NOMBRE
TOLUME.
0, OiO
e, Oi5
Total. . .
Les branches débitées et façonnées en bois de feu ont donné l"'-,500 de bois de corde et 18 fagots.
Le Tolume réel du bois compris dans un cent de fagots (d'après expériences), étant de lni-c.^200, le volume de 18 fagots équivaut à Om-c., 21 6, d'où le volume total des branches « 0»-c-,9i«.
Diamètre de la tige à i",33 du sol 0'°,58
Hauteur totale de Tarbre SO'^^OO
Volume conique de la tige
Volume réel de la tige
Volume du bois d'œuvre de la tige. .
Volume réel du bois de feu de la tige • Volume réel du bois de feu des branches Volume total de Tarbre^ tige et branches
Facteur du yolume conique au volume réel de ïatige. . . 1^30
Facteur du volume des branches par rapport au volume réel de la tige. . . . ^ , . 28
Proportion du bois d'œuvre compris dans le vo- * lume réel de la tige 87 p. 0/0
Proportion du bois d'oeuvre compris dans le volume total de Tarbre 67 p. 0/0
Proportion du bois de feu compris dans le volume total de l'arbre. 33 p. 0/0
Le diamètre de la tige (bois d'œuvre) va en décroissant de 0"^012 par mètre de hauteur.
Le diamètre au milieu de la tronce du bois d'œuvre égale 0^84 du diamètre de base.
Le diamètre au petit bout de la tronce du bois d^œuvre égale 0^69 du diamètre de base.
100 DE l^bstimâtion en matière
Lorsqu'on fait de ces expériences, soit à propos de la détermination de la possibilité des futaies, soit en -vue de Testimation en matière des arbres à abattre dans les coupes annuelles, on s'enquiert naturellement de la destination et de Temploi des produits de chaque forêt. Dès lors, on est conduit à rechercher, par catégorie d'arbres, le rendement du mètre cube brut de bois de travail en marchandises fabriquées, et le rapport du volume brut du bois de service au volume des mêmes pièces débitées selon les usages du commerce de la localité. Ces nouveaux coefficients sont très-importants à connaître par les Agents chargés d'exécuter les aménagements et de procéder à l'estimation en matière et en argent des produits à vendre dans les coupes. En effet, on sait que dans la fabrication du merrain, par exemple, pour laquelle on emploie de préférence les pièces qui ont peu de longueur, les chutes, les fausses coupes ou les bois qui, sains d'ailleurs, ont quelque défaut qui ne leur permet pas de recevoir d'emploi plus avantageux, on sait, disons-nous, qu'à volume égal, deux pièces de bois de même qualité, mais de dimensions différentes, fourniront des produits inégaux, et que le rendement de la plus forte en diamètre sera plus avantageux que celui de la plus faible. On sait aussi, qu'à volume égal, le rendement en sciages du chêne et du sapin varie avec la forme et les dimensions des pièces ; que si, par exemple, un chêne tortueux ou de petite dimension ne peut fournir, avec beaucoup de déchet, qu'une petite quantité de planches, ou du
DES BOIS SUR PIED. lOi
sciage de médiocre qualité, souvent il est possible d'en tirer un parti plus avantageux en le débitant en bois de charronuage ou en traverses de chemin de fer, etc. On sait encore que Téquarrissage et le débit des bois de construction entraînent un déchet plus ou moins considérable selon la destination des pièces; que, pendant que la marine ne reçoit que des bois^ équarris à vive arête ou à peu près, les bois de commerce ne s'équarrissent souvent qu^au quart sans déduction ; qu^enfin, la destination et par suite la valeur en argent de ces bois dépendent le plus souvent de leurs dimensions en diamètre et en longueur.
S YI. BiSUHÉ.
En résumé, le mode d'estimation que nous venons de décrire consiste :
1"* A mesurer le diamètre de chaque arbre à 1" ou 1"',33 du sol et la hauteur totale de la tige;
ï^ A calculer, à l'aide de tarifs de cubage, le volume de la tige considérée comme un c^ne de forme géométrique régulière, et à passer du volume conique au volume réel, au moyen d'un facteur de conversion préalablement déterminé par des expériences faites sur des arbres abattus ;
Ou bien, à calculer directement le volume réel de la tige entière de tous les arbres de mêmes dimensions, à l'aide d'un facteur d'expérience exprimant le volume réel moyen de la tige de tous ceux qui appartiennent à la même catégorie ;
102 DE l'eSTIMATIO!! EN MATIÈRE
3"* Â estimer le volume des branches par classes d'arbros plus ou moins branchus, à Taide de données moyennes déterminées, soit à vue d^œil, soit par des expériences faites sur des arbres abattus.
Ce procédé est le seul, nous le répétons, qui soit sérieusement applicable à la détermination de la possibilité des futaies.
