‹ Exploration archéologique de la Galatie et de la BithynieChapitre 37 sur 153 · PRES · texte numérisé non relu

PRES

Ti cmeSdoucu Odves LoBv,

gl ce vuveurby Ÿ orépavos tosufsapes 8 datés,

evbæéous

ia ;

nn Hal TOTVIX [LATE

iv cou JAopéraruy ua dbdhdweurov Auxtnv.

ira Von Âvyias bavoians

À SN loTato rarpi AÛE

siuap dë Gavoÿse

++ Ouvéroto.

Ammia, notre fille, toi dont l'esprit avait tant de finesse et de grâce, comment es-tu morte si tôt? Pourquoi t'es-tu hâtée de mourir, et quelle est celle des Parques qui t'a frappée, avant que nous ayons pu, dans la

chambre nuptiale, Vorner du bandeau d’hyménée? Pourquoi quitter ainsi ta patrie et tes parents plongés

dans le deuil ? Tout le monde te pleure : ton père, tous tes concitoyens, et ta respectable mère; Is gémissent sur ta fraîche jeunesse qui n’a pas connu l’hyménée. — L'ombre de la morte Ammia leur répondit : elle qu’avait piquée l’aiguillon de la mort, pendant neuf jours après sa mort elle leur apparut pendant leur sommeil.

— « Ne pleure pas, père accablé de douleur, ni toi, ma mère; la mort est la fin de tout. »

Rien n’est plus vague que les banalités qui forment le fond des trois épitaphes que nous venons de commenter et de traduire ; les personnages ici mentionnés n’ont aucune importance historique, et l'inscription ne nous donne même pas, dans sa phraséologie toute conx entionnelle, de ces détails intimes qui ont leur importance pour l’histoire des sociétés humaines et des sentiments innés au cœur de l’homme. En revanche, cette triple inscription a son intérêt pour la paléographie etl'histoire de la prononciation ; on y trouve l'emploi d’une forme assez rare, du caractère + pour +; on y trouve

l'äta représenté par &, et semblant être identique pour l'oreille avec cette diphthongue, ce qui prouve qu'à l’époque où cette inscription fut gravée, on n'avait pas encore confondu partout le son de l’#rz et celui de l'iüre. Dans la même inscription pourtant, quelques indices montrent que dans certains mots cette confusion de sons commençait déjà à se produire. Il resterait à savoir à

quelle époque appartiennent ces textes épigraphiques, qui ne contiennent aucune donnée chro-

nologique. La forme des caractères, la maladresse avec laquelle est manié le plus simple de

tous les mètres, tout cela nous porterait à la croire plutôt encore du troisième que du second siècle de notre ère; les rhythmes fondés sur la prosodie, dont le sentiment se perd de jour en jour, sont près de disparaitre, pour être remplacés par celui qui ne se fonde plus que sur l'accent tonique.

Gheidjik est un petit village au nord-ouest de Kurdkeui; nous y copiämes deux inscriptions autrefois transcrites par Le Bas (nn. 784, 786. C. 1. G. 3857

au nord-nord-est de Gheïdjik) est un bourg plus important. Gisant près d’une cabane, un

aQrri

k, 38571), Zemmeh (une heure

énorme morceau de marbre se laisse encore reconnaitre pour le train postérieur d'un grand lion dont les épaules et la tête ont disparu. A 600 mètr

hauteur, nous remarquons un ancien cimetière ture rempli de débris d'architecture et de

à l’ouest du village, sur une petite

stèles dont beaucoup portent des figures de grandeur naturelle, analogues à celles que nous avons décrites à propos de Koutahia. Malheureusement, bien peu d'inscriptions sont encore lisibles.

Sur une stèle qui porte à son sommet, dans un fronton circulaire, deux lions affrontés ayant la patte sur un sanglier terrassé. Lettres de 0m,015.

TION AAEZANAPOTATPIKAINANA .MHTPIE. . . .QNHTO.TEEAYTO...NEIMETEIMHANP

Le nom de Nés, que j'ai déjà trouvé dans une inscription d'Altun-tach (n. 88), parait avoir été un nom assez fréquent dans cette contrée. Il ne figure pas dans la seconde édition du dictionnaire de Pape.

Sur une corniche. Lettres de 0w,04,

IZFOYIRONAAOYINONAPXIEPEA I(aiov) Seouivèv Amouwvèv dpyiepé

Caïus Sévinus Lévinus, grand-prêtre.

Les noms Sevinus et Levinus ne

tient pas encore rencontrés transcrits en grec. Avant Sevinus, il faut probablement lire L, au lieu de I. Ce personnage était peut-être grandprètre de ce Z

vos qui parait avoir été la principale divinité de ce canton.

Nous avons recopié à Zemmeh le n° 3829 du Corpus, qui a été publié d’après une mauvaise copie. Le mot qui forme la première ligne est EHETHAIOC ; c'est le nom latin Sextilius. L. 4, il y a POY®INH et non POY®H,

Toute cette plaine, où l’eau ne manque pas et où le sol parait très-fertile, parait avoir nourri autrefois une riche et nombreuse population: elle mériterait d’être tout entière soigneusement explorée; il faudrait en visiter tous les hameaux , tous les cimetières. On nous avait indiqué plusieurs villages où il y aurait, nous assurait-on, des inscriptions et des débris de diverse nature; ce seraient Akfché-Keui, à une heure, Abbiu, à deux heures de Kurdkeuï, T'chakal-Keui, où la carte de Kicpert marque des ruines. Le temps nous manquait pour faire ces détours. C'est à Abbia, à ce que nous apprenons, qu'il y aurait les vestiges les plus considérables.

Sur les pierres tombales que nous avons remarquées dans les cimetières de la plaine d'Altun-tach, nous avons souvent retrouvé une disposition qui nous avait déjà frappés à

(A ga

Koutahia : ce sont des figures d'hommes et de femmes, dans l'attitude du repos, occupant le haut de la stèle. À Zemmeh, nous avons observé une autre particularité, un autre arrangement. Plusieurs stèles portent à leur sommet, dans un fronton semi-circulaire , deux lions affrontés, qui ont la patte ici sur un sanglier terrassé, à sur un lièvre. Sur d'autres pierres, c'est un aigle qui tient un petit oiseau sous sa patte. Sont-ce là de purs motifs de décoration, ou faut-il y voir des symboles dont il y aurait lieu de chercher la signification? Ce qui est certain, c'est que dans les monuments de l’art primitif, de l’art indigène de cette contrée, on retrouve ces animaux groupés de la même manière. Nous nous bornerons à rappeler la belle tombe creusée dans le roc à Æwmber, où deux lions que sépare un vase occupent le milieu de la façade (v. planche 7), et le bas-relief de la porte d'£Zuiuk, en Cappadoce, où un aigle à deux têtes a chacune de ses serres posée sur un animal que l’on a pris tantôt pour un lièvre, et tantôt pour un rat (v. planche 68).

Page 1