, pag. 26-27.
(3) Mgr Bouvier; Instruction sur les Reliques.
(4) Reitfenstuel, Engel, Scbmalzgrueber, etc.
— ut —
BxptiGATioH. •— C'est à révâqoe qu*il appartienl de fêké, ou par Iai«ni6iii0, oo par son délégué ^ la Iranglation des reliques des saints.
On peut, aTec sa penmssioQ, porter en prœessîon, à certaines solennités, les reliques dont Ha reconnu Faulbeo* tîetté. liais il n'est pas permis de les porter sous le dais (4); ainsi Ta décidé la (Congrégation des Hites, le 23 mars 4686, afin de faire comprendre aux fidèles qu'il y a une grande différence entre les reliques et le Saint-Sacrement. Le 37 mai 4 826, la même Congrégation a rendu un décret sur le même sujet. D*après ce décret , que le Pape Léon XII a approuvé et confirmé, et dont il a ordonné la promulgation, il peut être toléré et permis de porter sous le dais les reliques de la vraie croix et les autres instruments de la passion de Notre -Seigneur * mais il est absolument défendu de rendre le même honneur aux reliques des saints (t).
D. Les simples fidèles ont-Us le droit de porter sur eux et de garder dans leufs maisons les reliques des saints ? — R. Les simples fidèles peuvent porter sur eux ou garder dans leurs maisons les reliques minimes.
ExPLiCATioN. — Les personnes pieusi^s qui possèdent des reliques authentiques feraient mieux peut-être de les placer dans leur oratoire et de les y vénérer ; il ne leur est pas défendu , toutefois , de les porter suspendues à leur cou , comme cela se pratique généralement. Il ne s*dgit ici que des reliques minimes; les reliques insignes ou notables ne doivent point être gardées dans les maisons des laïques , ni même dans Tintérieur des monastères, maïs elles doivent être déposées dans les églises (3).
(1) Reliqcdk saoctorani quse de&r nntur ia processi(Hiibu8 per civitates et oppida, non debent dtferri sub baldachino. S. C. R. SS mart. 1686.
(2) Gardellini, tom. vu, pag. 243-244.— Nous citerons une partie de ce décret, lorsque nous parlerons du culte de la croix.
(3) Giraldi, pag. 417. — Moniales S. Gatbarin» terwe S. Gemini ordinis S. Clarse, licentiam petierunt retinendi corpus S. Antonini martyrîs
0. Peut-on réciter C office et dire la messe d'un saint dont on possède une relique? — R. Oo le peat, à certaines condilions^ et avec l'autorisation expresse de TEglise.
Explication. — « il faut, dit un coDcile de Tours tenu sous le Pape Nicolas I*', célébrer la fêle des saints dont on possède 1^ corps, et leur payer, dans les églises où ils sont conservés, le tribut de vénération qui leur est dû (4). » — L' Eglise n'autorise à réciter Toffice et à dire la messe d'un saint dont on possède une relique, que lorsqu'il s'agit d*un saint canonisé ; c'est à Tévêque qu'il appartient de donner Vautorisation. Si la relique était celle d'un bienheureux, on ne pourrait réciter Toffice ni dire la messe de ce bienheureux sans une concession spéciale du souverain Pontife. En second lieu, TEglise n'accorde l'autorisation dont nous venons de parler que lorsque la relique est insigne (2). La raison pour laquelle elle agit ainsi, c'est afin de rendre plus solennel le culte du saint dont on célèb^ la fête, et d'y attirer un plus grand concours de fidèles; ce qui n'aurait pas lieu , si le même office était célébré dans toutes les églises qui possèdent quelques parcelles des reliques de ce môme saint.
Lorsque Tévèque doit consacrer un autel fixe, on chante, la veille de la cérémonie, matines et laudes devant les reliques des saints qui doivent être placées dans l'autel, quoique, presque toujours, ces reliques ne soient pas insignes (3).
in oratorio , quod intra claustra monasterii constructum reperitur. — S. C. H. Inhœrendo decretis Congregaiionis S. Concilii, quitus eautum reperitur, ne asserventur reliquiœ sanctorum in monarteriiSy sed in exterioria ecelesiœ^ adpetiia négative respondit, die 17 april. 1660.
(1) ˣiud Cavalieri, tom. i, pag. 144.
[i) De sancto cujus insignis reliquia habetur, fieri potest ofïïcium duplex minus in ejus festo. S. C. R. 23 nov. 1608. Apud Gavalieri, toro. i, pag. 143. — Duplex officium est instituendum de sancto, cujus habetur iasignis reliqnia, obi asserratur. S. G. R. 8 jun. 1617. — De insigni reliquia officium est solùm recitandum in ecclesia obi asservatur. S. C. R. lî maii 1618.
(3) Gelebrentur vigilise cum matutino, laudibus, hymnis, canticis de
— 4U — TRAIT HISTORIQUE
VBRTDDE8 RELIQUES*
Une cruelle maladie, appelée des ardents, ravagea la capitale de la France en il 29, sous le règue de Louis-le-Gros. Un feu iatérieur coDsumait les entrailles des victimes de ce fléau destructeur; Tart des médecins était vaincu par la violence du mal. En vain Etienne, évéquedeParis^ prélat d'une éminenle sainteté, ordonna des jeûnes et des prières : Dieu paraissait inflexible. Enfin, on fil une procession solennelle, où l'on porta lâchasse de sainte Geneviève à là cathédrale. Au moment où elle franchit le seuil de TEglise^ tous les malades recouvrèrent à l'instant la santé, k l'exception de trois qui, peut-être, avaient manqué de foi, ou que Dieu, dans ses desseins de miséricorde, voulut sanctifier par une plus rude épreuve. Le Pape Innocent H consacra le souvenir de cet événement par une fête que TEglise célèbre le 26 novembre, sous le nom de Sainte^ Geneviève-deS'Ardents (i).