‹ Explication Historique, Dogmatique, Morale, Liturgique et Canonique du Catechisme avec la reponse aux principales objections tirées des sciences contre la religionChapitre 36 sur 114 · VUL · texte numérisé non relu

VUL

WE LA SAllfTE ROUfi.

Si l'on en croit plusieurs historiens , la robe sans couture que portait notre Seigneur était Pouvrage de ta sainte Vierge ; elle Tavait tissue de ses propres mains, et elle en avait revêtu son fîls

<l) Rocca, toin. H, pag. 8«4.

lBiwju*a éUilCMne enfat On ÈjoaÊt qn» «etts tMifHisnii è iMsureiiK Jiési»-€linil cnufliail ^ foMe m i'hmU poiai: min* de qoe Dten a faira pu wpérmr eo ivreur de ami dirâ Fik, |iuiM|u'il Pavait <ié9à aféré en laveur deiHébreui éDia kt vééameal^ pendaBtleiqoarmteTOsqttliipaisèpeatdbasIedtorl,» s^os^ot pont <i); et saiBiiBstiD i^iosle, qa'à wêùwo» qot leurs eafaati deveaaienl graadt leurs vétemeals eroiisaieiil aussi <2). Qbsî qu'il en sQil , void ce que of«s Hsooi iImm l'Evangile : « Les saldats « ayaat cnidfié iésus, pHrent ses vêteneats et les divisèrent ea c quatre paris, mie pour disque seldaL Ils prirent aussi sa tiinia que; et cooMne eHe éttit sans eoetore, et d'ua seul tissu depuis c le iiaul jusqu'en bas, ite dirent entre eux : Ne la eaupans point, « mais jeiens au son à qui Paura ; afin que celle parole de TEeri- « tnre fôl aceomptie : Ils oui partagé entre eux mes vélaaients, et < Us ont jeié ma robe au sort ?oià ce que firent les soldais, b -^ Laaainie innique fut rachelée par les chrélieas, selon ropinioa la plus probable. Sainte Hélène, après san voyage daas la Terre-Sainte» en &L doD à Pégase de Trêves, où elle se causenre encore aigour* d%tti. — L'église d'Adrgeateull, près Paris, possède aussi un vète> meut de Notro-Setgaenr, et Fauttiendlé de cette relique a été reconnue, en 1804, par Mousdgneur Pévèque de TersaUles ; ce qui pnmit contradidaâre avec ce qae nous venons de dke de régUae de Trêves. Pour dissiper ces eootradietionâ, il suAt d'étsUir» ce qui parait démontré, que Notre-Seigneur ayant «u plusieurs babits, chacune des deux égfiaes peut eo revendiquer im. On croit plus généralement que celle de Trêves possède la tunique sans coulure»^ et celle d'Argenleuil un autre vêleraenl.

L'évêque de Trêves a institué, en 1844, un office en Thonneur de la sainte robe qui, exposée cette même année dans sa calhé* drale, avait attiré uo prodigieux concours de pèlerins; on en porte te nombre^ deux millions. On cite plusieurs exemples de grâces particulières et extraordinaires obtenues daas cette circonstance.

ITun antre côté^ la sainte robe d'Argenleuil coniioue d'être, de k pari des fidèles, fofaîet d'une grande vénération et d'une vive confiance, confiance bien justifiée par les laveurs singulières qua plusieurs d'entre eux ont obtenues. En voici un exemple tout ré-

(t) Noo sonl attnta vettimenla vestra. DhU., xzkx, S. ^) Qnovum veatiaieaia non moda atUita dob sunt; sed juniomm qaoque una cum ipsis crèveront. S. Justinus, mar^^

ceDt ; il est extrait (Tune lettre, en date du 2 janvier 1847, adreaiée au digne et pieux curé d'Argenteuil, par madame la supérieure* générale des dames de Saint*Louis, à Juilly , diocèse de Meaux. < Il

< y a deux ans, écrit cette religieuse, que feus le bonheur d*aller « rendre grâces devant la tunique sacrée de notre divin Sauveur « de la guérison d'une maladie bien grave.... Eh bien ! jugez quelle

< est ma joie et ma reconnaissance ! Je viens encore aujounfbui, « monsieur Je curé, vous prier de vouloir bien joindre vos aciioas 4 de grâces aux miennes. Atteinte depuis deux mois d^uue maladie c au genou, contre laquelle les soins et les remèdes des meilieurs c médecins avaient échoué, et rendue ainsi, par de vives douleurs, « incapable de pouvoir accomplir la vocation à laquelle Dieu a M daigné m'appeler, j*ai eu recours à la dévotion en l'honneor de c la sainte robe d'Argenteuil. Ije jour de Noël, j^ai commencé une « ueuvaine; le 30 décembre, trois jours avant qu^elle fût terminée, « après avoir entendu la messe et avoir eu le bonheur de commuc nier, ma jambe s^est allongée, les douleurs ont disparu iostan-

< tanément et j'ai pu reprendre mes occupations. Vous pensez,

< monsieur le curé, combien il me Urde maintenant d*aller de

< nouveau déposer aux pieds de mon Sauveur, dans votre chère c église, mon tribut d'amour et de reconnaissance, b Cette heureuse protégée se rendit, en effet, à Argenteuil en action de grâces. Elle s'approcha de la table sainte et remercia son divin Sauveur, qui put lui dire, au fond de son âme, ce qu'il dit autrefois à l'humble Hémoroïsse : « Ma Glle, votre foi vous a sauvée (1). b

ne SANG DE JéSUS-CHEIST.

