VIRE
J'ai ajouté l'Égypte à l'empire du peuple romain. La Grande Arménie, après la mort de son roi Artas je pouvais en faire une province; j'ai préféré, suivant l’exemple de nos ancêtres, transférer ce royaume à Ti-
as,
(4) M. Mommsen, à propos dela ligne 6, fait remarquer que la copie de M. Mordtmann, pour cette phrase, s’est peutêtre plutôt inspirée des suppléments de Zumpt que du marbre soigneusement étudié ; pourtant, j'ignore pourquoi, il préfère sa lecon à la nôtre, et restitue ainsi cette ligne : « Sar | dnia. Qui[tum juraverunt in] eadem verba fuerunt senatores plures. » Je maintiens cette fin de mot, verint, que nous avons très-distinetement lue après la lacune. IL faut donc restituer : « Sar|| dinia. Qui [sum in eadem verba juraverint fuerunt senatores plures ». Les mots ainsi rétablis cadrent aussi exactement avec les dimensions de la lacune, et le sens d’ailleurs est tout à fait le même. Il y aurait seulement une nuance grammaticale à noter, le subjonctif juraverint au lieu de l'indicatif juraverunt qu'admet M. Mommsen.
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Lat., IV, 43-48.
Lat,, IV, 49-54. Gr., XIII, 5-13
Lat., V, 1-8.
Gr., XII, 14-20.
Lat., V, 9-23.
Gr., XIV, 1-21.
Lat., V, 24-34, Gr., XV, 1-17.
Lat,, V, 39-45
Gr., XV,
Lat., VI, 9-12.
Gr., XII, 12-16.
grane, fils d’Artavasdès, petit-fils du roi Tigrane, et j'ai chargé de ce soin Tib. Néron, qui n’était encore que mon beau-fils. Quand ensuite cette même nation s’agita et se révolta, elle fut domptée par mon fils Caius et
remise, par mon ordre, aux mains du roi Ariobarzane, fils du roi des Mèdes, Artabaze, et, après sa mort à son ; ; ) ) > et, ,
fils Artavasdès. Ce dernier ayant été tué, j'ai envoyé dans ce royaume Tigrane, issu du sang des rois arméniens.
g Toutes les provinces situées au-delà de la mer Adriatique du côté de l'Orient, ainsi que la Cyrénaïque, avaient
été en grande partie abandonnées à des rois étrangers ; je les ai reprises, comme avais fait auparavant la
Sicile et la Sardaigne, qu'une guerre servile avait détachées de l'empire.
J'ai établi en Afrique, en Sicile, en Macédoine, dans les deux Espagnes, en Achaïe, en Asie, en Syrie, dans la Gaule Narbonaise, en Pisidie, des colonies militaires. Quant à l'Italie, elle possède vingt-huit colonies de même nature fondées par moi, et qui, de mon vivant, ont été tres-peuplées et très-florissantes.
Un grand nombre d’enseignes romaines perdues par d’autres généraux, je les ai reprises sur les Espagnols,
les Gaulois et les Dalmates, après avoir vaincu les ennemis qui s’en étaient emparés. J'ai forcé les Parthes à rendre les dépouilles et les drapeaux de trois armées romaines, et à demander, en suppliants, l'amitié du
peuple romain. Toutes ces enseignes, je les ai déposées dans le temple de Mars Vengeur.
Les nations pannoniennes, chez lesquelles, avant mon principat, aucune armée romaine n'avait pénétré,
fn
ontété vaincues par Tib.Néron, qui était alors mon beau-fils et mon lég
t; je les ai soumises à l'empire romain,
et j'ai reculé les bornes de la province d'Ilyrie jusqu'au Danube. Une armée de Daces, qui avait franchi cette limite, a été, sous mes auspices, battue et taillée en pièces; plus tard mon armée, conduite au-delà de
ce fleuve, a contraint les peuples de la Dacie à se soumettre aux ordres du peuple romain.
KXXI.
