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CONSTRUCTION. — PARTICULARITÉS DE L'ÉDIFICE

Le temple d'Ancyre est construit en marbre blanc; les fondations en sont de pierre. Le marbre, quelles que soient les carrières plus où moins éloignées d'où il fut extrait, est analogue à celui que nous avons observé dans les ruines de Pessinunte (1); l’un et l’autre se désagrégent en gros grains sphériques, ils n’offrent pas toule la finesse ni la dureté du marbre pentélique, avec lequel sont construits les monuments de l’acropole d'Athènes. Comme nous le verrons plus loin, le marbre ne fut pas épargné dans la construction du temple; beaucoup de blocs sont de grande dimension, et l'architecte n’a pas reculé devant des évidements considérables pour assurer la solidité des angles ou pour éviter de couper par des joints les sculptures d'ornement.

Néanmoins, ce luxe ne va pas jusqu’à la prodigalité : les parties visibles seules sont en marbre, Ainsi, les fondations sont, comme nous l'avons dit, en pierre, et, à partir du sol des portiques et des pronaos, les blocs extérieurs en marbre ne forment que la moitié de l'épaisseur du mur (2); l’autre moitié, située sous le sol surélevé de la cella, est faite d’un épais libage en pierre de 1",10 de hauteur.

Jusqu'au bandeau du soubassement, il y a deux assises extérieur.

s en marbre formant la moitié de l'épaisseur du mur, et une seule assise à l’intérieur; à partir de ce bandeau tous les blocs sont parpaings, c'est-à-dire qu'ils forment toute l’épai

ur du mur; seule, l’assise qui porte la corniche intérieure fait exception. Quelques-uns de ces blocs ont près de 4 mètres de long, le linteau de la porte a 4,50, et les deux blocs qui forment la partie inférieure des jambages inclinés ont 3 mètres. Les plus grands blocs des Propylées de l'acropole d'Athènes, dont les dimensions émerveillaient les anciens (3), n'avaient pas plus de 6",50.

Toutes les assises

sont réglées de hauteur, à quelques millimètres près (4), et le joint se trouve toujours dans le milieu des refends qui ornent les faces intérieure et extérieure. Comme nous l'avons remarqué déjà, les refends verticaux n’ont aucune régularité; les blocs sont de longueurs inégales, et les refends, toujours placés sur les joints, l’indiquent franchement : on n’a pas cherché à obtenir une apparence de régularité.

La perfection des joints est aussi grande ici qu'aux monuments de l’acropole d'Athènes ; elle est obtenue par les

(1) A Ancyre, les habitants croient que le marbre du temple est venu des environs de Siv Pessinunte.

(2) Voir pl. 16 et 21. — (3) Pausanias, 4, XXIL — (à) Voir pl. 19. AE 76

-Hissar, qui est en effet près des ruines de

mêmes moyens. Les lits et les parements intérieurs ne coïncident pas dans toute leur surface, mais seulement sur des ciselures parfaitement dressées, de 12 à 15 centimètres de large, qui en suivent le pourtour; le milieu est rement rustiqué à la pointe; on évilait ainsi l'extrême difficulté de faire toucher

légèrement refouillé et grossiè deux plans dans toutes leurs parties (1). C'est ce que nous appelons aujourd’hui le démaigrissement , parfois em-

istante que le marbre, et sous des charges considé-

ployé, à tort, de nos jours, avec la pierre, qui est moins rés ï, joint à l'emploi des cales en bois, a fait éclater les blocs de pierre qui portaient sur une partie seu- La perfection ainsi obtenue dans cette construction en marbre est si grande, que

rables; © lement de leur surface de lit (2).

les graveurs, en traçant les inscriptions, n’ont pas vu les joints, ce que prouve le manque de parallélisme de

ceux-ci et de plusieurs lignes du texte (3). Moi-même, en dessinant ces inscriptions après deux mille ans et après

tant d'épreuves subies par l'édifice, voulant me guider sur les joints, j'ai été obligé parfois, dans l'inscription

grecque surtout, de suppléer au joint insaisissable par une ligne tracée à la pointe et rejoignant les parties visibles du même joint!

Là ne se borne pas l’admirable soin qui frappe dans toute cette construction; comme au Parthénon, chaque

bloc est lié à ses vo Le premier système consiste en agrafes à double crochet, scellées en plomb, reliant les blocs d’une même ass

du mur, à 0",13 de chaque parement (4). Le second système, qui alterne avec le premier, se compose de

sins par un double système de crampons en /2

sur chaque lit, dans le sens longitudinal

plaques rectangulaires ou goujons, placés à la même distance du parement sous chaque joint vertical, incrustés dans deux as et reliant à la fois trois blocs, dont ils empêchent surtout le déplacement transversal (5). Au-

dessus de chacun de ces goujons est pratiquée, dans le joint montant, une petite rainure ou cheminée, large de

0",02, qui permettait, l'assise supérieure étant posée et le goujon enfermé entre les trois blocs, de couler du

plomb qui venait envelopper ce goujon et remplir le vide laissé autour de lui. On comprend qu'une muraille de marbre ainsi exécutée, et dont tous les éléments étaient si parfaitement soli-

daires, pouvait être considérée comme monolithe et devait être regardée, dans les circonstances ordinaires comme indestructible.

