‹ Explication Historique, Dogmatique, Morale, Liturgique et Canonique du Catechisme avec la reponse aux principales objections tirées des sciences contre la religionChapitre 30 sur 114 · DU CULTE DES IMAGES · texte numérisé non relu

DU CULTE DES IMAGES

D. Que faut-il entendre par images ? — R. Il faut entendre, par images, la représentation en sculpture ou en peinture, en gravure ou en dessin, de la Sainte Trinité, de Jésus-€hrist, des Anges, de la sainte Vierge, des Saints ou de quelque trait de leur vie.

Explication. —Nous avons déjà eu occasion de dire sous quelle forme on représente les trois personnes de la sainte Trinité et les saints Anges (2).

On représente le plus ordinairement Jé^us-Christ attaché à la croix , ou bien faisant la cène avec ses disciples. Oo représente le plus ordinairement la sainteVierge foulant sous

commun!, cum simili oratione de communi, sine nomine expresse, quia non sunt partes ofQcii diei. S. G. R. 14 jun. 1845.

(1) Via de sainte Geneviève, 4 janv,

(3) Tom. I, leçons m et v.

ses pieds le serpent infernal et ayant sur la tète une couronne de douze étoiles , ou portant dans ses bras Tenfan^ Jésus. Ce fut après la condamnation de Nestorius, qui niait que Marie fût mère de Dieu, que s'introduisit, dans TEglise occidentale, aussi bien que dans TEglise orientale , la coutome de représenter la sainte Vierge, le Christ enfant dans les bras, pour marquer qu'on Thonorait comme mère de cet enfant, et qu'ainsi elle était mère de Dieu : car être mère de tout autre fils ne donnerait pas de titre à un culte (4). Enfin, on représente les saints avec un cercle de lumière autour de la tète (ce cercle de lumière est appelé nimbe], et le front ceint d'un diadème. On y ajoute souvent quelque attribut propre à nous rappeler telle vertu qu'ils pratiquèrent dans un degré plus éminent, le genre de mort qu'ils ont souffert, les grâces particulières qui ont été obtenues par leur intercession (2). Par exemiple, on représente saint Laurent avec un gril qui fut Tinstrument de son martyre ; saint Antoine avec une clochette à la main, signe de sa grande vigilance, et avec un pourceau à ses pieds, pour signifier qu'il triompha de la luxure dont cet animal im« monde est le symbole (3) •

On peint et on sculpte de la même manière les images des saints qui sont simplement béatifiés , et non encore cano* nisés ; mais on ne leur met pas de diadème (i).

On voit aussi dans les élises et dans les oratoires un grand nombre de tableaux représentant quelques traits particuliers de la vie des saints, quelque mystère de notre

(1) Histoire du Concile de Trente, par le cardinal PaUayicini, tom. II, pag. 167.

(2) Molanus, dans son admirable Histoire des saintes Images, entre à ce sojet dans les détails les plos intéressants.

(3) Gorsetti, pag. 410.

(4) Imagines beatorum pingi, ornarique possmit laureolis , radiis et splendoribus, non autem diademate. S. G. R. ^9 feb. 1638; ab Aleiandrp yil confirm. et rnrsus a Bénédicte XIV, 6 sept. 1744.

Seigneur ei de la samte Vierge, coDme rannoooîatîoD^ rasceDSîon , TassompUon.

Les plus aDcieunes images dont parlent les hislorieD& sont celle de Jésus-Christ, qui fut, dit-ou, sculptée par Nico^ déiDe, et celle de ia saiotç Vierge^ attribuée à saint Luc (4 } .

=D. EstM permis d^honorer les images de Jésus-Christ, de ta sainte Vierge et des saints ? — R. Oui, et cette pratique a toujours été en usage dans l'Eglise.

