RÉPONSE A UN JEUNE INCRÉDULE
La foi, eomoK toutes les autres vertus «uroftturelles , est une grâce , un 4ob de Dieo , un bieo&it du Seigneur. Ua jeine incrédule » abusant de ce principe , prétendait y trouver une excuse à son incrédunié: t Si je ne crois pas les ventés saintes, disai|t-il souvent à ses pieux parents , profondément désolés de le voir imbu des maximes de la philosophie vollairienne , si je ne pense pas comme vous en matière de religian, est-ee ma faute? non, bien certaine-
ment ; mais c*esl parée que le don de la foi me nmiiqoe, et qQ^il n^est pas en mon pouvoir de me le donner. » Uo vénérable eoclé* siasiique, Tenteodant un jour parier de la soriet lui répondit : « Celte défaite illusoire à laquelle vous avez recours a été positi* vement proscrite par le divin mattre , quand il reprochait à ses disciples leur peu de foi , et aux Juifs leur incrédulité formelle. Le malade n*a pas la puissance de détruire lui-même sa mortelle infirmité; mais il dépend de lui d^appelerle médecin qui le guérisse, de se soumettre aux remèdes qu'il lui prescrit. Implorez de même la grâce de la foi, et elle viendra au secours de votre fai* blesse. Dieu né vous la doit pas, mais il la promet k vos tcbqx, à vos efforts. Il ne vous la doit pas « mais il k doit à loi-même et à set promesses. Ne prétextez donc plus la nécessité de la grâce pour vous y soustraire. La foi est tout ensemble un don gratuit et une récompense. Dieu la donne à qui il veut , et il ne la refuse jamaia à ceux qui s'en rendent dignes, en la désirant» en la sollicitant, > Le jeune homme profita de la leçon ; il unit ses prières à celles de sa famille , et il ne tarda pas à abjurer Jes fausses maximes qui l'avaient séduit.
liEÇOM III.