‹ Exploration archéologique de la Galatie et de la BithynieChapitre 59 sur 153 · C. Flaminio C. f{ilio · texte numérisé non relu

C. Flaminio C. f{ilio

Pol(lia) Severo

SCRIBAE scribæ VAE ANNE vixit an(nis) LX:MEN: quinquaginta, men(sibus).

Voir sur cette inscription, et sur la situation qu'avait probablement ce C. Flaminius Severus, ma thèse, p. 139.

Nous avons en outre recopié les inscriptions qui portent dans Le Bas les n% 1787 &s, 1796, 1801. Les anciennes copies des n° 1796 et 1801 sont plus complètes que les nôtres; les marbres ont souffert depuis le moment où ces inscriptions ont été transcrites pour la première fois. Pour le n° 1785 (Hamilton, 124), nous indiquerons quelques corrections. L. 1 SARI‘IM. L. 13, Ava, et IL. 14, nn.

Nous arrivons maintenant aux inscriptions grecques ; nous en ouvrirons la série par une longue inscription que nous avons découverte dans la cour d’une mosquée qui date du temps des sultans

Seljoukides, et qui porte le nom d’Ars/an-Hané.

Stèle de 1,50 de hauteur, 0,80 de largeur. Les lettres des sept premières lignes et des cinq dernières ont 0,08, et celles de toute la partie intermédiaire, 0,02.

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idtoy AvÉoTnos.

Voici ceux qui ont dressé la stèle, avec les noms qui y sont gravés : P. Alfius Maximus étant gouverneur de la province, M. Papirius Montanus étant grand-prètre, Cl. Babina la jeune étant prêtresse d’Auguste, Julius Ælius Julianus étant hiérophante à vie.

Asclépios, fils de Borianus Tibérius Bocchus Tibérius Lucius

is, fils d'Alexandre.

Statorios, fils d'Alcimus Acy Tiberius Claudius Stratonicus a élevé à ses frais la statue du seigneur Auguste, avec l'inscription qui l’ac-

compagne, et a remis le tout aux prêtres chargés du culte.

Ce qui fait, comme nous l'avons indiqué ailleurs, le principal intérêt de cette inscription, c’est qu’elle nous donne, à défaut du nom de l'empereur qui manque ici, le nom d’un gouverneur de Galatie, P. Azrrus Maximus, inconnu jusqu’à ce jour. Nous avons dit pourquoi il nous parais sait probable que cette inscription doit être attribuée aux règnes d'Antonin et de Marc-Aurèle (1). Dans le légat ici nommé nous avons cru reconnaitre le P. Alfius P. F, Gal. Maximus Numerianus Licinianus, qui est mentionné dans une inscription de Tarragone (2).