Explication. — Tertulfien , qui vivait au ii* siècle, nous apprend que Ton représentait sur les calices la parabole de la brebis égarée, avec Jésus-Christ sous la forme du bon pasteur qui la charge sur ses épaules (2) ; preuve évidente que les images ont été en usage dès la pluà haute antiquité, et qu'elles étaient, pour les premiers chrétiens, un objet de culte. — <cNous devons, dit saint Jean Damascène» honorer « les saints comme étant les amis de Dieu, les enfants et les « héritiers de Jésus-Christ; parce qu'ils sont nos protec- <^ teurs et nos intercesseurs auprès de Dieu ; bâtir des « temples en leur honneur, célébrer leur mémoire par le a chant des psaumes et des cantiques spirituels, leur ériger a des statues et conserver leurs images (3). » — Un grand nombre de Pères s'expriment d'une manière non moins formelle sur la légithnité du culte des images. Les hérétiques des temps modernes font grand bruit, il est vrai, d\in canon du concile d'Ëlvire, portant défense d'orner de peintures les murailles des ^tses. C'est qu'alors on craignait, avec raison, que, dans le cas d'une persécution soudaine, on ne pût soustraire à Timpiété des idolâtres les saintes images qui seraient inhérentes aux murs, et demeureraient expo* sées à la profanation. La doctrine constante de l'Eglise à ce sujet justifie pleinement cette explication (4)«

(1) Molanus; hist. SS. imaginum, pag. 46-50.

(2) TertuL dapodidt., cap. vn.

(S) & Joan. Damasc apud GmiOoa, iomu xnn, pag. 450.

(4} Bibliothèque choisie d^s Pères de CMglisey lom, XIX, pag. 4M.

D, ^yu-i-Upas eu dei hérétiques gui se sont élevés contre te (uUe iks saitUes images ? — » R . Oui, aa tii* siècle smrlout et au ym% il y a eu des hérétiques qui se sont élevés co&tre le cuite d«s saiDl&i images, et il y en aeocore de oos jours.

ËXKicATioii. — Aa vn* siècle, des? barbares couvrirent desang et de ruines les plus belîes proviDces, lant de rOrîent que de rOccident. Leur baioe brutale contre les saintes images les poursuivit dans les temples, sur les monuments, au sein des asiles pieux où elles étaîeiU révérées. Le feu eC bSamœe dévorèrent ce que le glaive avait épargné. On donna a ces barbares le nom d'Iconoclastes, de deuK mots grecs qui signifient imetir^ d*images^ elxc&v image, xXaoè je brise. — Au xvf siècle, les disciples de Lutber et de Calvin s'élevèrent aussi contre le culte des saintes images, et de nos jours encore le protestautisme tourne en dérision les hofïiinages que nous leur rendons.

L'hérésie des iconoclastes fut vivement combattue par plusieurs saints docteurs, et entre autres par saint Jean Damascène» dont nous avons ciié les paroles; par Théodore Slodiie, qui ne craigoit pas de proclamer la foi de TËglise cbrélieune en présence de l'empereur Léoinl' Arménien, dé^ claré en faveur des hérétiques dont tK>us parlons (4) ; par saiot Sopbrone, patriarche de Jérusalem, qui» dans sa Vie de sainte Marie-rEgyptienne, parle du culte des images comme d'une pratique qui remonte jusqu'au berceau de I^lise ; enfin, par le second concile de Nicée qui confondit l'hérésie et la réduisit au silence» Voici les termes du jugetuent solennel que prononcèrent les Pères, réunis au nombre de trois cent soixante-dix-sept ; « Nous décidons que les « images seront exposées non seulement dans les églises, « sur les vases sacrés, sur les ornements, sur les murailles, « mais encore dans les maisons et sur les chemiAS ; car, |du&< < OQ voit dans leurs^ images Jésus^Cbrist notre Seigneur et « les autres saints, plos on se sent porté à penser aux cri*

(1) Apud GiiiUon, tom. XIX, pag. 456.

