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STÈLES FUNÉRAIRES

Il n’y a rien à ajouter à ce qui a été dit, page 45, sur la stèle de Boli. Nous devons rectifier, pour la stèle de Koutahia, la dimension portée sur la planche, par erreur, à 2", 20. Cette hauteur est en réalité de 1”, 40.

at offrir un certain intérêt pour l'étude des armes

Les lances qui sont figuré antiques. Toutes deux sont composées de trois parties distinctes : la tête (cuspis),en bronze ou en fer; le bois (4astile);

à droite et à gauche de cette stèle peuv

et une pointe de métal au bout inférieur (spiculum), qui servait à ficher l'arme en terre et devenait aussi une arme offen-

ée.

sive quand la tête était endommagée ou bris

Les têtes de ces lances sont larges, elles sont à trois pointes (4rifax), une en avant et deux en arrière; cette particula-

rité, jointe à l’espèce de garde (mora), que porte l'une d’elles, nous fait croire que nous avons plutôt ici la représenta-

tion d’épieux de chasse (vexabulumi), que d'armes de guerre.

GHIAOUR-KALÉGI.

Dans les trois enceintes de cette forteresse l'épaisseur moyenne des murailles est de 1 mètre.

Les parties de murs qui ont conservé plus ou moins de relief sont teintées en noir sur le plan; celles qui sont rasées au niveau du sol sont laissées sans hachures.

Les fondations de ces murs ne doivent pas être profondes, car, sur le plateau, le rocher perce partout le sol, et l’on a dû trouver bien vite, sans creuser profondément, une assiette solide pour ces puissantes murailles.

Les murs qui entouraient le plateau vers l’ouest ont dù appartenir à un mode de construction rectangulaire disposé

par assises plutôt qu'au système polygonal, car ce qui reste de ces murs offre, au niveau du sol, un arasement parfai-

tement horizontal.

Nous donnerons, au chapitre de la Galatie che IX, et qui sont relatives aux ruines de Pessinunte.

l'explication des figures qui remplissent la partie moyenne de la plan-

Nous placerons ici une inscription qu'a recueillie à Vezèr-Keupru, dans l’ancien royaume de Pont, M. Jules Léonard, missionnaire protestant à Mersiwan, et dont il a bien voulu nous donner copie. Ce n’est malheureusement qu’une épitaphe assez insignifiante.

Dans le village d’#wvdan-Aeu

à trois milles de Vezir-Keupru, se trouve, encastrée dans la mosquée, une stèle à fronton triangulaire, qui porte l'inscription suivante. Hauteur de la stèle, 1m,60 ; hauteur des lettres, 0m,03. J'ai deux copies, dressées par deux des missionnaires. Je donne ici, sans y rien changer, la moins défectueuse, et je m'aiderai de l’autre pour restituer le texte.

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Ici la terre chérie renferme Akyléinos et sa compagne Teiméa, l’âme s'étant envolée vers le ciel. Ils vécurent avec une sagesse qui mérite des éloges et des regrets extraordinaires, offrant à Dieu le pur hommage de sacrifices sincères. Pendant toute leur vie ils s’aimèrent d’une égale affection et firent les mêmes œuvres.

? - Leur serviteur, Kyriakos, leur a élevé par piété ces stèles funéraires. les consacrant à leur mémoire.

Il me parait plus que probable que c’est ici une inscription chrétienne. Le nom de Kypraxés suffirait à lui seul pour accuser une époque très-basse; le contexte de l'inscription et les idées qu’elle contient confirment cette induction. Il y a bien une couleur chrétienne dans cette adoration pure et ces véritables sacrifices offerts à Dieu, dans ces œuvres semblables que les deux époux accomplirent ensemble. C’est d’un ménage chrétien qu’il s’agit ici.

Malheureusement le texte, par suite du mauvais état de la pierre, ou plutôt de l'insuffisance des copies qui nous ont été communiquées, ne se laisse pas restituer partout d’une manière satisfaisante.

L. 3. La copie B porte TEIMHIN; si l’H existe réellement sur la pierre, il est pour E, qui luimême remplace ici la diphthongue &. Le second +, dont la place n'existe pas, à ce qu'il semble,

to

aurait été sauté par le graveur. Je ne vois pas quel autre nom de femme on pourrait supposer ici, à moins qu'on ne veuille y chercher un accusatif irrégulier de T6.

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