‹ Exploration archéologique de la Galatie et de la BithynieChapitre 34 sur 153 · AU · texte numérisé non relu

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malhabile par une préoccupation prosodique; y É

, c'est-à-dire «s'attache après la mort, reste

attachée à. » Remarquez wœisÿhé pour és

se en

On trouvera peut-être que je me suis trop appesanti sur cette épitaphe; Franz l’aca passant, d’un mot bref et dédaigneux, de n'être que pure hyperbole, et M. Waddington n'y voit aussi qu'un centon sans intérèt. Je ne prétends point dissimuler ce qu'elle semble contenir d'emprunts, et pourtant il y a là de vives expressions, des vers qui, de quelque provenance qu'ils soient, me paraissent avoir un accent naturel et pénétrant.

N. 777 (C. 3857. n.), pas de variante. — N. 780 (C. 3857. t.), L. 2 ZUNTEC, au lieu de éœuroïis C@vr:s. La tombe est chrétienne; une croix est gravée au haut de

un mot sauté : EAYTOICETI

la stèle. Trois figures grossièr

‘ement sculptées en occupent le centre, et, en bas, des outils de

maçon indiquent la profession d'Euphron. — N. 781 (C. 3857. r.), ma copie ne porte que les N. 783 (C. 3857. p.), je ferai remarquer que ma copie

deux dernières lignes de l'inscription.

porte, comme celle de Le Bas, ce nom de Adooauos que j'ai déjà signalé sur une inscription de Kotiaïon (1), et que Franz change arbitrairement en Auccéoe. Le christianisme paraît s'être introduit de bonne heure dans la grande Phrygie et y avoir rapidement prospéré; voici à Altun-tach deux inscriptions chrétiennes: celle-ci, qui porte la mention Xgnotiavot Xençtiavé émoinowv et le n. 780, où j'ai signalé la présence de la croix. À Ghedjik, village situé à quelques kilomètres

d'Altun-tach, Le Bas a lu une autre épitaphe qui se termine par Xpnoavolt Xonçr] tva (N. 785. C. 8857. g). Toutes ces inscriptions, d’après la forme des caractères et le style des sculptures qui les accompagnent, ne peuvent guère être postérieures au troisième siècle de notre ère. Ainsi, plusieurs générations avant Constantin, dans cette partie de l'empire, les fidèles du nouveau culte étaient assez nombreux et se sentaient assez forts pour prendre publiquement, sur une stèle exposée à tous les regards, ce titre de chrétiens. Ce qui confirme la date que nous assi-

gnons à ces stèles d'Altun-tach, c'est une inscription de Trajanopolis (Ouchak) qui contient aussi,

après le nom des défunts, la mention Xgroravoie, et qui est datée de l’an 279 de notre ère (Le Bas, 727. C. 3865. L.). D'après le texte qu'a donné Le Bas de cette épitaphe et la description que M. Waddington fait de la stèle, nos pierres tombales d’Altun-tach et de Ghedjik ressembleraient, et pour la forme des lettres et pour le style de l'ornementation, à la pierre d'Ouchak, qui a une date certaine, et elles seraient, par conséquent, à peu près de la même époque.

Voici enfin une inscription que nous copiâmes à Koutahia, dans la maison d’un Grec nommé Khadji-Evren-Oghlou, mais qui provient d’Altun-tach, d'où le père du propriétaire actuel, nous dit celui-ci, l’a apportée pour orner sa cour.

Stèle haute de 0%,80, qui représente une femme debout entre deux pilastres. Sculpture el ornementation, le tout est d’un travail détestable. Hauteur des lettres, 0®,02.

APTIMETEYOMENHNZQOHCBPEDOCHP TACEAAIMANOYMATPIETINHAHETPE NENO.ATPYHQOMEMATPONAAAEON..

NHNHMHO@EAMOABIONEINAIHAEC MEMOIPAKA@HPTIACEKAINIIEAA IMETAAYITEITHECMEMNHL ONTANTAATAOOCKAIEYTYX +. mévra dyyabès nai ebruy[ñe. Une ligne illisible.

(4) Voir plus haut, page 120.

On reconnaît encore ici d'informes vers; cela commence en général à peu près correctement 7 Le} ?

mais cela se gâte dès la seconde ou la troisième ligne :

Et Ne ñs Bpépoc pTuce daiuov

Âpri ue yevouévnv C

Sur le pied du pilastre de gauche on lit quelques noms très-effacés. Voici les lettres que j'ai déchiffrées :

OYKOÏA AE QT CNE.

RERNÉONSS ATTICNEÏTENENS HE.

ATAOQN Àyélov.

