‹ Explication sommaire du livre premier du code Napoléon et des lois accessoiresChapitre 16 sur 74 · TITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

TITRE CINQUIÈME

Du mariage.

I. i'um'on permanente de ITiomme et de la femme^ qu'on appelle mariage , base de la société ^ garantie des bonnes moeurs et de la bonne éducation physi-i L que et morale des enfants , a été Tobjet de Fattention et du respect de tous les peuples , et dans tous les tmps. Presque partout d'ailleurs^ la religion y est intervenue avec ses' rites et ses béBédktéoos, et même avec ses prohibitions et ses préceptes. Cest ce qu'on trouve notamment dans les livres de Moïse^ dont les règlements sur le mariage ont été en p^tie ^ûoâaciés

par la religion chrétienne. La polygamie, déjà repoussée autrefois par les peuples civilisés de TOccident, a disparu partout où le christianisme s'est implanté; et le divorce, si largement concédé aux Israélites par Moïse (1), à cause de la dureté de leur cœur (2), a été ou rejeté (3) , ou du moins environné de formes et de garanties, et nulle part, que nous sachions, il ne se réduit à une répudiation proprement dite, ni même à un simple accord de volontés ou consentement mutuel. Dans d'autres parties encore le droit ecclésiastique ou canonique a exercé une influence puissante sur les opinions, et par suite sur les lois des peuples chrétiens, en matière de mariage, sans en excepter les pays oii , comme chez nous , on a posé en principe que le législateur ne voit dans le maria^ qu'un contrat civil (4).

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