De bien grandes singularités existent pourtant dans l'appareil de certaines parties de l'édifice. Elles semblent

ible, les joints dans la sculpture.

résulter de la vive préoccupation qu'avait l'architecte d'éviter, autant que pos sont :

Deux combinaisons surtout sont, à notre avis, plutôt à remarquer qu’à imiter. Ce

1° La disposition des guirlandes qui ornaient, à l'intérieur de la cella, le dessous de la corniche. Aujourd’hui,

toutes ces guirlandes sont brisées à la hauteur du lit inférieur de cette corniche, mais il est prouvé, par les

portions qui dépassent encore le joint, qu'elles appartenaient tout entières à l'assise de la corniche, et pendaient

réellement devant l’assise inférieure, à une distance de deux centimètres (6).

supérieure porte toute la hauteur du rinceau

2 La disposition de l'appareil des chapiteaux d’ante (7). L'a

et la moulure dont il est couronné; ise s'était prolongé à travers le chapiteau, il

e joint inférieur de cette a

aurait coupé les jambes de la Victoire qui en occupe le milieu, ainsi que les feuilles inférieures; pour éviter cet

inconvénient, l’assise qui est au-dessous est diminuée de 0”,12 sur les trois faces verticales du chapiteau, à partir du dessus de l’astragale; le bloc supérieur descend suivant cette même épaisseur, et enveloppe ainsi l'extrémité de l’assise inférieure.

Pourquoi, dans l’un et dans l’autre cas, pour les guirlandes comme pour les chapiteaux, n’a-t-on pas employé

des blocs de double hauteur, comprenant deux assi difficile d'expliquer. Peut-être les car-

rières de ce marbre donnaient-elles plus facilement des blocs d’une grande longueur, mais d’une épaisseur limi-

s? c'est ce qu'il

tée. Cependant le seuil de la porte n'a pas moins de 1°,12 de hauteur sur 4,75 de long et 1°,20 d'épaisseur ; les jambages, formés chacun de deux morceaux, l’un de 5 mètres de long, l’autre de 3,35, ont 0,70 de large

et plus d'un mètre d'épaisseur, et le linteau, brisé aujourd'hui, avait 4",50 de long sur 0",65 de hauteur et 1,12 d'épaisseur.

Au-dessus du linteau, la frise est formée de deux blocs sur l'épaisseur; les extrémités du bloc placé vers l’inté-

rieur de la cella sont appareillées obliquement, comme une plate-bande sur deux sommiers, pour soulager le

linteau (8); le bloc extérieur, vers le pronaos, est appareillé droit, sans coupes obliques, sans doute à cause des ornements dont est revêtue la frise bombée (9). Du reste, la corniche extérieure qui surmonte ce dernier bloc a 3,80 de long, et

linteau de ce côt

s extrémités portent verticalement sur les jambagees, de manière à ne pas charger non plus le

(1) Cest ainsi que, dans la section du mur produite par la brèche, j'ai pu introduire longitudinalement mon mètre tout entier entre à $ millimètres. 11 n’y avait, bien entendu, aucune trace de mortier ni d’un

axe du ur, par un vide de 7

deux assises, séparées, dans ciment quelconque.

€) Traduction de Vitruve par Perrault, 1. II, c. 8, p. 44. Rondelet, Zraité de l'art de bâtir, 1. IL, ch. 3, (3) Voir pl. 25, 26 et 29. — (4) Voir pl. 49, fig. I, II, III et1V.— (5) Voir pl. 49, fig. I, IL, TL et V. (6) Voir la restauration de ces guirlandes, pl. 19, fig. VIII, el pl. 41. — (7) Voir pl. 19, fig. VII, et pl. 31. —(8) Voir pl. 16. (9) Voir pl. 45.

Les consoles de la porte sont munies, à leur partie inférieure, d’une Aarpe de la hauteur d'une assise, qui pénètre dans l'épaisseur de la muraille (1). À la jonction des murs longitudinaux et transversaux nous voyons que de deux en deux assises de grands blocs sont évidés pour former des harpes qui ont jusqu'à 0",74, afin d'interrompre la continuité des joints dans l'angle et de rendre aussi parfaite que possible la liaison des deux murs. Ce détail de bonne et belle construction avait frappé Tournefort, qui le relate avec admiration (2). Le bossage, quand iln'y a pas de joint, ne s'arrête pas dans l’angle; il lie les deux faces (3). Les angles rentrants de la corniche et de l'architrave, dans la cella, ont, pour leur saillie, des joints disposés d'onglet (4).