Kurdheui est un petit village situé au nord-ouest d’Altun-tach, Une rixe, qui fut tout près de devenir

sanglante, s'y engagea entre un des hommes de notre suite et les gens du pays. Cette dispute, où nous faillimes pour la première fois faire usage de nos armes, nous décida à ne point prolonger notre séjour dans ce hameau. Nous y avions pourtant aperçu du premier coup d'œil différents ves

tiges antiques. Sur la hauteur qui domine le village se trouvent les restes d’un château byzantin, et, au pied de la colline, dans un ravin, gisent des füts de colonne d’un très-grand diamètre (1,20). Un d'eux à 5",90 de long. Tous sont sans cannelures. Enfin, on trouve dans le cimetière et parmi les maisons plusieurs stèles funéraires. Voici les inscriptions que l'on peut encore déchiffrer :

Une ligne illisible.

dé ve A AAA E | ... x] Âu CYNTUTAMBPU cùv rù yaupù AYTUNZUTI adrav Zon- KWKCYNTOIC ® (ai) cv + 5 €FTONOICAYTUN ëyhrévor adrôv AAEZANAPEIA AXe£ard'ocia KTEAECHOPUW (at) Tarecodow KAAEZANAPU (a) AXdDo@ CYNBIWETOIH cuvbio éroin- 10 CAN Gay.

Cippe quadrangulaire. La face postérieure seule , qui était peut-être adossée , ne porte pas d'écriture. Sur les trois autres faces il y a des lettres jusque sur les moulures de la base et du couronnement; mais l'écriture est bien effacée.

LB Sur les moulures de la corniche.

TPOPIMOCEYTYXOYCENO Todpuos Eüriyous év0[x

TPOCTATEPANAIAYOON mode marépav aïAvbov.

Sur le dé.

TONCOHHCEMEAIAACKAAO Tv copine auè Ndésuso| y ENOMONENOAGAAKETE y Moov éva Adue réfus 5 @GANATOIOKAITAOYTEO Ouvéroro xaù Touréo js

OIKIANM@NGOCITANT@N NEKY@NYVXALIMAPEAEZA sov dy OXHPON éOVAANTICOA so yüpov. Où dy ris Oa-

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AYP.TATIAAITOMHNEMIN CYNBIONEMIO ÉHOANE AYTRAVKABANTIEBAO MAIKONTAETHCÉAAE MHCTOPTHCENOATMPOE TAOVTEOCHAYOEAOM KYPIAKONTAPEIQAI TOMHNEHEATIICITAYTHCÉ NONHCTAMETHCCVN ZEVXOHNAIOAAÀ AMAGTANBPOC FAPOYTOCKINANOC KAMOICYNIAPYCETVN BON.AAEMOIHNHMHE XAPINBAMONIAPYCAM EN®OAG AOZANONHTO MMMOCYNONAE€ OYÉéXAIPOICHCOA

IT. Face gauche.

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Bélou + Xafoois a6b[A Je.

Le reste de l'inscription est si effacé que je ne peux plus lire.

IT. Face droite. C’est la plus maltraitée de toutes par le temps.

AMMIAOYMATIITIN THITQC OANECHAHTICMEYAOYC

© ANECHTICEKIXHCATOMOIP QANTTPINCE NYN+IKONICTE+ NONKOCMHCAMENHNOAAA

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Comme dans plusieurs inscriptions que nous avons déjà rencontrées, nous avons ici un centon de vers hexamètres et pentamètres pris à droite et à gauche, et si inexactement copiés ou arrangés, que les règles de la quantité sont à chaque instant violées. Il n'y a d'ailleurs pas à regretter beaucoup de ne pouvoir lire plus complétement toutes ces banalités dont nous retrouvons l'équivalent dans tant d’autres épitaphes.

I. L.2. Je lis rpbs mutéouv aivdov. Le v est euphonique; on retrouve, dans le cours de l’inscription, un autre exemple de cette licence, qu'explique la difficulté que trouvait à mettre la mesure le pauvre poëte ignorant et inexpérimenté (DL 12,

dun pour Yyt). On a des exemples de WnTé (Thesaurus, éd. Didot, s. v.). J'ai trouvé wreuv dans une inscription de Claudiopolis (n. 34). Ces accusatifs étaient probablement usités dans le dialecte local. M. Waddington cite, pour Kotiaion et ses environs, za

épav, Ouyarépuy, veérita, Féreovay (Le Bas, Voy. arch. V. notes, au n. 817). que nous avons dans la tro forme du même genre.

Peut-être Hop T AT,

ne partie de cette inscription, 1. 10, est-il une La lettre 6 de la 1. 3, que j'ai mal lue, doit être un @ ainsi formé : +, et suivi d'un 1, Franz signale cette forme du o (Zlem. Epiq. gr., p.346), mais il l'indique comme n'ayant été

rencontrée que sur des pierres gravées et des médailles. En voici un exemple dans une inscription ; ce caractère se présente de la manière la plus claire, L L. 26 et 27; Il, 8; III, 4, 11. I, L. 27, se retrouve le

même groupe de mots : +by soc

uè décamdoy, qui ne peut laisser de doute sur la restitution que nous proposons pour la ligne 3. L. 4, Trophime était sans doute maître de philosophie rétribué par la ville,

et jouissant en cette qualité des priviléges, des immunités que 1

lois impériales accordent à certains professeurs ; c’est cette situation officielle que désignerait le mot évvop lui-même pour üaye. L. 8, 400 ne peut être que pour yztpwy ; dans toute cette inscription, & et n se remplacent; ainsi on Be IPS

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