PICHMICH-KALÉGI. — FORTERESSE TAILLÉE DANS LE ROC
Du sol de la porte extérieure formée par deux rochers écartés à la base, un escalier droit (G), taillé dans le roc,
conduit au sol intérieur de la forter sées ou détruites.
se. Les marches de cet e
alier sont en par Le sommet tout entier du rocher fut aplani, sauf en quelques points peu saillants vers le milieu de l'enceinte, où la roche fut laissée à l’état brut. On réserva dans tout le périmètre la muraille ou le parapet plus où moins élevé qui
forme l’enceinte, et dans les saillies de rochers les plus volumineuses on creusa les chambres moaolithes, de forme
rvÉes
cubique, CC’. La muraille d enceinte, dans les parties construites de main d'homme ou dans celles qui ont été ré
dans la masse, est beaucoup plus haute sur les points où les flancs du rocher moins élevés, moins abrupts, auraient per-
mis un accès plus facile. Ainsi, dans toute la moitié sud du périmètre, où la hauteur à pic est très-grande, la muraille
n'est qu'un parapet inés
1 d'une hauteur moyenne d'environ 1",25. Cette hauteur plus ou moins grande est indiquée sur le plan par la teinte plus ou moins foncée des différentes parties de la muraille. L’escalier À, creusé dans la mas
, aboutit à une fissure de la montagne; cette fissure forme une sortie cachée entre
les rochers qui servent de base à la forteresse. Au bord des parois verticales de cet escalier le rocher est resté brut; auprès de la première marche se trouve réservé un piédestal cylindrique, peu élevé, dans le milieu duquel est un trou
qui, peut-être, servait à planter un étendard. Cet escalier a 1",55 de largeur en haut et 1",30 en bas; il est composé de
24 marches dont les deux tiers sont à ciel découvert; le rocher, taillé en forme de voûte eten partie écroulé, recouvre le
; reste. Du pied de la dernière marche au sol de la forteresse il y à 7",20, ce qui donne une moyenne de o",30 pour Le
hauteur de chaque marche. De ce même point inférieur, en M, s'élèvent, sur les parois verticales, deux rainures de
0",06 de largeur, qui correspondent à une ouverture de même dimension dans la voûte et dans le sol supérieur. Cette
disposition paraît avoir servi à faciliter le mouvement d’une sorte de herse qu'on lais
ait tomber à volonté pour fermer cette entrée. Le corridor qui, du bas des marches, conduit à la fissure extérieure, semble à l’état brut et naturel ; cela ferait croire que l'existence de cette antractuosité a donné l'idée de creuser l'escalier qui vient y aboutir. Toute cette disposition rappelle la grotte d’Aglaure, située au pied de l’acropole d'Athènes, et au fond de laquelle une fissure du rocher ouvre un passage qui permet d'arriver dans l’intérieur de la citadelle. C’est par cette ouverture que les Perses de Xer:
Parmi les trous plus ou moins grands, de formes
ès y pénétrèrent (V. l’Acropole d'Athènes, par 2. LAID 272107)
variées mais régulières, creusés dans le sol de la forteresse, il en est
trois, marqués B, qui, vu leurs dimensions (2",80, 2",40 de longueur), ont pu être des tombes. B/ est un autre trou, de
forme rectangulaire, beaucoup plus grand. Il a 4",74 de long sur 1",70 de large et 2",00 de profondeur. Sur ses bords
sont visibles les trous d'encastrement des dalles ou des poutres qui recouvraient cette grande excavation. Vers le point
E, une sorte de large banquette, saillante surle sol d'environ 6”,40, a été réservée dans la masse; elle est creusée cir-
culairement comme pour obtenir la disposition d’un foyer. À peu de distance, les trous B” et B'”’ creusés régulièrement en forme d’ovale et de trapèze, près de la chambre L, semblent désigner ce côté de l’enceinte comme ayant été consacré
à des usages domestiques. Une légère surélévation du sol, parfaitement dres
é en cet endroit, indiquerait aussi que des
chambres y ont été construites. En B’”’ est un trou circulaire qui semble l’orifice d’une citerne, d’un silo, d’un #résor
peut-être, aujourd’hui obstrué et presque comblé. Cette excavation rappelle les silos à voûte conique des catacombes de Syracuse et ceux que l'on voit également en Sicile, à Girgenti, près de la grande muraille de l'antique Agrigente. (Voir sur des excavations du même genre, en Phrygie et en Lycie, ce que dit M. Texier, Univers pittoresque, Asie Mineure, p- 420.) Au point K se trouve une autre excavation aujourd’hui remplie de terre et obstruée par la végétation, dont le sol est en pente et qui semble l'entrée d’un souterrain qui serait creusé sous la plate-forme. Plusieurs des trous dont nous venons de parler sont revêtus intérieurement d’un enduit rouge.
