‹ Explication Historique, Dogmatique, Morale, Liturgique et Canonique du Catechisme avec la reponse aux principales objections tirées des sciences contre la religionChapitre 86 sur 114 · LE COMTE DE MUT · texte numérisé non relu

LE COMTE DE MUT

Le comte de Muy, gouverneur de Lille, reçut un jour le fils du roi d^Angleterre. Il lui rendit tous Jes honneurs dus à son rang; mais comme c'était un jour maigre, la table fut servie en conséquence. Le prince en témoigna d'^aulaot plus sa surprise qu'en sa qualité de protestant il n'observait pas les abstinences de l'Eglise catholique. < Monseigneur, dit M. de Muy, si j'avais quelquefois la faiblesse de faire servir du gras sur ma table les jours où l'Eglise le défend, je me serais bien gardé de le faire aujourd'hui, pour prouver à votre Altesse que les Français savent obéir à leurs lois. »

MODIFICATIONS A LA LOI DU JEUNE ET DE l'aBSTINKNCE.

Par un mandement en date du 2 février 1850, Mgr. Tévêque d'Alger a accordé 1* Dispense de l'abâtinence, pendant le carême, le dimanche à tous les repas ; le lundi le mardi et le jeudi à uo seul repas, pour ceux qui sont obligés au jeûne; 2^ permtssioa d^assaisonner les aliments à la graisse les autres jours de la semaine, et de prendre le matin une tasse de café ou de chocolat à t*eau avec une très petite quantité de pain, selon l'usage établi dans son diocèse ; 3"* autorisation de faire la collation le matin vers onze heures^; 4° dispense d'abstinence en tout temps, pour les habitants des colonies agricoles, tant qu'ils seront nourris aux frais de TEtat et recevront la ration militaire.

Page 1