‹ Exploitation, débit et estimation des bois: cours fait à l'École impérialeChapitre 76 sur 116 · S II. PEOPOETIONS ET CLASSEMENT DE LA MATUEE PAE DE6EÉ DE · texte numérisé non relu

S II. PEOPOETIONS ET CLASSEMENT DE LA MATUEE PAE DE6EÉ DE

QUALITE ET d'utilité.

DisiGNATiœi.

P* classe.

Mâts de hone

et Yergaes.

II« et III*

classes.

Mèches et jamelles snpérieares et infé-|

rienres (1).

cent.

Petit diamètre.

Longueur minima.

cent.

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Zi

DiSKNATION.

Mâts tronçonnés.

Hàteranx.

Menas m&teraux.

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cent.

Long mini

cent.

S III. FEiCIS DBS EàGLES 6£n£eALBS DB EBCETTB DBS BOIS DE MATUEB.

La force ou Tespèce d'un mât est généralement désignée par sa grosseur, et son prix est établi en conséquence.

Pour qu'il soit admis en recette d'après sa grosseur

(1) La troisième classe comprend les bois de qualité inférieure.

et au prix qui en résulte, il faut quUl réunisse la longueur exigée et le proportionné qui forme le mât régulier.

La grosseur du mât régulier, ou son grand dia* mètre, ne doit pas être prise au pied de Tarbre, mais au sixième de sa longueur totale, point que Ton appelle le proportionné du gros bout.

Le mesurage du grand diamètre procède de 3 en 3 centimètres : la fraction de 15 millimètres et audessous est nulle ; celle au-dessus de 15 millimètres est comptée pour 3 centimètres.

La longueur du mât régulier doit être, en mètres, le tiers du nombre de centimètres contenus au grand diamètre ; elle se mesure â partir du pied de l'arbre, en négligeant la fraction de 1 5 centimètres et audessous, et en comptant pour 3 décimètres celle au-dessus de 1 5 centimètres.

Le proportionné du mât, c'est-à-dire, son diamètre à la tête, se prend au point où finit la longueur du mât régulier ; il doit avoir les deux tiers du grand diamètre, et se mesure par centimètre, en négligeant la fraction de 5 millimètres et au-dessous, et en comptant celle au-dessus de 5 millimètres pour un centimètre.

Un mât de 72 centimètres régulier est celui qui a 72 centimètres de grand diamètre mesuré à la sixième partie de sa longueur réglementaire, «en partant du pied de Tarbre, et qui a 48 centimètres de diamètre pris à sa longueur de 24 mètres.

Mais si ce mât n'a que 47 centimètres à 24 mètres

188 CLA^SSEMEIfT ET CUBAGE.

de longueur, on descend le proportionné à 23 mètres de longueur ; alors la^pièce devient un màt régulier de 69 centimètres. Il est payé comme tel, en tenant compte des excédants, tant sur le grand diamètre qu'au proportionné, ainsi que de la longueur au delà de 23 mètres.

I" CLASSE. Mâts et vergues de hune. — Il feut, pour remplir ce premier et essentiel service de la mâture, des mâts d^élite, sains, vigoureux, droits, sans nœuds préjudiciables à leur solidité, qui réunissent très-exactement la longueur et le proportionné exigés par le tableau de classement.

II* CLASSE. Mèches et jumelles supérieures. — Quelques vices légers n'empêchent pas les mâts de remplir ce service intéressant.

On entend par vices légers : l"" Lorsqu'un màt est un peu courbé sur un sens, et qu'on peut, en le travaillant, le redresser sans perte ;

2* LfOrsqu'il a des nœuds petits et sains, mais trop fréquents, ou commençant trop bas pour permettre d'en faire un màt de hune, dont il aurait d'ailleurs la qualité ;

3® Lorsqu'il a de l'aubier assez épais pour, faire craindre qu'en le travaillant il ne faille réduire le proportionné.

in* CLASSE. Mèches et jumelles inférieures. — L'impossibilité d'obtenir que les achats de mâture

n'offrent que des mâts de 1" et V classes oblige d'en recevoir de qualité inférieure, qui d'ailleurs remplissent, à peu de chose près, le même service pour les mâts d'assemblage.

