‹ Explication Historique, Dogmatique, Morale, Liturgique et Canonique du Catechisme avec la reponse aux principales objections tirées des sciences contre la religionChapitre 35 sur 114 · E D^ÉPONGE ET DE LA LARCE · texte numérisé non relu

E D^ÉPONGE ET DE LA LARCE

L*épODge doDt OD étaacha la soif de Jésus-Clirist est gardée à Rome, à Saiol-Jeao-de-Lalran ; elle esl (eiute de rouge ou de «mg. Oo conserve aussi , à Rome , la lauce dont uo soldai ouvrit le coié de Jésus-Christ. Elle n'a plus de poiole. André de Crète assure qu*elle avait été enlerrée avec la croix. La craiele qu^ou avait d« s Sarrasins détermina les chrétiens à la porter à Antioclie, où elle fut secrètement enterrée. En i098, on la retrouva, et plusieurs miracles furent opérés en cette occasion. Elle fut reportée à Jérusalt*ut« et de là, quelque temps après, à Cousianlinopte. L'empereur Baudouin II en envoya la pointe à la République de Venise , cimuik* oaotissemeni d'une somme d'argent que les Vénitiens lui avaient prêtée. Saint Louis retira cette relique, en payant aux Vénitiens la dette de Bauddin, et la fit porter à la Sainte-Chapelle de Paris. Le reste de la lance resta à Coostantinople, et, en 1492, le sultan Bajazet renvoya par un ambassadeur au pape Innocent Viil, dans un éiui fort riche, en lui faisant dire que la pointe de cette lanee était en la possession du roi de France.

DE LA COLONNE DE LA f LAGELLATION.

La colonne à laquelle Jésus-Christ fut lié pendant sa flagellatioD était gardée, anciennement à Jérusalem, sur le mont Sion^ ainsi que nous l'apprend saint Grégoire de Tours. On voit aujourd'hui cette colonne dans l'église de Sainte- Proscède; l'inscription qui fst placée au-dessus de la chapelle où elle est conservée |K)rte qu'elle y fut apportée en 1221 par le cardinal Jean Colonne, légal du Saini- Siègeen Orient, sous le pape Honorius UL Elle est de marbre gris longue de cinquante c^ntinîètres ; sa base a trente-trois centimMres de diamètre, et son sommet environ vingt-deux ; on y voit encore îanneau de fer auquel on attachait les criminels. Quelques uns croient que ce n'est que la partie supérieure de la colonne ; néanmoins 00 n'y voit aucune marque de fracture. La sainte colonne a toujours été en grande vénération de la part des fidèles; de i

hrmx immcles ont été la récompense de Teur foi; et on assure que plusieurs malheureux possédés du déraoo ont obtenu leur déli- ▼rtoce en priant devant cette précieuse relique (i).

DU SAINT SUAttK.

La YHIe de Turin se h\i gloire de posséder le Suaire ou linceul dont Joseph d'Arimaihie enveloppa le corps de Notre-Seigneur. Il fol, dit-on, apporté de Jérusalem en cette rille, et on y cél«^bre,en son honneur, le 4 mai, une fête instituée par le pape Jules 11 «D 4506. La précieuse relique est conserrée dans une diapelle qui porte le nom du SnintSuaire ; il y a même une confrérie placée 8inis ce Tocable. On croit posséder aussi et on honore le Saint- Suaire h Besançon , à Lisbonne et ailleurs. On peut supposer que ces Eglises possèdent chacune un fragment du véritable Suaire, ou simplement des linges qui y ont touché. On peut dire aussi qult peut y avoir plusieurs véritables Suaires^ puisque chez les Juifs eH chez beaucoup d'autres peuples on enveloppait les morts de plusieurs draps.

Quand au Suaire que Ton conserve à Rome, Benoît XIV, dans son traité des fêtes, dit que c>st le linge dont une pieuse femme essuya la figure de Jésus-Christ couvert de sueur sous le poids de sa croix. Le nom de Véronique qu'on a donné à cette femme n*est autre chose que U réunion des deux mots vera eixwv, vraie image, parce qu'on rapporieq^ie le portrait de notre Seigneur s'imprima sur ce linge ou suaire. Autrefois, à Paris et dans certains lieux de la France, on célt^brail une fêle en Thonneur de la sainte face de Notrc-Seigneur. Elle était fixée au mardi de la Quinquagésime. Le 23 novembre 1611 , on (il ^ Rome la dédicace d'un aulel du Saint-Suaire, sous la coupole duquel se gardait le voile où la sainte face était empreinte.

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