‹ Explication Historique, Dogmatique, Morale, Liturgique et Canonique du Catechisme avec la reponse aux principales objections tirées des sciences contre la religionChapitre 4 sur 114 · AMOUR DE TOBIE POUR LA JUSTICE · texte numérisé non relu

AMOUR DE TOBIE POUR LA JUSTICE

Après que Tobie fut devenu aveugle, il se trouva réduit à Téiat de pauvreté, et sa femme, nommé Anne, était obligée d*aller tous les jours faire de la toile pour gagner sa vie. Or, il arriva qu'ayant teçu UD jour un chevreau , elle Papporta à la maison. Et, conraie il croyait qu'elle ne pouvait pas avoir gagné ce chevreau» il conçut quelque inquiétude. L'ayant donc entendu cner, il dit à sa femme: € Preoez garde que ce chevreau n'ait été dérobé ; rendez-le i t ceux à qui il est, |>arce qu'il ne nous est pas permis de manger € ou de toucher à quelque chose qui ail été dérobé (2). » Tant était grand son amour pour la justice ! tant il craignait de (aire au prochain le moindre tort.

ASSOCUTION DE TEMPÉRANCE.

Le frère Mathew, dominicain, a fondée en Irlande, en 4840, une grande association de tempérance, qui compte éé^k plus d'un millioo et demi de membres. Il enrôle, dans les localités où il passe, les personnes qui se présentent à lui, et qui sont fermement résolues h vivre dans la sobriété, engagement qu'il fait prendre à chacun dans les termes suivants : « Je promets, avec TassistaDce divine, de m'abstenir de toute liqueur enivrante, et d*empê(*.her, autant que possible, les autres de s'enivrer. » Après ces paroles, le frère Mathew, imposant les mains sur chacuo d'eux, s'écrie : « Et que Dieu vous bénisse et vous donne la grâce de tenir votre promesse. » Il leur distribue aussi nne petite médaille, dont Pobjet est de rap' peler sans cesse cette promesse. — Le langage do frère Mathew est simple, mais inspiré par la foi, et c'est ce qui explique les merveilleux effeU qu'il opère, c Mes chers amis, disait naguères

(i) Vie de sainte Chantai,

(2) Yidete, ne forte furtivus sit; reddite eum dominb suis, quia non hcet nobis aat edere ex furto aut contingere. Tob., ii, 31.

VapOtreen s'âdres^tmt h la fout^», f éprouve un grand pfaistr à vous Tencotttrer aujourd'hui. J*espère que vous meitfeE autant d'cen» pressoffieoi à roniptnr votre engagement, qne vous en mettez à le prendre. 11 n'est pas néoessaire que j'énumère les nombreux- avanlàgefi qiie vous rKirerez en vous abstenant de Pusage des liqueurs fortes. Elles sont ia eause de bien des maux, de bien des crimes dont on aurait horreur dans les moments de sohriété. En devenant membres de la société, jespère que vous deviendrez respectueux envers les lois de Dieu et des hommes. En vous abstenant du péché d'ivrognerie y vous devrez secouer aussi les autres habitudes vicieuses: promenades nocturnes, outrages, etc...(i). »

I4BÇOIV II.

Page 1