‹ Exploration archéologique de la Galatie et de la BithynieChapitre 66 sur 153 · AE — VII · texte numérisé non relu

AE — VII

Apollon.,IV,12.

Lat., IIL, 22-33.

Gr. VIII, 19-24, puis la colonne encore cachée

Apollon. IV, 3-8.

honneur qui n’avait été accordé à personne avant moi. Lorsqu'après avoir heureusement terminé les affaires d'Espagne et de Gaule, je revins de ces provinces à Rome sous le consulat de Tib. Néron et de P. Quintilius, le sénat, à propos de mon retour, décréta qu'il serait érigé dans le Champ-de-Mars un autel à la Paix- Auguste, sur lequel les magistrats, les prêtres et les Vierges Vestales offriraient chaque année un sacrifice.

La porte du temple de Janus Quirinus, qui, comme l’ont voulu nos pères, ne se ferme que lorsque la paix règne sur toutes les terres et sur toutes les mers soumises aux Romains (1), n’avait jamais été, pendant tant de siècles qui se sont écoulés depuis la fondation de Rome, fermée que deux fois, comme l’attestent nos annales ; sous mon principat, trois fois le sénat a proclamé qu’il y avait lieu de la fermer.

Mes deux fils, Caius et Lucius Cæsar, que la fortune m'a ravis tout jeunes encore, le sénat et le peuple, voulant me faire honneur, les avaient désignés consuls, bien qu'ils ne fassent encore que dans leur quinzième année, pour entrer en fonctions cinq ans plus tard. Le sénat décréta aussi que, du jour où ils auraient été conduits sur le forum, ils assisteraient à ses délibérations sur les affaires publiques; quant aux chevaliers romains, d’une voix unanime, ils les ont proclamés l’un et l’autre Princes de la Jeunesse, après av oir fait don à chacun d’eux d’un bouclier et d'une lance d'argent.

J'ai compté à la plèbe romaine (2) trois cents sesterces par tête, en exécution du testament de mon père, et, en mon propre nom, dans mon cinquième consulat, quatre cents provenant du butin fait dans les guerres. ) ; ; 8 Une autre fois, dans mon dixième consulat, sur ma fortune particulière, je lui en aï com té quatre cents par 0 F >] i personne à titre de congiaire. Dans mon onzième consulat, je lui ai fait répartir, en douze distributions, du

blé que j'avais acheté à mes frais. Dans la douzième année de ma puissance tribunitienne, j'ai, pour la troi-

es à

sième fois, donné quatre cents sesterces par tête. Ces différentes libéralités ne se sont jamais adre moins de deux cent cinquante mille hommes. Dans la dix-huitième année de ma puissance tribunitienne, qui fut celle de mon douzième consulat,

donné à trois cent vingt mille hommes de la plèbe urbaine soixante deniers par tête. Dans les colonies formées de mes soldats j'ai, consul pour la cinquième fois, fait distribuer, sur le produit des dépouilles, mille sesterces par tête, et le nombre de ceux qui ont pris part à cette libéralité triomphale dans les colonies a été d'environ cent vingt mille hommes. Dans mon treizième consulat, j'ai donné à ceux des plébéiens qui étaient alors inscrits pour les distributions publiques de blé soixante deniers par tête, et le nombre de ceux qui participèrent à ce don fut d’un peu plus de deux cent mille.

Pour les terres qui, dans mon quatrième consulat, et plus tard sous le consulat de M. Crassus et de Cn. Lentulus Augur, ont été assignées par moi aux soldats, j'ai payé aux municipes une indemnité. Pour les. terres que les municipes d'Italie avaient mises à ma disposition, la somme a été d'environ six cent millions de

(1) Le supplément de M. Mommsen, pour la troisième lacune de la ligne 43, ne remplit pas tout à fait la lacune. Je proposerais d'ajouter un mot et de reconstituer ainsi la ligne par l'addition d'ubique après populi Romani : cum] per totum i[mperium po]puli romafni ubique esset terre]st{ris] navalisque pax, ete.

(2) Il y a dans le latin plebei romanæ, dans le grec due Poyxiov; mais cette expression paraît à M. Mommsen syno-

nyme de celle qui se rencontre quelques lignes plus bas dans la même énumération, plebis urbanæ (romrioÿ 6720) dans le grec). On sait que les distributions de blé ne s'adressaient pas, non plus que les congiaires en argent, aux citoyens romains répandus dans tout l’empire, mais au petit peuple de Rome, à la plebs urbana quæ disent les inscriptions (Mommsen, /. À. N. 6786). Un texte d’Ulpien (Dig. L. V, t. I,fr. 52) dit d’une manière formelle

que les tessères gratuites n'étaient déliv

urnentunm accipit, comme

»s qu'à Rome et aux habitants de Rome.

sesterces, et, pour les terres fournies par les provinces, d'environ deux cent soixante millions de la même monnaie. Cela, j'ai été le premier et le seul à le faire de tous ceux qui, jusqu'à mon temps, ont établi des colonies en Italie et dans les provinces. Plus tard, sous les consulats de Tib. Néron et de Cn. Pison, de C. Anüistius et de D, Lælius, de C. Calvisius et de L. Pasienus, de G. Lentulus et de M. Messala, de L. Caninius et de Q. Fabricius, j'ai accordé une gratification aux vétérans que je renvoyais dans leurs municipes, et J'ai dépensé à cet effet ...., millions de sesterces.