Il est facile de voir, dans les planches qui représentent l’état actuel du temple, et dans celles qui donnent, sur

une plus g

ande échelle, les inscriptions, que des trous nombreux sont situés le plus souvent devant les agrafes

et les goujons en fer dont nous avons parlé plus haut. Nous n’admettrons pas ici, comme on l’a fait très-souvent

pour d’autres édifices antiques,

que ces trous ont été faits de main d'homme et pour retirer ces crampons. Le

bénéfice, nous semble-t-il, n’eût pas été grand, vu la dépense des outils qu'il aurait fallu employer pour n’obtenir en somme que des crampons de fer et non de bronze. Cette question a été souvent et longuement discutée (5), sans qu'on ait réuss

à trouver une solution satisfaisante; nous croyons qu'ici spécialement les crampons euxmêmes ont produit tout le dégât. Placés un peu près du parement extérieur, gagnés par l'humidité depuis la ruine du temple, certains d’entre eux se sont oxydés, ont ainsi augmenté de volume, et, par suite, ont fait éclater le parement devant eux. C'est ainsi que la plupart de ces trous lais le goujon de fer (6). Ce qui est certain, c ils ne présentent que de

ent voir l’entaille qui renfermait l'agrafe ou st que je n'ai remarqué sur les fac

s de ces trous aucune trace d'outil; surfaces éclatées; ajoutons que, depuis la copie de l'inscription latine qui a précédé la nôtre, un nouvel éclat s’est produit devant un crampon et sans le mettre à découvert (7).

Il est intéressant de constater l’aplomb des faces de chaque muraille du temple. Dans les murs longitudinaux, la face extérieure qui se trouvait sous le portique latéral, et la face intérieure, dans les parties correspondantes aux pronaos, suivent l’inclinaison des lignes des antes.

Nous avons dit que ces antes diminuent d’un sixième (0,17); chaque face du mur a done un /ruit de 0,085. Dans la partie des murs longitudinaux qui correspond à la cella, la face intérieure est verticale. Il en résulte que l'épaisseur de ces murs et la largeur des pronaos sont différentes suivant la hauteur à laquelle on les mesure, et que, dans la partie correspondante aux pronaos, l’épais-

seur de la muraille diminue doublement, c’est-à-dire sur les deux faces, à mesure qu’on s'élève. Cela justifie les cotes différentes, 10",40 et 10,45, qui indiquent les largeurs du pronaos et de la cela (8). C’est ce qui explique aussi peut-être que dans les plans de certains temples antiques les murs du pronaos sont indiqués moins épais que ceux de la cella, quoique l'épaisseur soit généralement la même à la base du mur, comme dans le cas présent (9). Cela dépend de la hauteur à laquelle on établit la section horizontale.

Ici la base du mur n’est pas au même niveau des deux parts, à cause de la surélévation du sol intérieur; nous dirons done seulement que : 1° l'épaisseur du mur de la cella, mesurée au-dessus du bandeau de soubassement, est de 0",936, les deux épaisseurs de bossages étant compris

0",956 d'épaisseur, ce’

s; 2° les murs des pronaos, au-dessus des bases, ont st-à-dire 1,014, largeur de l’ante, moins deux fois 0",029, saillie de l’ante sur les bossages; la diminution parallèle à celle de l’ante donne, au-dessus du bandeau de soubassement, une épaisseur de 0,936, égale à la précédente.

Le mur transversal a un mètre d'épaisseur; comme au Parthénon, dans le mur analogue de l’opisthodome, ses deux faces sont verticales. À la partie supérieure des murs, dans la cela, les quatre assises sans bossages qui sont situées au-dessus de la

orniche ont une inclinaison ou fruit de 0",017. Sauf cette dernière inclinaison, peu importante, la règle générale semble avoir été, dans ce monument, de faire verticales les faces des murs, partout où la diminution des antes n’amenait pas forcément l'inclinaison des faces adjacentes.

Le fond du rinceau qui couronne les murs dans les pronaos et sous les portiques extérieurs est fortement incliné en avant (de 0”,130), sans doute pour rendre cet ornement plus facilement visible d’en bas (10). Dans les angles rentrants des pronaos ce fond est arrondi afin de mieux lier le rinceau courant sur les deux faces de l'angle. Au temple de Jupiter Aizanitique, peu distant d’Ancyre, un riche ornement couronne aussi les murs à la hauteur du chapiteau. Là encore, contrairement à l’usage général de l'antiquité, l’ante diminue, d’un huitième environ (11). Cette exception, d'ailleurs, se retrouve à Rome même, au temple de Mars Vengeur, où le pilastre diminue d’un dixième.

Il nous reste maintenant à comparer la disposition et les rapports des différentes parties de notre temple avec

(4) Voir pl. 49, fig. IX.

