‹ Exploration archéologique de la Galatie et de la BithynieChapitre 67 sur 153 · XL · texte numérisé non relu

XL

Lat,1V,2130. Sur un terrain qui m’appartenait à titre privé j'ai construit, avec l'argent provenant des dépouilles de l’en- Gr. 5 : za 5 : , a Xl, 10-30 nemi, le temple de Mars Vengeur et Le forum Auguste. Le théâtre quise trouve près du temple d’Apollon a été XI, 1. Le) Le) Ï ApolonV,6. élevé par moi sur un terrain que j'avais acheté, en grande partie, à des particuliers, et j'ai voulu qu'il portât le que] ; o ( ; I ] nom de M. Marcellus, mon gendre. Des dons provenant du butin fait sur l’ennemi ont été consacrés par moi au Capitole dans le sanctuaire du divin Jules, dans celui d'Apollon, dans celui de Vesta, et dans le temple ; F , de Mars Vengeur. Ces dons m'ont coûté environ cent millions de sesterces. Dans mon cinquième consulat, j'ai fait remise aux municipes et aux colonies de l'Italie de P'Or Coronaire du poids de trente-cinq mille livres qu’elles m'offraient pour mes triomphes, et, dans la suite, toutes les fois que j'ai été proclamé imperator, j'ai refusé l’Or Coronaire que les municipes et les colonies de l'Italie me décernaient avec autant d’empres-

sement qu’elles l’avaient fait dans de précédentes occasions.

Lat.,1V,31-42. J'ai donné un combat de gladiateurs en mon nom et j'en ai donné cinq fois au nom de mon fils et de mes Gr., XII, 2 L

* petits-fils; dans ces différentes fêtes, environ dix mille hommes ont combattu. Deux fois en mon nom, et une troisième fois au nom de mon petit-fils, j'ai donné le spectacle d'un combat entre des athlètes appelés par

moi de tous côtés. J'ai célébré des jeux quatre fois en mon nom, et vingt-trois fois au nom d’autres mag trats (1). Étant maître du collége des Quindécemvirs et ayant pour collègue M. Agrippa, j'ai célébré, au nom de ce collége, sous le consulat de C. Furnius et de C. Silanus, les Jeux Séculaires. Dans mon treizième consulat, j'ai célébré, en l’honneur de Mars Vengeur, des jeux auxquels, depuis lors, ont présidé les consuls (23 s d'Afrique ont été donnés par moi au peuple en mon nom

..... Vingt-six combats de bêtes fauves amené etau nom de mes fils et de mes petits-fils, dans le cirque, dans le forum, ou dans des amphithéâtres, et en-

viron trois mille cinq cents bêtes y ont été tuées.

ex] mafnibiis| Arilmino tenus et in ea portes] o[mnes|, ete. Entre le second À de Flaminia et le M qui suit, il est impossible de mettre trois lettres; M. Mommsen le remarque lui-même, notre copie sous les yeux; mais il passe outre, croyant sans doute que, par une négligence involontaire, nous avons un peu diminué l'intervalle. Mais, certain que

mais même pour deux lettres, je proposerais une autre

l'intervalle est en effet trop petit, non-seulement pour troi restitution. Dans l’espace qui sépare les deux lettres A et M, il ne faut pas voir autre chose qu’un vide qui aurait tou eau. Le vide est encore moindre sur la transcription

jours existé, et qu’expliquerait un grain de la pierre, rebelle au cis originale, exécutée à Ancyre, en face du monument, que sur la copie lithographié cription, sur l’aquarelle qui a pour nous la valeur d’un acte authentique, prouve qu'il n’y a rien là d’effacé. On peut d’ailleurs voir dans le grec, colonne 5, comment une veine du marbre a troublé la régularité de l'écriture et a conduit aucun intervalle. Voici donc comment

>; l'examen de cette partie de l’ins-

à écarter, dans les cinq dernières lignes, des lettres qui devaient se suivre sans

nous restituerions cette ligne :

CO[NSVL-]SEPTIMVM:VIAM:FLAMINIAM:{AB-VRBE-JAR[IMINOTENVS:ET:PONTES|.

(4) M. Mommsen a regardé sans doute comme le résultat d’une erreur, comme mal lu, le mot VICEM que ne portait aucune des copies précédentes; je me souviens pourtant très-bien de l'avoir déchiffré sur le marbre, comme un certain nombre de mots que nous avons ajoutés au texte latin, en m'y reprenant à plusieurs fois et en profitant de différentes lumières; je crois donc que l’on peut le garder. Le mot magistraluum, par lequel seul M. Mommsen remplit toute la lacune qui finit la ligne 35 et commence la ligne 36, ne suffitévidemment pas. Je proposerais de lire : aliorum autem m|agist}ra || [tuum] vicem ter et vicilens]. Le Forcellini fournit plusieurs exemples de vicem employé ainsi adverbialement, pour vice ou loco, « à la place de, en jouant le rôle de ». Nous n’en citerons que deux : Plaute, Rudens, TT, 5, 33. Si appellabit quempiam, vos respondetote istinc istarum vice. Liv. XXXIV, 32 : Rernittimus hoc tibi, ne nostram vice tr'ascaris.

(2) Il semble, d’après l'étendue de la lacune, qui existe à la fois dans le grec et le latin, qu’Auguste eût indiqué ici le nombre de fois que ces jeux avaient été célébrés, depuis leur institution jusqu’au jour où il écrivait. Les jeux ayant été institués en 759, il serait facile de rétablir ce chiffre, si l'on était sûr que cette mention figurât sur le marbre.

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