Des ambassades m’ont été souvent envoyées de l’Inde par les rois de ce pays; jamais jusqu'alors on n’en avait vu auprès d'aucun chef des Romains. Par la voix de leurs députés, les Bastarnes, les Scythes et les rois des Sarmates qui habitent en-deçà du Tanaïs, comme de ceux qui habitent au-delà, les rois des Albanes, des Hibères et des Mèdes m'ont demandé l'amitié du peuple romain,
Sont venus se réfugier auprès de moi, en suppliants, les rois des Parthes, Tiridate, et ensuite Phraate, fils du roi Phraate, le roi des Mèdes Artavasdès, le roi des Albanes, Artaxatrès; les rois des Bretons Dumnobel-
launus et Tim....., des Sugambres, Mælo, des Marcomans et des Suèves, plusieurs autres chefs. Le roi des Parthes, Phraate, fils d'Orodès, a envoyé près de moi, en Italie, tous ses fils et petits-fils, non pas à la suite , , 7 J ? , d'une défaite, mais afin d’obtenir notre amitié au moyen de ces gages pris dans sa propre famille, Sous mon , J Le) principat, beaucoup d’autres nations qui n'avaient jamais eu avec le peuple romain aucune relation diploma-
tique, aucun commerce d'amitié, ont fait l'épreuve de notre loyauté.
C’est à moi que se sont adressés les Parthes et les Mèdes, par la bouche des principaux personnages de leur nation, envoyés vers moi comme ambassadeurs, afin d'obtenir pour rois, les Parthes, Vononès, fils du roi Phraate, petit-fils du roi Orodès, et les Mèdes, Ariobarzane, fils du roi Artavasde, petit-fils du roi Ariobar-
zane, et ils les ont recus de mes mains.
Ayant mis fin aux guerres civiles, pendant lesquelles, du consentement général, j'avais réuni entre mes
mains tous les pouvoirs, J'ai, dans mon sixième et mon septième consulat, remis au sénat et au peuple
romain la direction des af
publiques. Pour honorer cette conduite, on m'a, par un sénatus-consulte, appelé Auguste; il a été décrété que le chambranle des portes de ma demeure serait décoré de lauriers et qu'au-dessus de l’entrée serait placée une Couronne Civique, et que dans la Curia Julia serait placé un bouclier d’or, dont l'inscription attesterait qu’il m'était donné par le sénat et le peuple romain en souvenir de mon courage, de me
clémence, de ma justice et de ma piété. Depuis ce moment, je l’ai emporté sur tous en considération, mais je n'ai jamais eu plus de pouvoir, dans une magistrature quelconque, que le collègue qui l’exerçait avec o
Pendant que je gérais mon treizième consulat, le sénat, l’ordre équestre et tout le peuple romain me donnèrent le titre de Père de la Patrie et décidèrent que ce titre serait inscrit dans le vestibule de ma demeure, dans la Curie et le Forum Auguste, sous le quadrige qui a été érigé en mon honneur, d’après un sénatusconsulte, J'étais, lorsque j'ai écrit ceci, dans ma soixante-seizième année,
Le montant des sommes qu’il a données, soit pour le trésor, soit au peuple, soit aux soldats congédiés, s’est élevé à six cents millions de deniers.
Il a bâti les temples de Mars, de Jupiter Tonnant et de Jupiter Férétrien, d’Apollon, du Divin Jules, de Quirinus, de Minerve, de Junon Reine, de Jupiter Libertas, des Lares, des Dieux Pénates, de la Jeunesse, de la Mère des Dieux, le Lupercal, le Pulvinar voisin du Cirque, la Curie avec le Chalcidique, le Forum Auguste, la Basilique Julienne, le théâtre de Marcellus, le Bois des Césars au-delà du Tibre, le portique sur le Palatin, le portique du cirque Flaminien.
Il a restauré le Capitole et quatre-vingt-deux monuments sacrés, le théâtre de Pompée, les aquedues, la voie Flaminienne.
Les dépenses qu’il a faites pour les jeux, les combats de gladiateurs et d’athlètes, la naumachie et les chasses des bêtes fauves, il est impossible de les évaluer, non plus que les dons qu'il a f
s aux villes et aux colonies de l'Italie, aux villes des provinces détruites par des tremblements de terre ou par des incendies, ou bien encore à ses amis et aux sénateurs dont il a complété le cens.