(2) Tournefort, {. II, p. 446. —(3) Voir pl. 46, 17 et 18. — (4) Voir pl. 49, fig. X.

(8) Carlo Fea, Disserta lle rovine di Roma, dans Winkelmann, Storia delle arti del disegno, t. TL, p. 276 et 400. — Suaresio, De foraminibus lapidum in priscis edificis.

(6) Voir pl. 17, 18, 25 et 26. — (7) Voir page 260, et pl. 26, colonne du milieu, &$ 28 et 29. — (8) Voir pl. 44.

(9) Antiquities of Ionia. — Piranesi, Antichità romane, t. IV, Temple de Junon dans le Portique d'Octavie. — (10) Voir pl. 16 et 30.

(41) Ph. Le Bas et Landron, Voyage archéologique, pl. 31.

les préceptes donnés par Vitruve, contemporain de sa construction et en même temps le seul architecte de l’antiquité dont le traité nous soit parvenu. Il est facile de voir que les recherches de Vitruve se sont portées principalement vers l'architecture grecque, et qu’il en connaissait les principaux traités, aujourd’hui perdus (1); il est évident aus

i que c’est sur les manuscrits compilés par lui qu'il a étudié, plutôt que sur les monuments grecs eux-mêmes, qu'il ne paraît pas avoir vus. Aux nolions précises et vraies, bien qu'incomplètes, que Vitruve a puiinconnues, croyons-nous, aux artistes

sées dans ces traités, il a ajouté des prescriptions absolues et systématiques

grecs et qui lui sont tout à fait personnelles. Si l’on ajoute que son style bref et négligé est souvent obscur, que de

nombreuses altérations rendent même parfois le texte tout à fait inintelligible, on comprendra qu’il y ait un choix à faire dans les prescriptions de cet auteur, d'autant plus qu'un certain nombre d’entre elles ne s'appliquent pas aux monuments antiques et sont même parfois absolument contredites par eux.

Pour en juger sainement, il faudrait chercher si ces prescriptions nous sont parvenues telles que Vitruve les a écrites, et si, en l’absence des figures qui devaient les rendre plus intelligibles, nous les comprenons et appliquons comme elles doivent l'être. C'est ce que nous allons faire ici, au moins pour celles dont on peut encore vérifier l'application dans ce qui reste du Temple de Rome et d'Auguste. D’autres pourront coordonner les faits ainsi recueillis et discuté

, ils pourront élucider l’œuvre de l'architecte romain, et lui rendront, croyons-nous, meilleure justice, car le vrai commentaire des Dix Livres, fondé sur l'étude sérieuse et précise des monuments antiques, e sants (2).

encore à faire, malgré les nombreux essais qui en ont été tentés au moyen d'éléments insuffi-

Suivant Vitruve (1. IV, e. 4), «la largeur du temple doit égaler la moitié de sa longueur, et la cella, y compris la muraille où se trouve la porte, doit être d’un quart plus longue que large.» Cette première prescription ne s’applique pas à notre temple, que l’on comprenne les colonnes ou, comme le veut Perrault, avec juste raison à notre av

s, qu'on ne les comprenne pas (3). Nous devons dire cependant qu'elle serait applicable, colonnes com-

prises, si le portique d’une des extrémité

du temple était simple au lieu d’être double, comme cela existe dans

divers temples antiques qui ont été conservés (4)

Si nous appliquons la règle seulement aux murs de la cella et des pronaos, la longueur, au lieu d'être égale à deux fois la largeur, la contient deux fois et un tiers. Mais les prescriptions de Vitruve, nous l'avons dit, ne sont pas complètes : nous ne savons même pas s’il entend parler ici des temples à un seul pronaos ou de ceux qui en ont deux, comme le temple qui nous occupe; cela étant posé, si nous cherchons un rapport entre les dimensions des murs qui forment les pronaos et la cella, nous trouverons que la longueur de la cella, mesurée à l’intérieur, est égale, rigoureusement, à la moitié de la longueur des murs longitudinaux. Une donnée aussi précise ne doit pas être, croyons-nous, l’effet du hasard. La cella serait de moitié plus longue que large, au lieu d’un quart indiqué par la seconde prescription de Vitruve, si on la mesurait à l’intérieur; mais si on la mesure à l’extérieur, c’est-à-dire en comprenant l'épaisseur des murs latéraux, comme Vitruve le prescrit pour le mur de la porte, on trouve exactement la proportion indiquée.