Quatre fois, j'ai aidé de mon propre argent le trésor publie, et j'ai mis à la disposition des intendants du trésor cent cinquante millions de sesterces. Sous le consulat de M. Lepidus et de L. Arruntius, j'ai versé, au nom de Tib. Cæsar et au mien, cent soixante-dix millions dans le trésor militaire, fondé d’après mon con-

seil pour le payement des gratifications à payer aux soldats qui auraient servi vingt ans et plus.

L'année du consulat de Cn. et P. Lentulus, les greniers publics étant vides acheté à mes frais du

blé et j'en ai donné à cent mille hommes (Se

La Curie et le temple de Minerve Chalcidienne, contigu à la Curie, le temple d’Apollon sur le Palatin avec ses portiques, le temple du divin Jules, le Lupercal, le portique voisin du cirque de Flaminius, portique auquel j'ai permis de laisser le nom de cet Octavius qui en avait bâti un précédemment sur le même sol, le Pulvinar voisin du cirque Maxime, le temple de Jupiter Férétrien et celui de J upiter Tonnant au Capitole, le temple de Quirinus, ceux de Minerve, de Junon Reine et de Jupiter Libertas sur l’Aventin, celui des Lares au sommet de la Voie sacrée, celui des Dieux Pénates dans la Vélie, celui de la Jeunesse, celui de la Grande-Mère sur le Palatin, ont été bâtis par moi (2).

Le Capitole et le théâtre de Pompée ont été l’un et l’autre restaurés par moi à grands frais, et je n’ai inscrit mon nom sur aucun de ces deux monuments. J’ai réparé les aqueducs qui, de vétusté, tombaient en ruine sur plusieurs points, et j'ai doublé le volume de l’eau appelée Marcia en dérivant une nouvelle source dans le conduit qui l’apporte à Rome. Le forum Julien et la basilique située entre le temple de Castor et celui de Saturne, commencés et presque achevés par mon père, ont été terminés par moi, et, quand un incendie eut détruit cette basilique, j'ai augmenté l’espace qu’elle occupait et j'en ai fait commencer la reconstruction ; elle portera le nom de mes fils, et j'ai prescrit à mes héritiers de l’achever, dans le cas où je n'aurais pu le faire moi-même, Étant pour la sixième fois consul, j'ai réparé dans la ville, sur un décret du sénat, quatrevingt-deux temples, sans oublier aucun de ceux qui avaient alors besoin de réparations. Dans mon septième consulat, j'ai réparé depuis Rome jusqu’à Ariminum la voie Flaminienne (3), et refait tous les ponts sur lesquels elle passe, à l'exception du pont Mulvius et du pont Minucius.

(1) Le mauvais état où se trouve le latin et l'impossibilité où nous sommes de nous servir du grec, encore caché dans cette partie, font que le détail des libéralités frumentaires d'Auguste nous échappe. Après cum deficerent, nous serions tentés de suppléer, comme Zumpt, horrea publica. M. Mommsen n’a pas admis cette restitution, quoiqu’elle s’adapte, avec une parfaite exactitude, à la lacune par où commence la ligne 4r.

(2) Le catalogue des travaux publics dus à Auguste se divise en trois parties. La première partie, 1. 1-8, comprend les édifices élevés par Auguste, à partir des fondations, sur un sol appartenant à l'État, tant ceux qui ont pris la place d’édifices détruits, comme c’est le cas pour le portique d'Octavius, que ceux qui sont tout à fait nouveaux , comme le temple de Jules César. La seconde, 1. 9-20, comprend les édifices publics estaurés par Auguste, et la troisième, les édifices publics qu'il a élevés, à partir des fondations, sur un sol privé, L. 21-23. Les monuments dont il a fait les frais, mais au nom d'autrui, comme le portique d’Octavie et le portique de Livie, Auguste, comme on pouvait s’y attendre, les a omis dans ce catalogue.

(3) Je ne puis accepter la restitution proposée pour cette phrase par M. Mommsen : il rétablit viam Flaminia[m

Lat., IL, 40-

Gr., X, 1

(les deux derniers mots).

Lat., IV, 1-8.

Gr, X, 21

Lat., IV, 9-

Gr., X, 14 —

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