— U8 — « ginaux et à les honorer. On doit rendre à ces images « te salut et Thonneur, mais non pas le calte de latrie, qui « ne convient qu'à la nature divine. On approchera de ces « images Tencens et le luminaire, comme on a coutume de m faire à lëgard de la croix, de l'Evangile et des autres « choses sacrées, parce que Thonneur de l'image se rapporte « à l'objet qu'elle représente. Telle est la doctrine des Pères « de l'Eglise catholique (4). » Puisondiianalhèmeauxlco- Doclastes(2]. — Ce canon du concile général explique admirablement en quoi consiste le culte des images, et quels sont les honneurs qui leur sont dus.

D. Quels sont les motifs qui ont porté C Eglise à autoriser le cttUe des saintes images ? — R. L*Eglise a autorisé le culte des «aiotes images, à cause des grands avantages que les fidèles peuvent en retirer.

Explication. — L'Eglise a autorisé le culte des saintes images, parce qu'elle en a reconnu la grande utilité. En «ffet, « les histoires des mystères de notre Rédemption , « représentées parla peinture ou d'autre manière, instrui- « sentie peuple en lui rappelant les articles de la foi, et le « maintiennent dans la pratique des'en occuper assidûment. « On retire d'ailleurs un grand profit de toutes les saintes M images, parce qu'elles mettent sous les yeux des fidèles ^ les merveilles que Dieu a opérées par les saints, les « exemples salutaires que les saints nous ont donnés, afîn « que les fidèles en rendent grâces à Dieu, prennent les saints « |:H)ur modèles de leur vie et de leur conduite, et soient M excités à adorer Dieu et à Taimer (3). » — « Les images 4( sont les livres des ignorants ; on les place dans nos

(!) Sacrosancta concilia œcumenica commentariis illustratOy auct. J. Gatalano, tom. Il, pag. 239.

.'(2) GfarisliftDos accuMiitibus, id est imagines coQfrîngentibus, anatl^ema. Uis ^ui non salutaotsanctat et Tenerabiles iconàs, anatliema. His qui appellant sacras imagines idola, aaatbema. Ibid,^ pag. 239.

i»; Conc, Trident., sess. xxv.

« églises, dit sainl Gr^oire-le^rand, afin que ceux qui ne « savent pas lire voient sur les murailles ce qu'ils ne peuvent «apprendre dans les livres (4). > — « Elles peuvent, dit a un pieux et savant évèque (2), servir de livres à ceux qui « sont plus instruits comme à ceux qui le sont moins, parce € qu'elles contribuent à faire naître dans le cœur des uns a et des autres les sentiments cle la vraie piété et d'une sainte c émulation. » Qu*on suppose une suite de saintes images, qui représentent Jésus-Christ naissant dans une étable; adoré par les mages ; présenté à son Père dans le temple de Jérusalem ; conduit par Joseph en Egypte; jeûnant dans (e désert ; instruisant le peuple ; guérissant les malades ; ressuscitant les morts ; transfiguré sur la montagne ; faisant la cène avec 3es apAtres , leur lavant les pieds et instituant la divine eucharistie ; souffrant au jardin des Olives les angoisses d'une cruelle agonie; trahi par Judas; traduit devant les différents tribunaux ; subissant le supplice de la flagellation ; condamnée mort par Pilate ; portant sa croix ; crucifié entre deux voleurs; enseveli et mis dans le tombeau ; ressuscitant glorieux ; apparaissant après sa résurrection ; montant au ciel : ces pieuses représentations ne rappelleront-elles pas une foule de vérités capitales? pourront-elles manquer de faire nattre dans le cœur de tous ceux qui les considéreront attentivement des sentiments d'amour et de reconnaissance pour un Dieu Rédempteur, qui a tant fait et tant souffert afin d'opérer leur salut? — Qu*on suppose de même une autre suite de pieuses images qui repré» sentent des actes de vertus pratiquées par les saints ; saint Pierre pleurant amèrement le malheur qu'il a eu de renoncer Jésus-Christ ; saint Etienne fléchissant les genoux au lieu de son supplice, pour demander la grâce de ses bourreaux, a une multitude d'autres, dont il serait impossible de faire ici rénumération ; ceux qui considéreront ces pieuses images

(1) Apud GuiUon, tom. XXIV, {Mg. ii7.