Les premières lignes de l'inscription nous manquent. Peut-être auraient-elles jeté quelque jour sur la question de savoir si &véorno: doit se traduire comme nous l'avons fait par @ érigé ou bien par a relevé. D'après la traduction que nous avons donnée, voici comment le travail se serait partagé : Tiberius Claudius Stratonicus aurait fait les frais de la statue et de l'inscription en l'honneur de l'empereur, inscription qui figurait sans doute sur la face antérieure du piédestal dont nous avons ici la face postérieure. Quant aux personnages, au nombre de plus de quatre-vingts, qui figurent rangés sur deux colonnes, dans cette longue liste , ils n'auraient supporté que la dépense de cette plaque de marbre et de la gravure des noms qu’elle contient. De nombreux exemples réunis dans le Thesaurus (3) prouvent que le verbe dviorau, en parlant d’un édifice, d’une stèle, d’un tombeau, etc., ne veut pas toujours dire relever, reconstruire, restaurer, mais est souvent un simple synonyme d’évatint, et signifie élever, construire, placer, dresser. S'il s'agissait ici d’une réparation par Tiberius Claudius Stratonicus d’une statue impériale renversée à la suite d’un accident quelconque et d’une restitution des inscriptions qui l'accompagnaient, le mot évésrnce serait vraisemblablement accompagné de quelques détails sur les circonstances qui avaient accompagné la ruine ou tout au moins la détérioration du monument. Ce qui présente quelque difficulté, c’est ce obv +aic vezpais vois ispovoyois (1. 53-54). Le sens très-net de ispoupyés, qui operatur sacris, sacerdos, ne permet pas de faire rapporter rois ispoupyois à exquis. Il ne reste donc qu’à voir dans vois ispoupyois un datif d'intention. Quant à ce que l’auteur de l'inscription entend par yeaçat, il nous est impossible de le déterminer. S'agit-il de fresques peintes sur les murs du temple ou de tableaux accrochés aux parois de l'édifice ? Ou bien serait-il question ici des bas-reliefs qui auraient orné le piédestal de la statue, sens qui n’est pas habituel, mais que semblent pourtant conduire à admettre un passage de Platon et un passage d'Euripide, où le mot yexe4 parait signifier image ciselée, sculptée (4)? En tout cas l'expression oùv vais yomgaie est à noter : d’autres textes, où se trouveraient quelques détails accessoires, permettront peut-être un jour ou l’autre d’en déterminer le sens avec plus de rigueur.

L.8, Bo de Sopugépos il ne se soit formé par voie d'abréviation populaire un nom Aogue&s; cette terminaison vers à des noms appar-

2v65, nom nouveau. L. 21, Acevecÿ est une faute du graveur pour Aoguoéoou, à moins que

les premiers siècles de notre ère paraït s'être imposée, dans les provinces orientale tenant à des catégories différentes, et les uns d’origine grecque, les autres d'origine latine (5).

(1) De Galatia provincia, p. 131.

(2) Gruter, CCCL, 7 (Orelli, 3136). On trouve aussi mentionné dans Gruter (DCCLHI, 7) un L. Alfius Maximus , qui ne parait pas avoir rempli de fonctions publiques.

(3) S. v. évicruw, éd. Didot.

(4) Voir le Thesaurus linguæ Græcæ, éd. Didot, s. v.

(3) Nous avons rappelé p. 52-53 du présent ouvrage les noms Nixouëe, Atouäe, Anpoctäe, ‘Eouoyäe, Mnvoyc, Avxës,

ZEUS, Auvur&e, etc.

L. 39, Éasod est un nom dont nous doutons; un morceau de l'estampage a été enlevé en cet endroit, etla forme que nous donne notre carnet ne paraît pas pouvoir s'expliquer d’une manière satisfaisante. L. 47, Béfoos, nom nouveau qui appartient au même groupe que Babgius, le nom du célèbre fabuliste ; Ebev}05, autre nom nouveau, formé d'une manière très-régulière.

Sur un piédestal quadrangulaire, dans le mur de Dich-kalè, près la porte d’4#-bazar DS000S [ee rèv vièv re] MHTPOTOA pnroomdA[ eue, TPATONTHE TRÔTOV TÂÇ ETTAPKEIAZ DAAHMHTPIOZ PA(d6106) Anphrptos JT © PAN OMHYXAX dyopavouisag KATONOOE Spisl x(ai) dywvober- LEA TONKOZ Gas TÔv xd MONTOYTENOYYE gov roÿ yévous.

En l'honneur de. .…., fils de la métropole, le premier personnage de la province, Flavius Démétrius, qui

a été agoranome et agonothète, et qui veut rendre hommage à celui qui fait la gloire de la famille.

Le nom du personnage à qui avait été élevée la statue manque. Nous avons restitué vièy tÿc unrporékcws d’après l’analogie d'inscriptions d’Ancyre où se trouvent les formules vide quAñs (1), Juyérno parporékeus (2). La formule uièe rie réksoe se trouve dans une inscription d’Assos (3). Les fonctions d’agoranome et d’agonothète sont mentionnées dans de nombreuses inscriptions d'Ancyre. Nous traduisons yévos par famille et non par nation, parce que, toutes les fois que dans les inscriptions de la Galatie il est question de la nation galate ou de l’une des trois tribus dont se composait cette nation, c'est toujours le mot #yce qui est employé (4).

