‹ Exploration Clinique et Diagnostic ChirurgicalChapitre 17 sur 126 · EN AVANT · texte numérisé non relu

EN AVANT

Fig. 108 : sur la ligne médiane, reconnaissez la fourchette slernale, entre les extrémités internes, saillantes, des clavicules, que croisent, sans les masquer, les tendons sterno-mastoïdiens !.

Descendez sur le devant du sternum : à la limite inférieure de la 1 pièce, du manubrium, vous verrez très souvent, vous relèverez toujours au palper, un relief transversal, un angle saillant : c’est l’angle de Louis. Sur ses côtés, s’attachent les 2° cartilages costaux; angle de Louis, 2° côte; clavicule, 1"° côte : ces deux nolions, toutes simples, amorceront le dénombrement des côtes, de haut en bas.

En arrière de l'angle, la trachée se bifurque : les grosses bronches croisant obliquement le tiers interne des 2° espaces intercostaux. C'est encore à ce niveau, ou un peu plus bas, (2° espaces) — que remonte

la base du cœur.

Au-dessus de l'angle, derrière le manubrium, se trouve l'aire des

{. La fourchette est dans le plan horizontal de la 2° vertèbre dorsale.

gros vaisseaux; l'aorte, à droite, à la hauteur des {°° et 2sspe ee la veine cave supérieure, ascendante également, du 3° au 1‘ cartilage costal, mais qui déborde normalement le bord droit du sternum.

Au-dessous de l'angle, continuez à suivre la face antérieure du : sternum; elle sera parfois déformée, fortement convexe en avant, excavée, infundibuliforme : trouée même; ce sont des anomalies congénitales ou des séquelles du rachitisme. j

Il sera plus important de s'assurer que le sternum est bien vertical :

FIG. 108. — Repères de la face antérieure du thorax. — Aire cardiaque; bords pulmonaires antérieurs.

tracez une ligne droite, du milieu de la fourchette à la base de l’appendice xiphoïde; tracez une autre droite, du milieu de la fourchette à la symphyse pubienne. Les deux lignes se confondent, si le sternum est vertical, médian; la ligne sternale se dévie à droite ou à gauche ?, s’il est oblique, incliné latéralement, attiré d'un côté par une distension thoracique unilatérale (épanchement, tumeur), ou par une scoliose vertébrale. La déviation saute aux yeux, très souvent; mais il y aura un réel intérêt à la préeiser, par la manœuvre précédente, dans certains cas, où l’on cherche à se renseigner sur l'existence d’une collection ou d’une tumeur intra-thoracique.

1. Rappelez-vous la percussion de dehors en dedans, vers le bord sternal, que pratiquait Potain, dans le 2° espace, pour déceler la dilatation aortique. C’est encore là, à droile, et aussi à gauche, que se montrent les anévrysmes au début.

Page 1