(S) Mgr Derie, éf éque de Beuéy.

p«urroDl<4l8 s'empêcher <!*àcimîrer les eflol» deta grâce, et ne se seniiroQt-iis pas eu même temps portés à la pratique de la verta^ et iotérieurement pressés ée iravaiHerè mardier sur lesiraees de ces granc^ modèles?

C'est oette citUUé ÎDcootestable des pteuses représentatîoDS et des saintes images qui a déterminé TEgliseè autoriser te culte qu'on leur rend ; et, parce qu'il est impossible de révoquer en doute que Dieu, dans différents siècles, ait opéré des merveilles sur de saintes images, ett par elies, accordé plusieurs faveurs aux hommes , on ne peut s'empêcher de dire, comxDe on la déjà dit des reliqueSi que, si l'usage et la vénération des saintes images étaient une erreur, Dieu hii* même nous y aurait induits.

D. Est-il permis déporter en procession^ sous te dais^ Ces imor ges des saints?^ — R. Cela n'est pas permis.

Explication. — On porte en procession , sous le dais, le Saint-Sacrement, les reliques delà vraie croix et les autres iostruments de la passion du Sauveur (4) ; mais il n'est pas permis de rendre le même honneur aux reliques des saints ni à leurs images, pas même à celles de la sainte Vierge, parce que, quelles que soient sa dignité et ses grandeurs, elle n*est cependant qu'une créature, et, dès lors, on ne doit pas Tbonorer de la même manière qu'on honore Jésus- Christ et les objets qui se rapportent directement à lui. C'est ce qui a été décrété par la Sacrée Congrégation des Rites, la 22 août 47i4 (2), et le 44 avril 4840 (a).

(1) Voir ci-dessus, pag. l4iL

(2) An sacra imago beatae Maris Virginia deferenda sit sub baldacbino?— R. Sacram îmagînem non esse deferendam sub baldachino. Ka declaravît et decrevit S, R. C. die 29 aag. 1744.

(9) Quinn hodiemiis Prior coDgregationis B. Uaritt Virginis de Mèote Garmelo loci Capracotta. diœoesis Tr iiintia. SMioornm SUtuuai Goi^srer gationem instanter rogarit, ut, non obstante Gwrali Decreto prohibente deferri sub baldachino sanctorum imagines, id permitteret de speciali gratia eidem Gongregationi ^éad nmmlacrum ^atn Itoi» eoden iub titulo ; Sacra eadem Congregatio in ordlnario OBts ad VoticaQBm saisi*

' D. Peut-cn placer dans Us églises toutes sortes tf images des saints ? — R. On ne doit placer dans les églises que les images qttf sont oonforœes k rbonnételé, et qui ne présentent rien d^eiUraoriijoaire ni d'un usage noureau*

Explication. — « Dans l'usage des images, dit le saint a concile de Trente, on évitera tout ce qui ne sera pas con- « forme à Thonnéteté; de manière que, dans la peinture et « lomemenl des images , il n'y ait rien de profane ni « d*affecté ;•.. et afin que ces choses s'observent plus exac* « tement, le saint concile ordonne qu'il ne soit permis à « personne de mettre ou faire mettre aucune image extraor- « dinaire et d'un usage nouveau dans aucun lieu ou église, < quelque exempte qu'elle puisse être, sans l'approbation de s révéqae (4). » — C'est sans doute parce que l'image de la sainte Vierge, telle qu'on la représente sur la médaille dite miraculeuse^ est d'un usage nouveau , que le Saint-Siège a déclaré, par l'organe de la Sacrée Congrégation des Rites, (fïU ne convenait pas de la placer à un autel (2). On en a cependant placé une à Rome, dans l'église de Saint- André, en mémoire de la conversion de M. Ratisbonne, laquelle eut lieu dans cette église où la sainte Vierge lui apparut comme on la voit sûr la médaille dont nous venons de parler (3).