Sur une stèle cylindrique, dans le mur de la ville > vers la porte de Constantinople. TIIOYAIONIOYETONIOY Tu(Géproy) lofuoy loëcroy loufor= NIANONTAPXIEPEAKTIS THE DEA doxuepéa, ariornv rhç MPOTOAEQRETMOPhYPAIK pnrporddeus, ropoipæ za ETEDANQIAIABIOYTEEI crepdve did Plon rerer- MMENON@IAOTATPINTA 5 pnpévov, géTarouw, ré- ZAIZAIENETKONTAGIAOTEI cœuç dueveyxdvra pÜhorer- MIAIZSKENEAIANOMAISTAOY pie, xaù & re dravouas mhou- TIZANTATHNIMATPIAAEPTOIZS Ticavra Tv marpida épyoc TE ŒPIKAAAEZSTATOISKO TE mepixa Nes TÉ Tous %0- EMEZANTAKMONONTAN 10 GÂcavre, Lai Wévoy rôv TPOAYTOYAIOAHSEAAIO mpù adroù D ÉXne Emo OETHSANTATHS Gericavra rie Cipépus, rue AHO@ENTAAETHEKATASKEY Anbévra dE ris auraoxeu[ñç TOYBAAANEIOYDYAHEPOYA 705 Bakavelou, qui Nepoual và ETIMHESEN 15 éripsncev.

(1) C.L. Gr,, 4o18, 4019, 4026.

(2) C. I. Gr., 4030.

(3) C. 1. Gr., 3570.

(4) C. L Gr., 4orb, 4033, 4039

Tibère Julius Justus Justinianus, fils d’un père, d'un grand-père et d’un aïeul portant le même nom, grand-prêtre, nouveau fondateur de la métropole, honoré pour toute sa vie de la pourpre et de la couronne, dévoué à sa patrie, ayant surpassé tout le monde par ses largesses de toute sorte, ayant enrichi sa patrie par des distributions, et l'ayant ornée de très-beaux ouvrages, le seul qui ait jamais versé l'huile dans les gymnases pendant toute une journée, ayant dirigé la construction du bain, a été honoré par la tribu Nervienne.

Le Corpus contient trois inscriptions ou trois fragments d'inscriptions conçues en termes identiques, en l'honneur de ce même personnage, mais gravées au nom de tribus différentes. Toutes ces inscriptions paraissent avoir été des copies d'un même texte, avec de légères variantes d'orthographe. L'intérêt de celle que nous avons rapportée, c'est qu’elle nous donne complet le nom du personnage, qui avait été restitué d’une manière inexacte d’après les fragments conservés, dont deux avaient perdu leur intitulé : il s'appelle Tiberius Julius Justus Justinianus. La ligne 14 nous donne un nouveau nom de tribu d’Ancyre, la tribu Nervienne; on peut le rapprocher des noms des tribus Xe6aori et Kad jouxiæ. L. 9, notre texte ne contient pas ce +: zai, après &pyous, qui étonne Franz, et qui provient peut-être d’une simple erreur de graveur.

A côté, sur une stèle semblable, une inscription conçue en termes identiques, mais qui donne un autre nom de tribu. Voici les deux dernières lignes, telles que nous les lisons sur notre carnet :

TOYBAAANEIOY®YAHAI roù Bahavelou quAR Ai OSTAINOYETIMSEN à Ta[vN{aor, éfuncev.

