‹ Exploration archéologique de la Galatie et de la BithynieChapitre 7 sur 153 · RT · texte numérisé non relu

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plaine forme une sorte de cul-de-sac, et se ferme, à angle aigu, vers le sud-ouest (1). Je ne trouvai, à Efténeh, pas autre chose qu'un füt de colonne sans cannelures auprès de la mosquée, pas une inscription d’ailleurs, pas une pierre de taille. Quant à la forteresse que m'avait

signalée, sous le nom de Æaledjik, «la petite forteresse », le mudir d'Uskub, aucun de ceux avec qui je cause à Efténeh ne l'a vue; ils ont seulement entendu dire qu'à trois ou quatre heures de là, dans la montagne, il y avait un endroit qui portait ce nom; mais ils croient qu'il n'y reste rien, aucune tour, aucune construction. On me cherche, mais sans pouvoir le trouver, un chasseur de cerfs qui passe sa vie dans les bois, et qui pourrait peut-être me donner plus de renseignements. Je ne pouvais m'engager dans la montagne sur de pareilles indications, d'autant plus que ce n'est probablement autre chose que les misérables restes de quelque château byzantin, placé sur une route qui d'Héraclée et de Prusias serait allée, par Dablès, maintenant Téréklu, rejoindre la vallée du Sangarit

Je me décidai done à retourner à Uskub, par le nord de la plaine.

Dans tout ce pays je n'ai pas entendu prononcer le nom que porte, sur la carte de M. Kiepert, l'Olympe de Bithynie, Abbas-Dagh; on l'appelle toujours, à Uskub, Quar-duz Dagh, «la montagne du plateau de neige.»

Voici, en commençant par les moins importantes, les inscriptions recueillies par nous à Uskub et dans les environs (2).

Uskub, sur un piédestal au-dessus du théâtre. KAAYAIACABINA Khaudix Saba KAAYAIANIKHI t (:

Dares MNHMHE

Uskub. Sur un cippe quadrangulaire, dans un cimetière au sud de la ville. — Hauteur des lettres , Om, 02. AT TION AIBIA Àzriou Abix NOYTTAIAAKOP où rade #0p NOKAAPIOY voxhagéou ATTIONAIBIA Ârrov Aubra NONCHMEXI à où TVTOREE=ETON réde À érüv

Ce tombeau renferme Attius Livianus, âgé de six ans, fils d’Attius Livianus, corniculaire.

Kogvoxläguos est une transcription fautive, comme il s’en trouve tant dans les inscriptions, du latin cornicularius. On appelait ainsi le plus élevé en grade des sous-cfficiers, celui qui faisait les fonctions de secrétaire du tribun, du préfet ou du légat, et qui se tenait, quand ces officiers supérieurs rendaient la justice, à l'angle du tribunal, d’où ce nom de « cornicularius », celui qui est au coin; y: pour ë

Sur un cippe quadrangulaire, en lettres très-lisibles, hautes de Om, 03. ANTONIQ Ad 8AAAQ ANNE ANEXZTHYEEN

1) Pour toute cette topographie, consulter les /tinératres qui seront gravés, ave

set € toutes les indications nécessaires, dans les dernières livraisons de l'ouvrage.

(2) Avant le voyage de M. Hommaire de Hell, on ne connaissait qu'une inscription de Prusias ad Hypium, tout à

Boeckh, qui la donne d’après Aïnsworth (n° 3798), la restitue ainsi; Avrivo Oo A. KA ado) Âpiorn avésrnse; Mais, quoique averti par ce texte, je n'ai trouvé sur la pierre ni le À à la fin de la seconde ligne, ni le 4 qu'il suppose à la fin de la troisième, et que ne portait pas non plus la copie d’Ainsworth. À la première ligne il y a certainement Âwroyio et non Âvrivo; mais

à la troisième je doute fort du nom KAwgfon.

À Bey-Keui, au pied de l'Olympe, sur un autel haut d'un mètre, se lit, en lettres de Om, 03, la dédicace suivante : ATAOGHTYXH Àyoh3 Tüyn ETHKOO!IS #dotg OEOIZ beoïs TONBAOMONANEZTH rdv Boy dvé SENOEOTENHE Gev Oeoyévne NEIKHTOY Nevrirou.

Sous linvocation de la Bonne Fortune. Théogénès, fils de Nikétas, a élevé cet autel aux Dieux propices.

Cette épithète se retrouve, employée avec le même sens, dans une dédicace analogue, en

l'honneur de Vénus, transcrite à Uskub par M. Hommaire de Hell, @z:& Àvp0ù von Étirée (1). Ce terme paraît done avoir été particulièrement en usage dans le grec de cette province, comme l'indiquait déjà Hésychius; nous savons par lui que le surnom d'Érxo0s était donné à Aphrodite dans la ville de Chalcédoïine, à Kaày#dow, suivant l’ingénieuse correction des éditeurs du nou-

veau Thesaurus linquæ græcæ, au lieu de l’ancienne leçon Kagyndovt.

Ibid. Sur un autel quadrangulaire, autrefois adossé, Une des trois faces porte un vase, l'autre une palme , la face antérieure l'inscription, et au dessous , auprès d'un emblème effacé, ce signe : à.

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