La trois

ème prescription dit : « Les trois parties que comprend le pronaos doivent s’étendre jusqu'aux antes qui » Ces trois parties sont évidemment celles

terminent les murs, et ces antes doivent avoir la grosseur des colonn qui restent des huit parties que doit contenir la longueur du temple, puisque Vitruve, après avoir dit que cette Ila et le mur de

longueur est double de la largeur, divise cette largeur en quatre, et donne cinq parties pour la ce

la porte. Cela seul prouve que la première prescription ci-dessus s’applique aux murs du temple, comme Perrault l'a compris, et non aux portiques et aux colonnes. Ici, chacun des pronaos, au lieu d’avoir en profondeur trois de ces parties, c’est-à-dire les tro cette profondeur est donc

is quarts de la largeur de la cella, en a juste deux rigoureusement égale à la moitié de la largeur extérieure de la cella. Cette fois encore nous ne pouvons croire

que cette seconde application du même rapport de 1 à 2 soit un effet du hasard. Quant à l'intérieur proprement dit de la cella, nous remarquerons, en dehors aussi des règles données ou reproduites par Vitruve, que : 1° sa longueur égale, à très-peu près, la diagonale du carré construit sur la largeur;

2 sa coupe transversale offre un carré parfait, c’est-à-dire que la largeur de la cella est égale à la hauteur depuis

le sol jusqu’au-dessus de l’architrave, qui devait être aussi le dessous des poutres du plafond (5); 3° la hauteur de

l'ordre est rigoureusement égale à la distance qui sépare les axes des murs longitudinaux. Nous avons été conduit à cette dernière remarque par l'indication que donnent Vitruve pour les temples toscans (IV, 7), et Pline pour les

temples à l'ancienne manière, anliqua ratio (XXXVI, 56), de la proportion de 1 à 3 entre la hauteur de la colonne

(1) Voir la préface du livre VIT.

(2) L'édition de Vitruve avec un commentaire latin d’Aloisio Marini (Rome, 1836) est accompagnée d’exemples choisis dans les monuments antiques. Ce travail est sans contredit le meilleur et le plus estimé qui ait été fait sur l’œuvre de Vitruve; mais les documents sur lesquels il s'appuie sont empruntés à un grand nombre d'ouvrages et manquent parfois d’exactitude.

(3) Vitruve, traduction de Perrault, page 124.

(4) Voir pl. 49. Cette disposition pourrait être vraie et conforme au plan original, la restauration symétrique que nous avons adoptée n'étant basée sur aucune donnée positive,

G) Voir pl. 21.

et la largeur du temple, proportion que l’on retrouve exactement appliquée au Parthénon et dans tous les temples octostyles de la même époque.

Vitruve dit encore (IV, 5) : « Les demeures sacrées des dieux immortels doivent être orientées de manière que, « si rien ne s’

7 oppose, si l’on peut à son gré en fixer la position, la statue du dieu qui aura été placée dans la « cella regarde l'occident, afin que ceux qui s'approchent de l'autel, soit pour immoler des victimes, soit pour « offrir des sacrifices, aient en même temps le visage tourné vers l’orient et vers l’image qui est dans le temple; « ainsi, en adressant leurs vœux à la divinité, ils regarderont le temple et l’orient céleste, ainsi la statue même ‘sera comme un aslre qui, à son lever, regarderait ceux qui le prient et lui offrent des sacrifices. Il paraît donc « nécessaire que tous les autels des dieux soient tournés du côté du levant.

«Si toutefois la nature du terrain ne le permet pas, il faut alors changer l'orientation du temple de manière «qu’il puisse avoir vue sur la plus grande partie de la ville, ou bien, s’il

st bâti auprès d’un fleuve, comme en « Égypte sur les bords du Nil, il semble qu'il doive être tourné vers la rive du fleuve. De même, si les édifices « sacrés sont placés aux abords d'une voie publique, il faudra les disposer de manière que les passants puissent se tourner du côté du temple et lui adresser en face leur salutation religieuse. »

La façade des temples devait être, naturellement, tournée du même côté que les statues des dieux, c’est-à-dire vers l'occident. Cette prescription n’a rien d'absolu, Vitruve lui-même le constate, et l'orientation des temples grecs ou romains que nous connaissons le prouve surabondamment. En effet, tous les temples grecs de l’Attique, du Péloponnèse, de l'Ionie, de la Sicile, et même de la Grande Grèce, sont orientés à l'inverse de la règle indiquée par Vitruve : leurs façades regardent toutes lorient, Ils n’offrent en cela, croyons-nous, qu’une seule exception bien marquée, celle du temple d'Apollon à Phigalie, dont la façade regarde le nord. Devant un fait aussi général, comparé à la prescription très-nette de Vitruve, nous devons croire que l'influence romaine a changé complétement la donnée religieuse de l'orientation des temples, tout en tolérant dans l'usage une assez grande liberté. Nous trouvons, en effet, parmi les temples romains, des exemples de toutes les orientations; dans Rome même, les plüs anciens parmi ceux qui restent sont orientés à la grecque, c’est-à-dire qu'ils s'ouvrent au levant : ce sont les trois temples situés à San-Niccold in Carcere; les autres ont leur façade dirigée, qui au nord, comme le temple de la Fortune virile et le Panthéon; qui au sud-ouest, comme le temple de Mars vengeur et celui d’Antonin et Faustine; qui au sud-est, comme les temples situés au pied du Capitole. À Pompéi, les six temples présentent la même variélé d'orientation ; les temples d'Isis et d'Esculape sont les seuls qui soient tournés vers lorient. En Asie

Mineure, les temples qui furent érigés sous la domination romaine participent de la même liberté d'orientation. La façade du temple de Jupiter à Aizani est orientée vers le sud-est; au temple d’Ancyre, comme à celui de Vesta à Tivoli, elle regarde en plein le sud-ouest.

