‹ Explications du maréchal ClauzelChapitre 29 sur 62 · SAVOIR · texte numérisé non relu

SAVOIR

1,965 Alger. | Tixérain et Birkadem. . 8/ ‘468 Fort-Neuf. Benacknous .......,,.4 99 92 Babazoun. | Dely Ibrahim. ….."...4, 257 68 l'Empereur. __ Douera et les blockaus' en 52 des Anglais. ( dépendant...,,..... 847 26 Pescade. Mahelma et les blockaus. 322 42 Poudrière. Camp d’Erlon et les bloc- 12 Vigie. ; Rd AM es. 508 21 Tagarins. ee 298 Mastapha. | 2,412 23 Hussein-Dey. cr:

57 Kouba. Safe 2,794 À | 5,206

Reste donc à Alger en troupes réellèment disponibles 2,500 hommés de toutes armes (1,600 hommes d'infanterie aù plus) pour cou- Yrir les postes et résister à une attaqué qui pourrait avoir lieu d’un fioment à l'autre, si les causes de désunion et de crainte signalées véñaiént à cessér. Veuillez remarquer, monsieur le ministre, que nous sommes affaiblis à ce point, là où sont agglomérés de nombreux co-

Jons, là où des intérêts industriels et commerciaux sont engagés , et l’on s'étonne de ne pas voir apparaître des résultats comme conséquence d’une occupation de six années?

Je dois ajouter, monsieur le ministre, que le service des troupes occupant la ville etles portes est si pénible que les soldats ne sauraient y xésister long-temps, tandis que les 2,500 hommes qui tiennent la campagne et que, dansla certitude où l'on était de voir arriver au moins 3 bataillons de 800 hommes, on avait portés en avant de Boufarik, sontaujourd'hui ramenés sur ce poste important, auqgnel il est nécessaire de les appuyer pour occuper une position définitive qui présente quelque sécurité.

C'est ainsi que 27,500 hommes, qui forment en ce moment l’effectif général de l'armée d'Afrique, et qui ne présentent que 18.000 hommes de troupes disponibles pour le combat, sont partout sur la défensive, excepté à Oran (qui n’a toutefois que les forces suffisantes); c’est ainsi que depuis Bone 30,000 hommes et 30 millions employés à un système d'occupation du littoral seulement n’ont présenté et ne présenteront jamais qu'une alternative de succès et de revers, con. séquences naturelles d’une guerre de tous les jours contre une population vis-à-vis de laquelle nous voyons malheureusement, mais nécessairement , décroître notre influence et notre considération.

Je sais, monsieur le minisire , que 2 bataillons, composant 4,019 hommes, y compris les officiers (2"° léger, 11° de ligne), viennent de partir pour Alger. (Quant au 4*° bataillon du 63°, il paraît qu'il n'a personne au dépôt et ne peut parlir par conséquent.) Vous jugerez sans doute ce renfort insuffisant.

Après tout ce quia été projelé , arrêté et connu de tous, après les démonstrations politiques et militaires qui en ont été la conséquence, notamment de la part des Arabes pour ou contre nous, M. le maréchal pense que l'expédition de Constantine est devenue une nécessité, si l'on ne veut pas abandonner ou se préparer à abandonner l’A-

| frique.

Pour qu'elle puisse avoir lieu assez à temps et pour qu’elle réussisse facilement, il est à désirer que des forces suflisantes soient sur-le-champ réunies à Bone.

Indépendamment des 3 bataillons du 47° léger, qui probablement y seront bientôt réunis, M. le maréchal demande que le bataillon d'Afrique en ce moment en Corse y soit définitivement en- . voyé, et que surtout le 59%° de Jigne, qui devait rentrer en France,

pe soit rappelé qu'après l'expédition, Ce régiment ne compte pas

1.200 hommes sous le drapeau. Le colonel et le lieutenant-colonel sont en France. M.le maréchal demande que le colonel et les 800 hommes qui sont au dépôt soïent dirigés de suite sur Bone. Car veuillez remarquer, monsieur le maréchal, que, tandis que le 3"° bataillon du 59°, qui devait rentrer, compte 800 hommes à l’effectif, les 3" bataillons qui rejoignent en Afrique ne comptaient pas 500 hommes.

Quant à la division d'Oran , il est de toute nécessité que son organisalion soit complétée le plus tôt possible, par la désignation d’un lieutenant-général et d’un maréchal-de-camp.

Enfin, monsieur le maréchal, vous jugerez sans doute nécessaire, malgré le récent départ des 1,000 hommes qui viennent d'être embarqués pour Alger , de renforcer ce point important de 3 forts bataillons au moins, et d'y envoyer de suite deux maréchaux-de-camp.

Quant aux moyens de transports, partout ils sont insuffisans , et de beaucoup. On peut toutefois se les procurer encore partout et même sans de grandes dépenses comparativement à ce qu'ils coûteraient si on les envoyait en France. Mais j'aurai l'honneur de vous observer qu'il est de la plus grande urgence d'ouvrir à M. l'intendant militaire des crédits suflisans, et sans aucun retard, car sans cela rien ne pourra se faire, et surtout rien ne pourra se faire à propos.

Je suis avec un profond respect, Monsieur le maréchal, Votre , etc. ,

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