‹ Exploration archéologique de la Galatie et de la BithynieChapitre 72 sur 153 · ANS · texte numérisé non relu

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contraire qu'il s’agit de vœux spéciaux pour Auguste; ces vœux, suivant Dion, auraient été célébrés pour la première fois en 726, et une médaille publiée par Eckhel (1) et par M. Mommsen (2) nous apprend que ces vœux étaient adressés Apollini Aciio. I ne faut pourtant pas confondre les jeux qui accompagnaient ces vœux solennels avec les jeux Actiaques, célébrés seulement hors de l'Italie, à Nicopolis et dans d'autres villes.

La traduction grecque (V, 16-17) confirme une conjecture émise par Marini (4rv. p. 596) sur l'introduction du nom d'Auguste dans le chant des Saliens ; elle a permis de restituer d’une manière certaine tout le passage relatif à sa nomination au souverain pontificat, passage caractéristique, où il se vante de la modération dont il a fait preuve en refusant de dépouiller Lépide de cette haute dignité, et où il rappelle avec orgueil le concours de peuple qu’attira à Rome son 8). Il a fallu de même disposer tout autrement le passage relatif

élection à ce sacerdoce (Lat. IT, 2:

à son retour de Syrie et aux témoignages de reconnaissance qui lui furent donnés à cette occasion par le sénat; nous y voyons pour la première fois que le jour de son arrivée fut appelé Augustalia (12 octobre 735). Le monument confirme ainsi un passage des Fastes d’Amiterne et du Feriale Cunanum (3), un passage de Dion (4), et il donne la date de plusieurs médailles (5). Le grec nous apprend aussi que les Vestales étaient associées aux pontifes dans la cérémonie religieuse à laquelle donna lieu l'érection de l'autel qui fut consacré à cette occasion devant la porte Capène à la Fortune du Retour (Lat. IT, 29-33).

On n'aurait pas non plus, sans le secours du grec, pu rétablir la suite du récit des fêtes qui célébrèrent cette rentrée, ce que dit Auguste du consul Lucrétius envoyé en Campanie au-devant de lui avec une partie des tribuns, les préteurs et les principaux magistrats, « honneur, » ajoute-t-il, «qui jusqu'alors n’avait été accordé à personne » (Lat. Il, 34-37). Dans le texte tel qu'il est constitué par Zumpt, il n’y a point trace de tout cela. Dans les quelques lignes qui sont relatives à son retour d'Espagne et de Gaule en 741 (II, 37-41) le sens général avait été saisi ; Ce qu'ajoute notre copie, c'est le nom de cette Paz Augusta à qui avait été consacré l'autel élevé cette fois dans le champ de Mars, comme nous l'attestaient les fragments des Fastes d’Amiternum et de Préneste. Le texte grec doit faire corriger en Hispania le mot Germania que M. Mommsen, trompé par une mauvaise copie de M. Mordtmann, avait introduit dans la restitution d’un fragment de l'Index (C. I. L. t.T, p. 396).

Ch. XIII. On connaît les dates des deux premièr 793 et 729. La troisième doit se placer, suivant M. Mommsen, entre 746 et 753, à une époque

s clôtures du temple de Janus sous Auguste, en

pendant laquelle paraît avoir régné une paix profonde. Le texte de Dion nous manque pour les années 748-732 ; c'est sans doute ce qui nous a privés de la date précise de cette troisième clôture. Ch. XIV et XV. M. Mommsen éclaircit tout ce qui se rapporte aux honneurs dont avaient été ar et aux libéralités qu'à huit reprises différentes Auguste fit au peuple de Rome ; mais c'était là une des parties du te désirer. Ch. XVI. Notre copie a fixé la lecture du mot important COLLATICIS, que l'on n'avait pas su reconnaître dans les anciennes copies. Voici, d’après M. Mommsen, l'explication du terme ici

revêtus Caïus et Lucius Cé te latin dont la lecture laissait le moins à

employé, terme qui nous indique comment s'opéra, dans les villes de l'Italie auxquelles une partie seulement de leur territoire fut enlevée, l'installation des nouveaux propriétaires établis par Auguste : on a là un renseignement, qui supplée au silence des historiens, sur le caractère et le mode de cette dépossession partielle : « Collaticia autem [ea prædia] eur dicantur, in promptu est.

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