Le changement d'orientation des temples à l’époque romaine nous paraît done un fait acquis; il sera plus complétement démontré encore par la lecture des passages suivants, extraits de Lucien et d'Hygin : « Le premier « point, c’est que la maison regarde le plus beau Jour; or, ce que le jour a de plus beau et de plus aimable, ce « sont s

s prémices. Il convient donc qu’elle recoive les premiers rayons du soleil dès qu'ils pointent au-dessus « de l'horizon, et que, sitôt les portes ouvertes, elle s’emplisse de lumière ; c'était pour cette raison que les anciens « faisaient regarder leurs templ

de ce côté.» Lucien, de Domo, e. 6. — « Les architectes anciens ont écrit avec « raison que les temples regardaient l'occident ; ensuite on trouva bon de tourner toute adoration religieuse vers « le côté du ciel d’où se répandent sur la terre les premiers rayons de la lumière. » Hygin, de Limitibus agrorum, IETE

Les observations les plus nombreuses et les plus intéressantes que nous ayons à faire à propos des règles de Vitruve, s'appliquent à la porte du temple, une des plus complètes parmi les rares portes antiques qui nous sont restées (1).

Nous commencerons par rappeler ces règles elles-mêmes (1. IV, c. 6) : «Il y a trois espèces de portes, la dorique, « l'ionique et l’atticurge. Les proportions de la porte dorique sont telles, que 1° le haut de la corniche qui est pla- « cée au sommet, au-dessus du linteau, soit de niveau avec le haut des chapiteaux des colonnes qui sont au pro- « naos; 2° pour déterminer la hauteur de l'ouverture de la porte, il faut que l’espace compris entre le pavé et le « plafond soit divisé en 3 parties et demie, dont on doit donner 2 à la hauteur de l'ouverture; 3° cette hauteur « devra être subdivisée en 12 parties, dont 3 et demie feront la largeur du bas de la porte; 4° le haut devra être « plus étroit de la troisième partie du chambranle, si l'ouverture a 16 pieds de haut; de la quatrième, si elle est « de 16 à 25; de la huitième, si elle est de 93 à 30. Ainsi de suite : plus les portes seront élevées, plus les jambages « devront se rapprocher de la ligne verticale; 3° la largeur des parties du chambranle qui font 1

jambages sera « la douzième partie de la hauteur de l'ouverture de la porte, et ces jambages seront rétrécis par le haut de la

(4) La porte du temple d’Ancyre n'a pas été étudié de l'Italie, publié en 1833, n’a pu que la citer d'a

jusqu’à présent; Donaldson, dans son Zraité des portes monumentales de la Grèce et près l'informe croquis donné par Tournefort. Depuis lors, il aurait été impossible de faire sérieusement cette étude d’après les planches inexactes de M. Texier, dans lesquelles un des principaux caractères de cette porte, le rétrécissement de la partie supérieure, n’est même pas indiqué.

HN if

« quatorzième partie de leur largeur; 6° la hauteur du linteau sera égale à la partie supérieure du jambage; 7° la « cimaise doit avoir la sixième partie du chambranle, et sa saillie doit égaler sa largeur; cette cimaise doit être « laillée à la lesbienne avec une astragale ; 8° au-dessus de la cimaise du linteau, il faut placer l’Ayperthyron, dont « la hauteur sera égale à celle du linteau, et lui faire une cimaise dorique avec un astragale lesbien ; 9° enfin il « faut poser le couronnement uni (le larmier?) avec sa cimaise; il aura en saillie la hauteur du linteau qui porte « sur les jambages; 40° à droite et à gauche, les saillies doivent être telles que les extrémités des cimaises dé- « bordent et aillent se joindre exactement.