Selon quelques critiques^ le sang de Jésus-Christ^ que plusieurs églises se gloriûent de posséder, n*est autre chose que celui qui a découlé miraculeusement de quelque crucifix ou de quelque hostie consacrée, percé par des Juifs ou des païens (2). Quoi qu'il em soit, il parait indubitable que l'on conserve, à Bruges, une portion

(1) Confide, filia, fides tua te salvam fecit. Matth., ix, 2S.->Le récit qu^on vient de lire est extrait du Mémorial cathoiigue, n* d'avril 1847.

(9) Voir dans le tome III la relation du miracle arrivé en lESO, me des BUletles, à Paris.

4la vrai sang de rHomine-Dieu. Voici ce que la tradilioo apprend à ce sujet.

Au m* siècle vi? ail le pieux et ? aieureux comte de Flandres» ayant nom Thierry d'Âlsace^qui se rendit quatre fois en pèlerinage il la Terre-Sainte, el qui brilla parmi les plus nobles, les plus t^ doutables et les plus dévoués défenseurs de la foi en Paleslloe. Baudouin lil, roi de Jérusalem, voulut lui donner un gage de aa reconnaissance, et^ d^accord avec le palriarcbe, il lui 6t don d'une portion du sang de Jésus-Christ, précieusement conservé dans relise de Jérusalem. Voici, au rapport des historiens, dequvlte manière le Saint-Saog fut remis à Thierry. Baudoin et Thierrj^ accompagnés d'une suite nombreuse de barons et de nobles des deux Etats, se rendirent à Téglise où le dépôt sacré était conservé. Le patriarche , revêtu de ses habits pontificaux, et assisté d*ua nombreux clergé, vint au devant de ce brillant cortège et le condui* sil dans le temple. Alors il relira la précieuse relique du taber* nacle et la montra aux deux cours assemblées et au peuple attendri ; puis il sépara le liquide sacré en deux portions ; de Pune de ces portions, il remplit les deux tiers d*uoe fiole octogone d'environ ïiuit pouces et d*une circonférence de deux pouces et demi. Cette fiole, dont Torifice fut soigneusement cacheté et scellé, fut mise dans un tube de cristal, dont les deux bouts furent fermés et recou* verts de rosettes dor ; les extrémités de ces rosettes étaient garnies d^anneaux où Ton attacha une chaîne d'argent qui rendit le vénérable objet d'un transport facile. Celte chaîne existe encore aujourd'hui. Le Saint-Sang , d'après la tradition, est le même qui fut recueilli par Joseph d'Arimalhie, au pied de la croix. Aussiiôt après son arrivée à Bruges, en 114R, Thierry s'empressa de faire construire une magnifique chapelle sous l'invocation de saint Basile, pour y déposer le saiot trésor, et institua une procession pour perpétuer le souvenir de ce dépôt. Les guerres de religion d'abord> les révolutions ensuite, lui firent courir bien des dangers. Dans ta seconde moitié du xvi* siècle, les iconoclastes, conduits par le premier bailli de Termonde, dévastèrent la chapelle el fondirent eu lingots la magnifique châsse dans laquelle la sainte relique était renfermée. Heureusement cette dernière avait été enlevée par uu marguilter , don Juan Ferez de Malvenda, qui la scella dans une muraille de sa maison, où elle resta pendant quatre années. A l'époque de la révolution française, la chapelle du SainlSang fui de nouveau dévastée par les. bordes révolutionnaires; mais la

Telk^w ftit encore soustraite ^ l^tiT ftireor par le dévouement dt quelques pieux ciloyens. Celle fois, la relique resta cachée pendant près de trente ans, et ce fut en 1819 seulement que M*** -G^ttr^de de Peîichy, dernière dépositaire, la remit aux atitorîrës pour être solennellement replacée dans la chapelle de SaiiH-Basile qui venait d'être restaurée. Une indulgence pfénîère, en forme de jubilé, a été accordée par le Saint-Srégeà ceux qui honorent la précieuse relique. Le septième jubité séculAire du Saint-Sang a été réiébré h Bruges, au mois de mai 4890, avet une pompe et one magmfîoEiBœ extraordinaires. On parle d'un grand nombre de miracles qQ« le Saint-Sang a opérés, depuis que ta chapdle de Safnt-8asile de Bruges a l'insigne honneur de le posséder. (1).

DU SEG05D COMHAin>BlffE!IT HC BiCtT.

^ D. Quel est k second commandememt de Dieu ? — K, Dieu en vain tu ne jureras, ni autre chose pareillement. « D. Qu'est-ce fue Dieu nous dé/end par ce cemmand&nent ? ^ R. Dieu nous défend, par le second oommaodaaneat, de jurer, de btaspbésMr el de faire des m^précatiofis.

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