DES BOIS DB CORDE
renfenne. Il est constant que les bois quels qu^îls soient^ ramenés au même degré de dessiccation et pour un même poids, renferment des quantités de carbone et d'hydrogène à peu près égales ; d'où il suit que sous des poids égaux tous les bois ont la même puissance calorifique, ou ce qui reyient au même, que la puissance calorifique de tous les bois est proportionnelle à leur densité. Pour une même essence, ta densité Tarie a^ec le* climat , la situation, Texposition et le terrain,, ayec l'âge de l'arbre et la saison dans laquelle il a été exploité, et enfin avec la partie de l'arbre, tige ou branche, aubier ou bois parafait, d'oii le bois est extrait. On peut aussimesurer, d'après la densité, la puissance calorifique absolue et par suite la valeur des bois de feu. Mais cette valeur se modifie beaucoup par le degré de dessiccation des bois et surtout par la manière dont ils brûlent. Ainsi les bois qui se dessèchent difficilement sont mauvais combustibles ; d'autres ne brûlent qu'à leur surface, parce qu'ils sont trè&-compactes et ne laissent pas pénétrer dans leur intérieur l'air nécessaire à la combustion du carbone qu'ils renferment. Ces bois laissent beaucoup de charbon, ils durent longtemps dans le foyer, mais ils donnent peu de chaleur. Les bois légers, poreux, brûlent rapidement et avec flamme, ils donnent une chaleur vive maïs courte, laissent pénétrer l'air dans leur sein et ne produisent pas de charbon, parce que celui-ci brûle en même temps que les gaz ; enfin, il y a des bois qui pétillent et éclatent au feu, ce qui est un inconvénient dans les foyers domestiques.
Ce sont ce& avantages et ces inconvénients qui déterminent la valeur relative des bois de feu dans chaque localité et dans les usines où ils doivent être employés.
Les bois piqués, vermoulus^ pourris, ou ayant seulement tin commencement d'altération> perdent de leur valeur en proportion de la gravité du mal dont ils sont atteints.
Dans le commerce, il y a différents assortiments de bois de corde.
'• Le bois neuf est le meilleur ; c'est celui, qui arrive au lieu de consommation par bateau ou par charroi. 0n distingue aussi le bois neuf du bois vieux en ce que le boisvieux est celui qui a plus d'un an de coupe ; il peut être aussi bon et même meilleur que le bois neuf, lorsqu'il a été bien conservé.
Le boispelard est celui dont Pécorce a été enlevée pour en faire du tan et que Ton met au nombre des bois neufs, lorsqu'il a été transporté par les mêmes moyens. Le bois pelard est presque toujours de chêne ; il a plus de qualité que le bois noii écorcé de même essence, et que Ton désigne sous le nom dé bois couvert. Du reste, le ho\% pelurd ou couvert yhvi^ extrêmement de qualité avec les localités, avec l'âge ou avec la partie de l'arbre dont il provient, avec les conditions de sol et de climat dans lesquelles le bois a été élevé, et avec les espèces de chêne qui le produisent.
Le bois flotté est celui qui se transporte par train ou à bûches perdues par les rivières ; lorsqu'il n'a