« Mais si, au contraire, la porte doit être ionique, L° on en fera l'ouverture d’après les proportions de la porte

« dorique ; 2° afin d'en avoir la largeur on divisera la hauteur en 2 parties et demie pour en donner une à la « largeur d'en bas; 3° le rétrécissement du haut sera le même que dans la porte dorique; 4° la largeur du cham- « branle sera la quatorzième partie de la hauteur de l'ouverture, sa cimaise de la sixième partie de sa largeur; « le reste de cette largeur, sans la cimaise, sera divisé en 12 parties, dont 3 pour la première fasce, y compris son « astragale, 4 à la seconde, 5 à la troisième; ces fasces avec leurs astragales suivront tout le contour du cham-

« branle; 5° l’Ayperthyron aura les mêmes proportions que dans la porte dorique; 6° les consoles ou prothyrides, « taillées à droite et à gauche de la porte, descendent jusqu’au niveau de la face inférieure du linteau, sans com- « prendre la feuille qui les termine. Leur largeur par le haut sera Les deux tiers (?) de celle du chambranle, et par

« le bas d’un quart plus étroite que par le haut. » Viennent ensuite les prescriptions relatives aux proportions des parties ouvrantes de la porte en menuiserie, et qui ne sauraient avoir ici aucune application.

« Les portes atticurges se font d'après les mesures établies pour les portes doriques. » Le peu qui est dit encore pour ces portes n’aurait ici aucun intérêt.

C'est évidemment la porte dorique que Vitruve a décrite le plus complétement; la porte ionique et celle qu’il appelle atticurge ou attique lui sont identiques, il est vrai, sur la plupart des points ; c'est avec la porte ionique que la nôtre présente le plus de rapports.

La première prescription, d'après laquelle le haut de la corniche doit être de niveau avec le haut des chapiteaux, est rigoureusement vérifiée au temple d’Ancyre, comme à ceux de Tivoli, d'Agrigente et de Cori, comme au Panthéon de Rome, etc. D’autres portes antiques font exception à cette règle, comme celle de l’Érechtheïon, à l'Acropole d'Athènes, et celle du Temple de Nimes.

La seconde prescription de Vitruve s'applique à la hauteur du vide de la porte. Elle semble avoir été établie pour les temples où le pronaos et la cella sont de plain-pied; notre porte, au contraire, est surélevée de cinq degrés pour arriver au sol de la cella, comme au temple de Vénus et Rome et à celui de Junon, dans le portique d'Octavie. Quoi qu'il en soit, le rapport indiqué par Vitruve étant de 4 à T, entre la hauteur du vide de la porte et la distance qui sépare le sol du plafond, si nous prenons le quart de la hauteur dudit vide et que nous le portions 7 fois à partir du sol du pronaos, nous verrons que cette règle n’a jamais pu s'appliquer ici exactement (1). Elle mettrait le fond des caissons à une hauteur inadmissible. Si, d'autre part, l’on donne au plafond la hauteur indiquée par notre restauration d'après l’architrave subsistante, la hauteur de la porte représente # septièmes et demi au lieu

de 4 seulement. Si, maintenant, au lieu de prendre le sol du pronaos, nous adoptons celui de la cella, la hauteur de la porte représente à très-peu près 5 septièmes. Plusieurs commentateurs croient à l'existence d’une erreur dans cette partie du texte de Vitruve (2); ils pensent que l'original devait porter, au lieu de 2 parties, 2 parties ef demie. Cela établirait notre rapport de 3 à 7, et serait en même temps conforme, comme ils le disent, aux proportions des portes antiques de Cori et de Tivoli.

La largeur du bas de la porte dorique, d’après la troisième prescription, doit être égale à 11 vingt-quatrièmes de sa hauteur. Si nous appliquions cette règle à la porte d’Ancyre, dont la hauteur est de 8",35, nous trouverions 3%,83 pour la largeur, et celle-ci n’est en réalité que de 3",31. D'autre part, cette largeur existante correspond, à très-peu près, à la règle indiquée par Vitruve pour la porte ionique. En effet, il donne à cette dernière, comme largeur, les 2 cinquièmes de sa hauteur; or les 2 cinquièmes de 8",35 égalent 3",34, c’est-à-dire 3 centimètres seulement de plus que la largeur vraie. Cette proportion des 2 cinquièmes s'applique aussi très-exactement à la porte d’Agrigente (3).

Ici il est nécessaire, à notre avis, de vérifier les cinquième et sixième prescriptions, relatives à la largeur du chambranle, avant la quatrième, qui détermine le rétrécissement de la porte à la partie supérieure, la largeur du

chambranle étant un élément nécessaire pour cette détermination. Le chambranle, dit Vitruve, sera égal à la ème partie de la hauteur de l'ouverture de la porte, et il devra se rétrécir d’un quatorzième à la partie supésupérieure rétrécie. La hauteur du vide de la

douz

rieure; de plus, la hauteur du linteau sera égale à cette part porte, comme nous l'avons dit, est de 8”,35 ; le douzième en est de 0”,696, c'est-à-dire exactement la largeur de

(1) Voir planche 22.

(2) Donaldson, Portes monumentales de la Grèce et de l'Italie, trad. française, p. 18.