Le sol des chambres C, C' es
surélevé de quelques centimètres, les murs ont o",85 d'épaisseur. La chambre C a deux > ;
fenêtres ou lucarnes ; dans la chambre C', à gauche de la porte, dans l'angle, est creusé un trou carré peu profond. La
face orientale de cette dernière chambre est formée par un seul bloc de rocher taillé. La porte est rectangulaire, mais
elle est surmontée
à l'extérieur d’une rainure de forme plein-cintre dont le diamètre est plus grand que la largeur de
la porte et dont le centre est à la hauteur du dessous du linteau. Était-ce une décoration ou l'encastrement de construc= tions plus récentes appuyées sur cette paroi? Cette dernière supposition est plus probable, parce que, au sommet de cette rainure demi-circulaire, commence une rangée horizontale de trous carrés, espacés régulièrement, et qui ont dû être
creusés pour recevoir des abouts de poutre
À droite de la porte, à 1",20 environ du sol, au point marqué D sur le plan, se trouve, gravée sur le roc, notre inscription n° 97. |
Les murs d’une quatrième chambre, percés de lucarnes, existent en L, Cette chambre est aujourd’hui à ciel ouvert ; le plafond n’a probablement pas pu être taillé dans le rocher; on l’a formé de matériaux peu durables ou de blocs ra p=
portés qui ont disparu.
T. Le 43
A l'angle sud-est du parapet deux sortes d’éperons intérieurs ont été réservés. Ils sont taillés régulièrement, et deux rainures verticales sont creusées sur les faces intérieures. Entre les deux éperons un enfoncement rectangulaire est creusé de o",10 environ dans le sol et une sorte d'embrasure est ménagée dans le parapet. Tout ceci nous semble indiquer l'emplacement d’une machine ou d’un engin quelconque.
La partie supérieure de la muraille F est trés-récente, au moins relativement, car les chaînes en bois que nous avons signalées sur ce point se retrouvent dans toutes les constructions turques analogues, par exemple dans une grande partie de la muraille sud de l'Acropole d’Athènes, réparée par les Turcs. Dans l'appareil antique qui forme la partie inférieure
de cette muraille, les grands blocs, assemblés sans ciment, sont disposés par assises horizontales, mais les joints, comme aux murs de Mycènes, de Platée et de Chéronée, ne sont pas verticaux. Une porte rectangulaire percée dans cette muraille F n’est pas la porte primitive, elle a été bouchée.
Parmi les tombeaux creusés dans les rochers qui entourent le tombeau de Midas, il en est plusieurs qui offrent la même disposition à trois sarcophages que nous avons décrite plus haut à propos des tombeaux voisins de Kumbet. Un autre,
assez grand et malheureusement presque détruit, présente une imitation de poutres et de caissons. Quelques-uns ont un
frunton grossiérement figuré. Enfin il en est un qui montre encore une corniche saillante au dehors, formée d’éléments
grecs assez imparfaits, et qui était soutenue par deux colonnes aujourd’hui disparues.