La base de l'appendice xiphoïde répond à la 4° dorsale
EXPLOR. ET DIAGN.
valeur médiocre, en pratique: c’est la percussion seule (matité relative)
FIG. 109. — L'aire cardiaque, tracée par la percussion, en attitude demi-assise, chez un homme sain (Matité relative), — Les arcades costales sont « iracées » : à droite, la matité hépatique; a gauche, un large espace triangulaire, sonore, l’espace de Traube.
qui révèle, individuellement, la « figure » approximative du cœur. Voyez figure 109 : le tracé cardiaque a été établi par la percussion,
Fo A: FER vu A 7 FIG. 110. — L CU cardio-péricardique, dans un gros épanchement du péricarde. — Notez que la matité s’est surtout étendue en bas et à gauche, vers l’aisselle et dans l’espace de Traube.
chez un sujet normal, et l’on peut noter qu'il se superpose à peu près complètement à celui de tout à l’heure (fig. 108).
Comparez ce tracé — normal, — à celui de la figure 110; ici, gros
# épanchement péricardique; l'aire de matité, complète, de contour
arrondi, s’est étendue en haut, en dehors, mais surtout en bas : en bas et à droite, elle se confond avec la matité hépatique: en bas et à gauche, vers l’aisselle, elle réduit notablement l’espace de Traube.
IL y a donc « du cœur », et c’est ce qu'il faut retenir, derrière le sternum, de la 2° pièce à la base de l’appendice xiphoïde ; — dans les 3°, 4°, 5° espaces gauches; — un peu, dans les 3° et 4° espaces droits.
C’est l’oreillette droite, qui déborde le sternum, à droite, de 41 centimètre et demi à 2 centimètres; l'oreillette gauche est en arrière du sternum et dus3° cartilage gauche: le ventricule droit est rétro-sternal, mais déborde un peu à gauche; le ventricule gauche est tout entier extra-sternal, dans les 3°, 4°, 5°
espaces FIG. zur. — Vue « aæillaire » du thorax. Lignes aæxillaires
nee antérieure ou postérieure, — Une verticale descendant du
Quant au CES sommet concave de l’aisselle à l’arcade costale — entre carde, il dépasse lar- les deux pouces — figurera la ligne avillaire moyenne.
gement les limites de
l’aire cardiaque, sur tout son pourtour; il remonte, en haut, jusqu’à la partie moyenne du manubrium. Lors d’épanchement (hémo-péricarde, péricardite séreuse ou purulente), la matité se prolonge surtout en bas et en dehors, comme on le voit figure 110.
Sur le côté, dans l’aisselle.
Voilà le thorax « repéré » en avant; repérez-le sur le côté — dans l'aisselle, comme on dit.
Voyez la région (fig. 111), le bras relevé. Abaissez une ligne verticale du sommet de l’aisselle, du creux que vous apercevez tout en haut: c’est la ligne axillaire, la ligne axillaire moyenne, autre directrice, latérale, qui sert aussi à l'orientation. — Faites descendre une autre verticale du bord inférieur du grand pectoral : ce sera la ligne axillaire antérieure; une autre, du bord inférieur du grand dorsal : ce sera la ligne axillaire postérieure (Het)
Une ligne mamelonnaire horizontale vous permettra de séparer le
FIG. 112. — L'espace inter-scapulaire. — Le bras droit est reporté -en avant; le bras gauche relevé en abduction. Écartement des omoplates. Les deux mains repèrent les angles scapulaires déclives.
creux axillaire proprement dit, en haut, de la zone sous-axillaire, en dessous, qui se continue plus bas sur l’hypochondre. Vous devez toujours, dans les affections thoraciques, explorer « l’aisselle »; vous aurez maintes fois à intervenir « par Paisselle » : il convient de « se familiariser » avec cette région.