Lat., VI, 13-23.
Gr. XVII, — XVI, 1-8.
APPENDICE, Ï, Lat., VI, 29-30.
Gr., XVI, 17-19
Gr., XVII, 24 — XIX, 1
Nous n’ajouterons qu’une chose à la traduction de Index rerum gestarum : cest l'indication rapide de quelques-uns des renseignements nouveaux que M. Mommsen a pu tirer de cet important monument, grâce Lout à la fois à un examen plus approfondi des monuments épigraphiques et des textes historiques et aux ressources que lui offraient les parties inédites jusqu'ici du texte grec et une meilleure transcription du texte latin.
L. I,3-3. Ce n’est pas parmi les anciens préteurs, comme on l'avait cru et restitué jusqu'ici d’après un passage de Cicéron (PAël., V, 17, 46), mais parmi les consulaires, qu'Octave, à 19 ans, reçut un siége du sénat lui-même. Cicéron n'avait demandé pour Octave qu'une place parmi les prétoriens ; mais ce sénat, qui sera bientôt le sénat impérial, avait trouvé apparemment que Cicéron n’était pas assez reconnaissant, pas assez enthousiaste, et avait voulu ajouter quelque chose aux honneurs que Cicéron sollicitait en faveur de celui qu'il croyait encore son protégé. Appien ne se trompait donc pas, comme on l'avait cru, quand il écrivait que le sénat avait accordé au jeune Octave « de dire son avis parmi les consulaires » (1).
L. I, 5-7. Ce fut un sénatus-consulte, et non une assemblée régulière du peuple, qui conféra à Octave, au moment de la guerre de Modène, le titre de propréteur avec l'änperium, de manière à ce qu'il fût mis sur le même pied que les consuls en exercice.
A partir de la ligne 27, les copies antérieures ne présentaient, pour tout le dernier tiers de la première colonne, que des vestiges épars dont il avait été impossible jusqu'ici de tirer un sens suivi et raisonnable. Grâce au grec, très-bien conservé, par un rare bonheur, pour toute cette partie (fin de la colonne 2, colonnes 3 et 4), on a pu retrouver la liaison de ces mots et de ces
lettres relevées avec plus de soin, et là où le texte latin avait décidément péri sans laisser de traces, y suppléer au moyen du grec. Nous apprenons ainsi plusieurs faits dont les anciennes éditions de l'{ndex rerum gestarum n'avaient gardé aucune trace. C’est d’abord le nombre de rois et de fils de rois qui ont été conduits devant le char de triomphe de l’empereur (I, 27-28); c’est la date de l’année où il a tracé ce tableau de sa vie (28-30), c’est, ce qui a plus d'importance, la dictature offerte, en 22 av. J.-C., par le sénat et par le peuple, et refusée par Auguste. Le fait était déjà connu par Dion, Suétone et Velléius Paterculus ; mais Florus (XI, 34) affirmait qu'Auguste avait été créé dictateur perpétuel. Zrrat ut solet, dit M. Mommsen. En même temps Auguste, à qui ces pouvoirs extraordinaires avaient été déférés sous l'impression des inquiétudes causées par une cruelle famine, tout en déclinant l'honneur qu’on voulait lui faire, se charge d’approvisionner la ville, et en quelques jours fait disparaître la disette (32-35). Dans ce même élan de confiance et de reconnaissance, on avait aussi voulu qu'Auguste prit le consulat pour cette année et pour toutes les années suivantes, tant que sa vie durerait ; il refusa encore (35-36). C’est là un fait que pouvait nous faire soupçonner un passage de Dion (LIV, 1), mais qui ne nous était nulle part attesté d'une manière formelle. Gr. III, 11-18, nous avons une mention d’une haute importance, l'indication d’une magistrature extraordinaire qui aurait été conférée à trois reprises différentes à Auguste en 19, 18 et 11 avant Jésus-Christ; c'est ce que la traduction grecque désigne par les mots : ëmexnris