CÉDÉ DU DOCTEUR BOUCHERIE
D'autres moyens sont encore employés pour conserver les bois d'œuvre. Les enduits, tels que les peintures à l'huile, le goudron, le brai, dont on a coutume de se servir, sont excellents pour empêcher que les bois ne soient pénétrés et endommagés par la pluie ou par l'humidité de l'air. Mais on ne doit en couvrir la surfaee entière des bois que lorsque ceux-ci sont parvenus à un certain degré de dessèchement, attendu que si les enduits s'opposent à la pénétration de l'humidité extérieure, ils apportent en même temps un obstacle à l'évaporation de l'humidité renfermée dans le bois et provoquent à l'intérieur la fermentation et la pourriture.
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Les autres proches consistent à expulser la sève des bois abattus et à la remplacer par une substance qui assure leur conservation. Après bien des essais, qui furent tentés surtout en Angleterre, le docteur Boucherie, de Bordeaux, a teouvé un moyra simple de résoudre rioiportant problème de la pénétration des bois. Pour rendre compte de ce procédé et de son degré d'utilité, nous ne pouvons faire mieux que de rapporter Tappréciation qui en a été faite par M. Brongniart, dans un rapport joint aux procèsverbaux du jury de l'exposition universelle de 1855.
« U y a maintenant plas de quinze ans que le doc* » teur Boucherie, dirigé par des étudies scientifiques V très-justes, chercha à faire pénétrer dans les bois » diverses dissolutions par les mêmes voies <pe suit » la sève qui s'élève da^ le tissu ligneux.
» Les procédés qu'il a employée reposent sur ce x> principe, que le liquii]b qui doit donner au bois » certaines propriétés particulières doit remplacer la » sé^e qui y existe, pénétrer dd«ts tous les espaces p qu'elle occupe et l'en expulser complètement.
2> M. Boucherie s'était servi d'abord de la force de 1» succion qu'exercent les feuilles pour &ire pénétrer » dans l'arbre encore vivant le liquide conservateur » qui devait remplacer la sève. Ce procédé trèssimple en apparence était très*diffîcilement appli- » cable à de grandes, pièces de bois et devait en » outre être exécuté sur le lieu même où l!afbre 1» venait d'être abattu et immédiatement après l'atr » batage. Bientôt M. Boucherie vit qu'il pouvait