On s'en sert également pour déterminer le volume brut des arbres à abattre dans les coupes de futaie ; et comme alors il ne s'agit pas seulement d'appli* quer la possibilité, dont le chiffre est indiqué par l'état d'assiette, mais d'estimer la valeur en argent des produits qui seront abandonnés à l'exploitation, on est obligé de déterminer séparément, avec toute l'exactitude possible, le volume des bois qui pourront être débités, soit en charpente, soit en sciage ou en merrain, soit en bois de chauffage de toutes qualités, rondin, quartier, charbonnette, fagots.
A cet effet, en même temps que les gardes estimateurs mesurent et appellent le diamètre à la base de chacun des arbres à abattre, et la classe à laquelle il appartient eu égard au développement de ses branches, ils mesurent et appellent la hauteur de la partie de la tige propre à donner du bois d'œuvre. La hauteur de cette partie de la tige se mesure quelquefois avec un dendromètre; mais comme cet instrument n'est pas toujours très-commode à manier, surtout quand on opère en plein massif, on se sert plus habituellement d'une perche de 3 ou 4 mètres de longueur que l'on applique verticalement
contre le corps de Tarbre, et Ton juge à vue d'oeil de la hauteur du bois d'œuvre, par comparaison avec la longueur de cette perche et de ses divisions en mètres. Avec ces données et les coefficients d'expérience qui ont dû être préalablement déterminés, on calcule avec toute l'eiactitude désirable :
1® Le volume brut des bois à abattre dans chaque coupe , conformément aux prescriptions de Tétat d'assiette ;
3f La proportion du bois d'œuvre compris dans le volume entier de la coupe.
Le premier de ces calculs s'exécute sur le terrain, parce que les Agents qui opèrent doivent s'assurer, sur le terrain même, que le produit des arbres aban* donnés atteint et ne dépasse pas le chiffre de la possibilité. Le second peut né s'effectuer que plus tard, lorsque les Agents auront à rédiger le procèsverbal d'estimation en argent des produits à vendre sur pied. Et comme le bois d'œuvre se décompose dans une certaine proportion, eh bois de service et de travail de qualité et de valeur variables* les Agents prennent note sur le terrain de l'emploi et de la destination probable des produits, selon les dimensions des arbres et la qualité des bois, selon la situation de la coupé, la facilité ou les difficultés de la vidange, enfin et surtout selon la nature des marchandises qui, dans le moment, sont plus particulièrement recherchées par le commerce. Ils apprécient en même temps la proportion des produits divers en bois de feu, et ils prennent note de tous les frais
104 DE l'eshmation en matière
qu^exigeront l'exploitation et le façonnage des bois, le débit ou la transformation en marchandises fabriquées de chaque espèce, et le transport au lieu de consommation. Munis de tous ces renseignements et des facteurs qui expriment le rendement du mètre cube en marchandises fabriquées, les Agents peuvent calculer, avec toute l'approximation voulue, la valeur en argent des bois à vendre sur pied dans chaque coupe.
L'estimation en matière des réserves abandonnées à l'exploitation dans une coupe de taillis composé peut se faire de la même manière. Mais comme les produits bruts de ces coupes ne sont pas assujettis à un rendement déterminé d'avance, on se bonne ordinairement à estimer le volume du bois d'œuvre de chaque arbre considéré individuellement, d'après ses dimensions en diamètre et en hauteur, et à évaluer en stères de chauffage et en fagots le volume entier du houppier. Pour obtenir le volume du bois d'œuvre, on considère en général cette partie de la tige comme un cylindre, dont la circonférence moyenne ou le diamètre moyen est égal à la circonférence ou au diamètre de la base diminué d'une certaine quantité. La loi de décroissement du diamètre ou de la circonférence se détermine par des expériences sur des arbres abattus et s'exprime à tant de centimètres ou de millimètres par mètre de hauteur. Assez généralement dans les taillis, on admet que la circonférence au milieu d'une pièce de bois d'œuvre, essence chêne, est égale aux 9/10* de
la circonférence à 1"", 3 3 du sol. Mais comme la forme de la .tig6 des arbres yarie souvent beaucoup, de forêt à forêt, ou même de canton à canton dans une même forêt, il est prudent de vérifier cette loi sur les arbres abattus dans les coupes en exploitation, avant de l'appliquer à l'estimation des arbres à. abattre dans les coupes voisines. Quant à la hauteur, ordinairement peu considérable de cette partie de la tige, on la déterminera toujours facilement et avec une exactitude suffisante, par comparaison avec les divisions d'une perche de trois ou quatre mètres de longueur que l'on appliquera verticalement contre le corps de l'arbre. Le volume du houppier, qui n'est propre qu'à donner du chauffage, s'estime le plus souvent à vue d'œil, à cause des différences considérables que présente le développement de la tête des réserves dans les taillis et des difficultés qu'il y aurait à déterminer, d'une manière satisfaisante, le rapport existant entre le volume des branches et le volume de la tige des arbres dé chaque catégorie.
Article III.