‹ Exploration archéologique de la Galatie et de la BithynieChapitre 17 sur 153 · MEN · texte numérisé non relu

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J'ajoute ici une inscription de Bithynie, que je

ois inédite. Elle à été copiée par M. de Vernouillet, secrétaire de l'ambassade de France à Constantinople, et j'en dois la communication

à l’obligeance de M. Waddington. Elle se trouve sur un sarcophage à Badji-keui, près d'Aksara , entre Nicée et Nicomédie.

Sur le couronnement un nom propre, dont on ne distingue que quelques lettres, celui sans doute du personnage qui à élevé le tombeau. Au-dessous, sur la face principale :

TOMMIONKAEZ=EKEYAZEN Tù pivnueloy xuTecxebucev KAONEMEPIOIKOAOMEITAISYN 2abbe meprorodoueïrar cùv TAIZTEPIKEIMENAIZOIKIAIZMAZSAIS

AANNE =IOPAMIMAEESTÉEONN dvekodiacrov.

Un tel? a élevé ce tombeau avec toutes les habitations qui en dépendent et qui l'entourent, pour que la

propriété en reste inaliénable.

La formule dve£odiuoro se retrouve dans une inscription de Thrace, C. I. Gr., 2050.

Je placerai encore ici, quoique à proprement parler elle n’appartienne point à la Bithynie, une inscription de la Mésie qui m'a été communiquée par M. Cayol, imprimeur à Constantinople ; elle est relative à un citoyen d’une ville bithynienne , Nicomédie, établi et naturalisé à Tomi. Il la tenait d’un voyageur qui l'avait tout récemment copiée à Æustendjé, où le cippe qui la portait gisait parmi d’autres blocs destinés aux remblais du chemin de fer et aux travaux du port. Ce texte concourt avec quelques autres inscriptions grecques récemment publiées en France, et avec deux inscriptions latines que M. Henzen a données dans son recueil (Z. L.S. A. C., 5287, 5287 €), à fixer à Kustendjé la position de l'ancienne Towr, que Forbiger (Æandbuch der allen Geographie, t. x, p.1 099), cherchait à Tomisvar ou à Jeni-Pangola (1).

(1) Découvertes et recueillies par MM. Blondeau et L. Lalanne pendant le cours de la guerre de Crimée, elles ont été publiées par M. Robert, correspondant regnicole de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, et par M. Allard, chargé du service médical dans la région danubienne en Metz, 1857-58, et par M. Allard dans une étude intitulée téressantes de ces inscriptions, 1

1855, par M. Robert, dans les Mémoires de l'Académie de la Dobroutcha, Paris, Douniol, 1859, in-8°. Une des plus ina dédicace d’une statue consacrée à Marc-Aurèle par « la chambre des armateurs de

Tomi » (6 oëxoç rüv év Tôper vavxAtouv), est maintenant exposée au musée du Louvr

auquel elle a été offerte par M. Roionne de même une Corporation, une chambre des Alexandrins résidant à Tomi, otxoc

bert. Une autre inscription mer

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Moi, Timocrate, fils d'Alexandre, né à Nicomédie et devenu citoyen de Tomi où je suis inserit dans la tribu des Romains, ayant vécu honorablement à Tomi, vivant et sain d'esprit, pour moi, pour ma femme Ulpia

Casta, pour mon fils Ulpius Martinus, appartenant lui aussi à la noble tribu des Romains, ................ j'ai consacré ce monument avec le terrain qui l'entoure... Salut, passant.

Cette inscription est intéressante surtout par son orthographe, qui, sans souci de l'étymologie ni de la tradition, reproduit exactement la prononciation, telle qu’elle était dans cette région à partir du second siècle de notre ère. Cest déjà celle du grec moderne; on remarquera e: pour « (Il. 1, 14, 16), et : pour «: (Il. 3, 8); «pour o (1. 20); e remplace «1 (IL. 5, 10, 11, 21), et «& la diphthongue ev (l. 17). L. 1, je lis Tuoxoérne au lieu de Ilyoxpétns, nom inconnu et d’ailleurs inexplicable. L. 5, il n’est pas douteux qu'il faille substituer Topétns à l’inexplicable Iuirns que porte la copie. L.7, l': dans Pouyéov doit être aussi le résultat d'une erreur de transcription. L. 14 et 15, au lieu de goreuov, qui ne présente aucun sens, je lis ootépov pour gtoriuov; C'est ainsi que, dans une inscription de Prusias ad Hypium, la tribu Augustéenne s'intitule à xpariorn quxn Xebaornvé (Le Bas, Jnser. gr. et lat. recueillies en Grèce el en Asie Mineure, t. WI, n° 1178). Le nom de la ville est ici 4 Téys, comme dans l'inscription donnée au Louvre par M. Robert; dans les inscriptions latines, le titre donné à la cité est Civitas Pon-

tica Tomitanorum.

rôY An avd pétov. L’épitaphe d’une femme de Sidon, trouvée au même endroit, achève de prouver quelle population

nombreuse et mêlée le commerce avait appelée à Tomi.

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