D. Qu*esirce qu^une iwutge miraculeuse? — R. C'est une image par laquelle ou devant laquelle Dieu» pour récompenser la foi de ses servlleurs, a fait quelque miracle.

gnata die coadmata» rescribendum censuit : Servetur Générale dècre'tum. Die 2 aprilis 1840. Apnd GardeUini, Um, VIll, pag. 848.

(!) Conc. Trid., sess. xiv.

(2) Yisitator Coagiegatioais aiisaîoiiis prof îiids Neapolitan» SacrorumRitanm Gongregatioiii homilUme supplicavit : ut coUocari valeat icon beat® Maris Virginis conceptionU titulo, sed illa forma effigiata, qnam refert numîsma Pan'sis anno 1830 cuium. — Resp. négative.,,.' penator imago coBceptIenis beat» Jfariœ VSrginis, sed juxta veterem morem expressa, nnsquam Tero ad instar supradicti numismatis. Die 27 augusii 1886. (Apud Gardellini, tom. VIII, pag. S78.)

(8) Yeb tv ce aoiet WM note dm eoiitiiiuateiir de Gardellini, iHn. YIII, pag. «71.

Explication. — Telle est l'imagé de la sainte Viei^ devant laquelle saint François de Saies fut guéri de sa tentation de désespoir, et que Ton conserve encore aujourd'hui, à Paris» dans 1 église de Saint-Thomas-de-Villeneuve (4); telles sont un grand nombre dlmages qui sont à Rome l'objet d'une grande vénération, lesquelles, dans le temps de la révolution de 93, ouvrirent les yeux et versèrent des larmes. Ce fait a été constaté juridiquement (2). Il y a deux ans, au mois dejuin 4 B50, quelque chose de semblable s'opérait à Rimini» dans réglise des religieux du Saint-Sang. Un tableau représentant Marie s'anima tout à coup, matin et soir, au moment de la prière publique ; la Vierge ouvrit les yeux, et les éleva vers le ciel;plus de cent mille personnes furent témoins de ce miracle (3), qui s'est renouvelé depuis plusieurs fois.

=D. il quoi se rapporte le culte que noHs rendant aux images ? — R. Il se rapporte à Tobjet que ces images représentent*

Explication. — Lorsque nous donnons aux saintes images des marques de respect et de vénération , ce n'est point la matière âont elles sont faites, comme l'or, l'argent, la pierre, le plâtre, le bois , la toile ou le papier que nous honorons : mais c'est ce qui est représenté par cette image» L'honneur que nous leur rendons se rapporte aux objets dont elles nous rappellent le souvenir; en sorte que, lorsque nous honorons l'image de Jésus-Christ, c'est Jésus-Christ lui* même que nous honorons ; lorsque nous honorons l'image de la sainte Vierge, de saint Pierre, de saint Paul, de notre saint patron, etc., c'est la sainte Vierge, saint Pierre, saint Paul ou notre saint patron que nous honorons. Et qui serait assez stupide pour mettre sa confiance dans la pierre oo dans le bois, et leur supposer quelque vertu, quelque puissance? 0 II faut, dit le saint concile de Trente, rendre aux images <c de Jésus-Christ, de la Vierge mère de Dieu , et des autres

(1) Rue de Sèirres.

(2) U savant Marcbetti a publié sur ce s^Jet un ouTrage très estimé.

(3) Voir tous les journaux religieux du mois dejuin 1850.

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