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reconnaître et propres sans doute au dialecte de telle ou telle province; ainsi Nixouäe, Aude
pour Nxoundns, Aude ; Anuosh&s, Épuoyäe, Mnvoyäs, pour Anuoctévns, Épuoyévne, Mnvoyévns, Lucas pour Lucanus, Silas pour Silvanus (1). Atoyuräe, qui se rencontre dans une inscription de Smyrne, trahit tout d'abord la parenté qui le relie au nom de Dionysos (2). Mais on ne voit pas de quel mot grec ou latin, de quel nom propre d'homme ou de dieu pourrait se tirer, par une altération analogue à celle que nous venons de citer, le nom Asovés, qui se prononçait probablement Devas. J'aimerais mieux y voir un nom barbare, comme on en trouve encore un certain nombre, même à l’époque romaine, dans l'Asie antérieure; il se rattacherait aisément à la racine sanscrite div, d'où a été tiré le mot deva, lequel subsiste encore dans le persan moderne sous la forme dev et avec le sens de démon. Il est très-vraisemblable que les idiomes parlés par les habitants primitifs de l'Asie Mineure, par les populations thraciques de la Phrygie et de la Bithynie, populations que l'on s'accorde généralement à regarder comme étant de race arienne, possédaient une racine aussi importante que la racine dv, et qui a formé, dans les autres idiomes de la même famille, d'aussi nombreux dérivés.
Ligne 4. H xpariorn indique que le père d’Ælia Diotima était chevalier romain : l'équivalent exact en latin serait egregia femina, egregia puella, qui répondrait exactement aux titres de cla-
rissima femina, clarissima puella, souvent donné: aux femmes et aux filles de sénateur. Je ne trouve pas dans les textes déjà publiés egregia puella, mais j'y rencontre une autre forme du même titre, eguestris memoriæ puella, ainsi écrite, EQ. MEM. P. dans une inscription recueillie
par Grüter, que M. Léon Renier a le premier mise en lumière (3).
Bolu. Sur un cippe cylindrique auprès d’une inosquée, MOEMAPIOEOKA vos M TAIEAAAAHEAKMH Taie 20e ANAPITAEKAITAT KAINHTEPATANTO 5 ETHEE@ANONTO
ETGQMHETENAETEM ELTIHIAETO%TTAI EURE NEMRENP BRON
La pierre était brisée; nous avons perdu ainsi au moins une ligne, car les lettres par lesquelles commence ma copie forment la fin d’un mot, et pourtant il ne manque rien à la gauche de ce que j'ai copié. La ligne absente contenait les noms de l'enfant auquel appartenait la stèle, noms dont nous n'avons que la fin. Avec la ligne 2 de la copie commence une inscription métrique dans laquelle le mort, suivant l'usage consacré pour ces épitaphes, prend la parole pour déplorer lui-même sa fin prématurée. Elle était en hexamètres; il y en avait probablement cinq, et à condition de faire à la copie de très-légers changements et de n'être pas trop difficile en fait de grécité, on en peut rétablir ainsi à peu près la moitié :
Ilaës da?
Kai
dr Érralérne #avoy . . . ..
Vhoxepde vedrnros] dvaprée, TU US
»] Let unrépa mévr’ é[duvnpdv, À yevérespa Boor[@v roduèv Jéuas aix xaNimre.
criptions, Partie V, n° 49. M. Waddington (Zxplication des énscriptions , p. 25), le rapproche du gentilitium Divius qui se trouve plusieurs fois dans les inscriptions latines. (4) Wagener, Znscript. gr. recueillies en Asie Mineure, p. 23. Corpus inscr. gr., n° 3827 bb, 3846 v. 3865 o. (2) Corpus inscer. gr., n° 3141, 1. 55.
(8) V. supra, n° 20. L. Renier, Mélanges d'épigraphie, p- 214 et 280. HSM 14
tainement sur la
cer
VIN 1: Âxuñ pour év deu. Avaprés, qui n'est pas un mot grec, se trouve
à 3 ep SN ARTE forme harhare à pierre, et il est difficile de ne pas le rattacher à dvapmélo; jy verrais un forme barbare pour
avégrasos. V. 2. A la place d'éxxsimev, on pourrait supposer un autre verbe avec le sens de
« ayant désolé, ayant affligé mon père et ma mère.» il suffit de modifier deux lettres faciles à confondre avec d'autres pour retrouver xat dans 2x, et pnréoæ dans vntspe.
V. 3. On pourrait, au lieu d'irraérne, lire aussi revtraétns.
qu'il qui décorent en Grèce et en Asie les tombes des Gréco-Romains de l'époque impériale, tous les styles, tous les dialectes se mélangent, et, à côté de solécismes et de barbarismes qui attestent
5. Qu'on ne s'étonne pas de la forme aix pour yaix, que j admets à la fin de ce vers,
serait aisé d’ailleurs de terminer de bien d’autres manières. Dans les rhapsodies versifiées
la profonde décadence de la languë, se trouvent à chaque instant de vieilles formes empruntées
à la langue épique ou lyrique, à Homère ou à Pindare (1).
Bolu. Dans un cimetière, sur un cippe cireulaire,
RENE NTIAE ie AA ER GR