C'est ici qu'est assignée la place de toutes les pièces qui ont quelques défectuosités.

On entend par défectuosités : r Le mât un peu courbé sur deux sens/ ou même assez courbé sur un seul sens pour être obligé de le redresser aux dépens du bois, ce qui en diminue la force ;

2" Le mât chargé de nœuds trop multipliés ou trop gros, ou dont quelques-uns sont gâtés ;

"A"* Celui dont la cime est, ou desséchée, ou dans le cas d'être réduite pour cause d* altération ;

4"^ Le fil du bois tourné, effet des coups de vent que l*arbre a essuyés ;

5*^ Les roulures, gerçures, frottures peu considérables ; s'étant assuré que le mal ne pénètre pas.

Mâts tronçonnés. — Les mâts tronçonnés sont ceux qui, se trouvant coupés par des nœuds réunis, ou par des vices au-dessous de la longueur régulière, sont cependant capables, avec leur longueur réduite, de former des beauprés d'une seule pièce.

Mâtereaux. — Les mâtereaux de 48 à 36 centimètres doivent être d'une belle essence, droits, sans défauts, ayant au moins la longueur portée au tarif.

Menus mâtereaux. — Mêmes conditions que pour les mâtereaux.

190 CLAS^METIT ET G0BA6B

Qualités des mâts. — Le bon mât a le bois de couleur rouge paie, les couches ligneuses ^ales, la substance résineuse suffisamment ab(mdante et par couches régulières, le grain fin et serré, les fibres rapprochées et adhérentes, en sorte que, quand on entame la pièce, les copeaux s'en détachent sans sauter en éclats sous le coup de hache ; et si on yeut les désunir, ils se déchirent au lieu de se rompre. On observe que ces qualités se manifestent principalement dans les mâts de fraîche coupe, et diminuent dans les mâts de coupe ancienne.

Vices des mâts. — Les vices d'essence et même accidentels sont en général annoncés par la couleur blanche et rouge foncé du bois, par le défaut d'une quantité suffisante de substance résineuse, par des noeuds gros, multipliés et gâtés. — Us sont confirmés par les taches, roulures et gélivures que l'on découvre aux deux bouts de la pièce. Ces vices sont principalement :

1® Quand l'arbre est couronné ou mort sur pied, ce qui se reconnaît particulièrement au dessèchement de la tète du mât et à l'altération de toute sa substance ;

2*^ Les roulures au cœur, qui permettent à l'eau de pénétrer dans l'intérieur de la pièce, et provoquent son échauffement et sa pourriture ;

3^ Les gélivures simples et les cadranures, qui, par une ou plusieurs fentes allant du cœur de l'arbre à la circonférence, rompent les fibres du bois et altèrent la force de la pièce ;

DES BOIS DE MARira. 19i

4®L'entr'écorce, la frotture, lorsqu'elles ont donné lieu à un principe de pourriture ;

5^ Des nœuds gros, fréquents, prenant du pied ou du tiers de l'arbre, se détachant avec facilité, ou pourris, ou en rosette, c'est-à-dire, dans la même ligne sur plusieurs sens. De pareils nœuds coupent le mât et le mettent le plus souvent tout à fait hors de service, quand même l'essence serait bonne ;

6® Trop d'aubier, trop d'arc sur deux sens, même sur un seul, le cœur de l'arbre placé sur le côté. Ces trois vices obligeraient de réduire la pièce en la travaillant, au point de ne pas pouvoir compter sur sa solidité dans un mât d'assemblage (1).

' (1) Extrait de rinstruclion du Ministre de la Marine, en date da 21^ février iSÂB.

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