‹ Explication Historique, Dogmatique, Morale, Liturgique et Canonique du Catechisme avec la reponse aux principales objections tirées des sciences contre la religionChapitre 42 sur 114 · DB LA FRANC-MAÇONNERIE BELGE · texte numérisé non relu

DB LA FRANC-MAÇONNERIE BELGE

La frane-maçooDef ie belge possède, entre autres grades élevés^ eehii de chevaliers de l*Asie. Voici de quelle manière et k quelles cooditiotis on l'obtient. On prépare dans une maison de campagne écartée un caveau lugubre et une chambre tendue de noir. Les Frères, qui reçoivent le nouveau venu, sont au nombre de cinq. Aassilùi qu'il arrive, on renferme dans une chambre de réflexion décorée lugubreoMnt, et où se irouvenl plusieurs emblèmes relatifs aux droits de Thomme et aux crimes commis par la tyrannie et lefiinatisme (I). Des questions lui sont proposées par écrit sur ces •kjels, et on attend ses réponses pour savoir s'il est digne de Thon* neur auquel il aspire. Ces réponses étant satisfaisantes, on lui bande Ici yeux, on lui lie les mains, on lui met la corde au cou ; il est du-> tète et il a pour tout vêtement une robe blanche teinte de sang, Ttos les Frères sont en deuil, une musique funèbre se fait enten^ dre. Le récipiendaire subit différentes épreuves physiques et le$ Frères le repoussent lour à tour avec le plus grand mépris. Finalelienl, il est introduit dans le caveau éclairé seulement par la flamme Ueuàire d'un vase rempli d'esprit de vin. Là se trouvent un sque- ^e, différents ossements et un cadavre couvert d'un drap mor* ttiaire. De nouvelles questions sont adressées au candidat, et tous lei Frères lui mettent le glaive sur le cœur, prêts à le percer. On tii^itsa main droite et on la pose-sur le cadavre; de sa gauche il touche les statuts de l'ordre, et, dans cette attitude, on lui fait prêter l« serment suivant : c Je jure sur tout ce que j'ai de plus sacré, lor les statuts du grade auxquels je m'engage de me conforihér en tontet en tous lieux et au péril de ma vie, de garder avec une fidélité i loute épreuve les secrets qui me seront confiés. Je jure de coopérer h la destruction des traîtres et des persécuteurs de la franct^wnerie par tons les moyens qui seront en mon pouvoir..., Je i^nnaltre comme le fléau du malheureux et du monde, les rois.. ., «tdflcs avoir toujours en horreur... Je jure de ne suivre d'autre 'tiigiuD que celle que la nature a gravée dans nos cœurs. Je juie

ti) Dans le langage delà franc-maçonnerie, on entend par fanatisme h religion, et par tyrannie toute autorité légitime.

obéisMaçtt MDft riifMlkMi aift€be(4eoe«iaBiiL«M Je jwedeiM^ reconnaître aucun moriAl supérieiir à moi, de UasaiUer <|e toutei^ mes forces à établir la liberté et régalité parmi les borames...; que toutes les épées tournées vers moi s*enfoncent dans mon coBur, si jamais j'avais le malbeur de m^écarler de mes engagements portés lie ma pteêwect iitigt vok«ié> AHm» loilriL • «— Ilèaqt tectndidat ft pronooeé ces ptfoles, on k déHvre do ses yen, oftlti aoncfae Son bandeau et oa toi ordooae d^Jniminer liool ee qiy i*«ttlMifc Tons tes Frères se jetieni de neuftean sier lui; en hii ouvre «ae vsiae^eion hâlaiiécrire desoasangcemèmesenMnleacfrvMil GvredeitureldueÊmn tiéeêm carrmp9méa9€ti seerêêe^ Après cela» le grand maître kii dit : € Hess te eréo w à perpéiMé chevalier de TAfie. Sois diserelei B*ooblte jameis les tagigf rais ^ue tu ae eon traetés parmi eeus. » H est insti le de ieifr ebserrer test ee qa^U y a d'infernal dans la réoeplie«i que do«s venons de déccife H oembieB est crionoel leseroHSt qu'on y prèle ! Qn'oo TÎCBoe dm encore qiie la fraocHBOçonaerieest une simple asaoeialioQ de bie»- (aisaoce» aistedu boa erdceet pletne de lespeei pour les principes religieux ! Et il y a en France pItK de soixaole miîte Imncs-maçoos OttcarboDari(i)llt

m» ceuRACMMis mt imsvoir.