Cette inscription et la précédente sont celles que donne Hamilton, t. Il, Apperdix, n. 121 À et B, et que le Corpus reproduit sous le n. 4025 b et c. Mais il paraît que les colonnes étaient plus engagées dans le mur à l’époque d'Hamilton qu'aujourd'hui. Comme Hamilton n’a pas copié le commencement des lignes, le mot AIOZ n’est représenté dans son texte que par les deux premières lettres, où Franz a cru reconnaître les chiffres AI pour IA, 14. Mais notre copie, dont nous sommes sûrs, donne de la manière la plus certaine le mot Awés. Dans le mot qui suit, il paraît difficile de ne pas reconnaître l’épithète Tauravés, qui s'ajoute si naturellement, en Galatie, au nom de Jupiter; on sait combien le culte du Jupiter de Tavium était populaire en Galatie et dans tout l'Orient. Ou le graveur aura sauté l’Y, ou cet Y était lié à l'T, de cette manière : w. On ne saurait chercher ici un du, et la confusion n'était pas à craindre.

Quant à l'alpha, il était sans doute lié au w, ainsi : 4 ; nous avons pu très-bien, dans la rapidité de la transcription, ne pas remarquer cette petite barre transversale. Quoi qu'il en soit de l’'Y et de l'A qui manquent dans notre copie, en l’absence de toute autre explication vraisemblable et avec toutes les raisons que nous avons de chercher ici, à la suite du nom de Jupiter, le titre que lui valait son célèbre sanctuaire de Galatie, il ne paraît pas douteux qu'il ne faille lire eux Aus Tavtavod, la tribu consacrée à Jupiter Tavien. Nous ajouterons donc à la liste des tribus d'Ancyre, que nous avons dressée ailleurs, ces deux nouvelles tribus, celle qui emprunta son nom au bon empereur Nerva, et celle qui s'était placée sous la protection du Jupiter de Tavium, dieu national des Galates (1).

Nous avons trouvé dans un endroit appelé Xeuï-eunu, à une heure environ vers le nord d’Ancyre,

(1) De Galatia provincia, p. 148. Sur le culte de Jupiter Tavien que les Galates portaient avec eux partout où ils allaient s'établir, voyez ibid., p. 161-163.

une autre inscription identique, mais appartenant encore à une tribu différente, la tribu %e- Gasrh, déjà connue par les monuments (1). 11 n'en restait d’ailleurs que les dernières lignes.

Sur un autel quadrangulaire, devant une mosquée.

ATAOHITYXHI Ayab séyne EIZAIQNA Eic aiüve TONKYPI OV xfgu= ON ov,

Nous reproduisons cette inscription, quoiqu'elle ait déjà été copie par plusieurs voyageurs et reproduite par Franz dans le Corpus, au n° 4044. C’est que Franz soupçonne les copies qu'il a sous les yeux d’être incomplètes, et en propose deux restitutions également inadmissibles. Pour quiconque a vu la pierre, le doute n’est pas possible : il ne manque pas une lettre. Il s’agit d’un seul empereur, et non de plusieurs, et l'inscription, très-complète et fort bien conservée, doit s'expliquer par une forte ellipse. Il faut sous-entendre à Oebe co : « Que Dieu sauve à toujours notre Seigneur! » Nous pouvons atfester aussi que l'inscription latine contenant le nom d’axivs, qui, dans les papiers de Dornswam, était rapprochée de celle-ci, et semblait appartenir au même marbre, ne figure pas sur ce bloc, et n’a pas été revue par nous.

Dans le mur de Dich-kalè.

TAYZANIAZAIOMAKATEZSKEY AZETONBAOMONEYNTHIENAYTA OZTOOHKHAYTA

Mavoavius Aou Lurecuebace rdv Bopèv cby 77 v adrÿ orobnx abré.

Pausanias, fils de Diomas, a élevé pour lui-même la tombe avec son caveau. Bopés, c’est la partie de l'édifice funéraire qui fait saillie au-dessus du sol, et où se déposent les offrandes à la mémoire du mort; dorol4un, c’est la cavité pratiquée dans l’intérieur du monument et où étaient placés les os du défunt.

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