(3) Gette porte existe au petit temple qu’on appelle aujourd’hui la Chapelle de Phalaris, et qui est situé dans le jardin du couvent de Saint-Nicolas. Voir Donaldson, op. cit., pl. 11, p. 40.

notre chambranle à son point le plus bas. La diminution de largeur est très-nettement observée aussi, mais dans une proportion un peu différente de celle indiquée : elle est d’un dix-huitième au lieu d’un quatorzième. La largeur du jambage en haut est de 0,638; la différence avec le bas égale donc 0,038, ce qui est à très-peu près la dix-huitième partie de 0",696. Enfin le linteau (partie horizontale du chambranle) est rigoureusement égal en hauteur, comme le demande Vitruve, à la largeur du chambranle en haut du jambage ; elle est de 0,638. Ce rétréte nulle part aussi franchement indiqué qu’à

cissement des jambages et du linteau est très-remarquable ; il n’ex cette porte du temple d’Ancyre.

La largeur du chambranle étant bien déterminée, nous pouvons revenir à la quatrième prescription, relative au rétrécissement de l’ouverture de la porte à sa partie supérieure. La hauteur de cette ouverture dépassant 25 pieds, ce rétrécissement, selon Vitruve, doit être égal au huitième de la largeur du chambranle; or, la largeur en bas étant de 3",31, et celle du haut de 3",21, la différence ou le rétrécissement égale 0",10, qui est le septième de 0”,696 au lieu du huitième, qui serait de 0",087. On voit que, sur ce point encore, il est difficile, à moins d’une coïncidence absolue, d'approcher davantage de la concordance avec les prescriptions vitruviennes.

L'architecte du temple d’Ancyre à donc suivi jusqu'ici assez exactement, pour les proportions de la porte, l’espèce de canon dont Vitruve a reproduit les règles ; il s’en est affranchi pour ce qui concerne le détail des moulures du chambranle, autant du moins qu’il est possible de saisir, d’après le texte, le sens de la septième prescription.

Malgré l'obscurité, plus grande encore, peut-être, du texte des huitième et neuvième prescriptions, obscurité que les commentateurs sont loin d’avoir diminuée, il nous semble que l’Ayperthyron doit être entendu de la frise et non de la corniche, comme le pense M. Donaldson (1); Vitruve, croyons-nous, fait compter avec cette frise, sous les noms de cimaise dorique et astragale, les moulures qui la couronnent, en la séparant du larmier. Ainsi entendue, la hauteur de l’hyperthyron ou frise égale en effet la hauteur du linteau (voyez la planche 30). Le couronnement uni (corona plana cum cymatio), dont parle ensuite Vitruve, serait le larmier et sa cimaise ou doucine. A ce point de vue, la saillie de la corniche sur le haut de la frise est égale ici, comme il le demande, à la largeur du linteau (voyez la planche 30).

La dixième prescription est la plus obscure de toutes. Suivant plusieurs commentateurs, elle aurait trait à des

crosseltes comme celles que l’on voit à la porte de Cori, mais qui n’existen

Quant aux consoles, dont il n’est question que pour la porte ionique (planche 30) que les nôtres descendent plus bas que le dessous du linteau, deux tiers du chambranle (7 neuvièmes au lieu de 6 neuvièmes), et qu'au elles ne diminuent guère que d’un huitième. Les consoles des portes de l

pas ici.

(sixième prescription), nous voyons qu'elles sont un peu plus larges que les ieu de diminuer d’un quart par le bas Érechtheïon et du temple de Cori, sans

ressembler à celles de la porte d’Ancyre, ne se conforment pas davantage au dire de Vitruve.

Malgré le manque de conformité dans ces derniers détails, il résulte de

‘étude à laquelle nous venons de nous

livrer que les données principales inc application à la porte du temple d’Anc et de celles faites précédemment sur

iquées par Vitruve pour les proport yre plus qu’à toute autre porte antique encore existante. De ces observations oyons-nous, que Vitruve, dédaignant,

ions des portes sont justifiées par leur

e temple même, il résulte aussi, er

comme toute son époque, le grand art du siècle de Périclès, aurait plutôt étudié et approfondi les œuvres et les traités des Hermogène, des Pytheus, architectes savants, pleins de hardiesse et d'imagination, qui, au siècle d'Alexandre, ont fondé la dernière école ionienne et construit les temples grecs les plus récents de l'Asie Mineure. Cette opinion deviendra presque une certitude, si l’on observe la complaisance, l'enthousiasme même avec lesquels Vitruve cite, toutes les fois qu’il en trouve l’occasion, les œuvres de cette école qui commença la décadence de l'architecture grecque. Les traditions de la nouvelle école ont indubitablement servi de guide, quelques siècles plus tard, à l'architecture romaine de la première période de l'empire, pendant laquelle cette décadence s’est aggravée. Vitruve nous le dit clairement dans le passage suivant, extrait de son troisième livre : « Cette disposition du « pseudo-diptère fait connaître avec quelle intelligence, avec quelle habileté Hermogène exécutait ses ouvrages,

« qui sont devenus la source où la postérité a pu puiser les règles de Part (LT, 3). »

in

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