Nous sommes loin d'être enoemis des associations; nous vou^ drioQs que la loi civile les favorisât davantage» et nous ne cessons de gémir sur les entraves qu'elle y apporte. Aussi nous ne prétendons pointque le tompagnonnage soit mauvais de sa iftature ; nous sommes^ au cootfjiire, Lrèi porté à croire que» dans Torigine, c'éiaii une iastituiion non seutement à l'abri de toute espèce de blàmet n^is encore très utile et très avantageuse aux ouvriers^ tant pour se procurer de l'ouvrage que pour se prêter un mutuel secours.

Mais il est certain que lecomiNif^noiittaiie, td qu'il existe aujourd'hui, est illiciie etcriminel : cac^outce une Iode de choses ridicules et superstitieuses qtie pratiquent les ouvriers cordonniers ^ selliers, chapeliers, etc«en se faisant recevoir compojpioiu du devoir, on sait, par l'aveu de plusieurs d'entre eux, qu'ils se per metteutles

(1) Journal historique et littéraire de Liège ^ tom. vu, pag. 439. — Blqido^ de M. Miaarchmg§t dans la coaspiratioa de La Rochelle,

ifiClii il. I pi— hawililtsfi ki laeiilc^s kt pbu afiieux. D'abord, iliii»eBigDr leKfie des éfMigileaqii'ii6 ne révéleront jamais, même ai corfMinn»€e ^'ilo fefooi ou vorront faire, ni un certain mot éam'ûtataa^mià^commm^ua moléa guet» pour reconnatUe s'ils ait toif gatni «a aoa ? oaauite ito aont reçus avec pkisicurs ce- • BÉBMÎcs^ B^oal éié kiveftlées que pour touraer eo dérision la pgaieitdffietK^SetffMgufr te safremeni de baptême, le saint sacri-; fice de la messe et les mystères les pkis augustes de notre religion^ «faut-il, dît le P. LrBffua (i}, queJésus-Cbrisl, mort une fois « peor nos péebés, leitde nouveau sacriié par les mains sacrilèges ■ rt par kff nciinea fiTéfmblni dr m misérables» qui représentent € de feefacl HipwsMi eu milieu des plus infâmes orgies ? Pourrait- « m riimigiMii que, parmi des cbr^iens qui devraient se trouver « indignes de Uiticbcr au cuUe divin, eu iio\àùl se servir d*orne- «menis sacrés, de pain, de vin, etc., pour contrefaire, par déri- < sion, ce qui se fait au phn setet et eu plus auguste de nos mystères? > Avec quel soin, par conséquent, les parents chrétiens doivent détourner îeurs enlknts d'entrer dans celte infernale association! quelle horreur elle doit iespirer à tout ouvrier qui a conservé la foi et le respect pour la religion et les choses saintes !

U suffit, au reste, d^avofr du bon sens et de se res|iecter soimême, pour détester le compagnonnage. Quoi de plus contraire, eo effet, au bon sens et à U raison, que ces hurlements que poussent fe> cmpagnam ém dêtmr lorsqurils sont réunis, et surtout lers- ^ib assiilemi asx ftteérailles d*iui confrère^ Hurler comme des knites, veilà ce qa*ils appellent /aire le devohr. Gomment ne pas lire de pitié en voyant ce ptin, cette bouteille de vin et ce verre (p^ils mettent dans le cercueil ou dans la fosse du défunt ? N'esl-ce pas là un reste de paganisme ? 0 prodige d'aveuglement ? On traite la religion de superstition, cette religion si belle et si sublime, et ToQ donne dans les superstitions les phis honteuses et les plus puériles.

En 1615, les docteors de SorUmne ajaot été priés de donnes kmr avis sur les eorniH^gtèons du dtvMTy et sur eequi se passe lors de leur rôoepCiee, répondirent « qu*ea ces pratiques il y a péché de

< Mcrilège^ d'impureté et de blasphème contre les mystères de

< notre religion ; que le serment quUls font de ne pas révéler;

(1] Tom. lY, pag. 66«

« même dans la confession , ce qu'ils feront ou TemMit,ji*esitti joilft « ni légitime, et ne les oblige en aucune fi^n; au contraire^ qu'ils « sont obligés de s*accuser eux-mêmes de ces péchés et de ce sei^ c ment dans la confession ; qu'ils ne peurent, sans péché motteA^ € se servir du mot du guet qu'ils ont pour se (aire reoonoi^lre corn* « pagnons; que ceux qui sont dans ces compagooBmges ne irat c pas en sûreté de conscience, et que ceux qui n'y sont pas, ne c peuvent s*y mettre sans péché moriel. »

Le compagnonnage fut aussi condamné, le 11 septembre 16SI, par une sentence du Bailli du Temple. En la mêroe«nBée, Monsei* gneur Tarchevéque de Toulouse le défendit sous peine d'excooimu* nication , informé qu'il fut, par l'aveu même des compagnons, det pratiques superstitieuses auxquelles ils se livraient, et des cérémo^ nies impies de leur réception et de leur serment {!)•

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