I. Anhives mnlindes ilr Toiihmnc (janvier i
.i. IjUvs. La séparation de l'urine des deux reins, l^aris, Masson, iQo'i.
veat être levés les tloutes pour le dîagnostir, etqu poRsibic de décider ta nature de l'intervention.
Dans les hydronépUrones, le Séparateur est utile et donne lieu H des remarques intéressantes, non seulement au j)oint de vue de la pliysiologie rénale, maïs aussi et surtout au point de vue de la nature de l'intervention. On peut, de cette façon, arriver â savoir si la poche n'nale 8e vide ou non dans la vessie. Lorsque, par exemple, au moMicnl de la séparation, on soulève légèrement le rein malade vers le diaphragme, on peut parfois constater une abondante éjaculation d'urine de ce mi>nie côté, ce qui prouve que dans un cas semblable il y a une coudure de l'uretère, que le soulèvement du rein malade fait disparaître.
Dans des cas, plus rares il est vrai, tie /Islu/rs ou t/'où/i- Itraliom uréti-ralps, le Séparateui' muritici;) tout di- suite quel est l'uretère lésé.
De môme après les opérations de m-phrecComie, on peut de suite savoir de quel enté le rein a été enlevé. Ainsi, dans lia cas, un rein avait été extirpé quelque temps auparavant par voie Iranspéritonéale ; la malade ne portait qu'une eicatrice abdominale médiane, et il était impossible de savoir de quel côté la néphrectomie avait été laite. Le séparateur Luys, montrant que l'urine ne s'écoulait uniquement que par un tube, indiqua immédiatement que c'était le rein du coté opposé qui avait été enlevé.
Dans les néphrites en général, il y aura souvent grand avantage à rechercher par le Séparateur si l'un des deux reins n'est pas susceptible de recevoir une action chirurgicale.
L'emploi du Séparateur est très utile, au point do vue diagnostic, dans les hématuries rénales, pour connaître quel est le rein qui saigne. Bien souvent, en effet, comme des observations le prouvent, la clinique est absolument muette, et il est complètement impossible de dire si c'est
ie l'eiD di'otl ou le leiii gaiiclic qui doune du sang. On. rendra facilement compte du grand service rendu par séparation des urines lorsqu'on pourra constater d'un côl£ une urine claire, limpide sans un globule sanguin, de l'autre une urine sanglante. Celle dernière est alors d'une teinte plus foncée que celle des urines vésicales, vnr ici le sang inélc k l'urine d'un seul rein aura nccessaireuiont une teinte rouge plus mar4)uée que lorsqu'il aura été dilué dans le produit des deux reins.
L'emploi du séparateur est dans ces cas d'hématurie nale incontestablement supérieur â celui du cysloscopi prisme. En effel si l'hématurie est très intense, elle Iroi ble de snile la transparence du milieu et ne permet pas de connaître la provenance du sang. Si au contraire elle «si peu marquée, l'éjaculation urctérale peu colorée se différenciera mal d'une éjaculation normale et ne permettra pas de poser un diagnostic certain. Le séparateur au coutraire supprime ces dillicultés cl donne d'un côté un tube rutilant indice de la lésion rénale, de l'autre un tube d'urine claire qui marque le rein sain.
Ce fait a pu être vérifié dernièrement, le «janvier 191 d'une façon très nette, sur tni malade du D' Robert Proui Il s'agissait d'un homme qui présentait une hématurie intense. Au cystoscope, on distinguait mal la di/I'érence tre l'une ou l'autre éjaculalion urétêrale, elon ne pou dire, en l'absence du reste de tout symptôme clinique nel. si c'était le rein droit ou le rein gauche qui était l'origine de l'hématurie. Le séparateur introduit immédiatement après le cystoscope donna un résultat net, précis, indubitable ; à droite le lu hc était rempli d'une urine sanglante, à gauche le tube contenait une urine absolu ment limpide et normali
Dans les cas de (uùcrcuhse réunie, le Séparateur rei les plus signalés services, car chacun sait, en efl'et, qj diagnostic sur de la tuberculose rénale unilalért limande la néphrectoukie imiuédiale.
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CRITIQUE 01) SEIUDATEIH LLÏS fl!l-J
Knfm le Sif/iarnienr pourra être appliqua pendaiU /rs premiers mois de la grossesse ce i|iii permettra de prériser le pronostic de la piféloni^plirite compliquant In grossesse.
En efTet, dans un t'as publié- ', il s'agissait de sRvoir si une femme enceinte de deux mois et demi, présentant tous les signes cliniques d'une pyélonéphrite gauche, avait au moins un autre rein susceptible de fournir tout te travail de lii di^'puration urinaire, ou si, au contraire, tes deux reins l'tant malades, il n'importait pas il'întcrrompre le cours (le la grossesse, pour préserver les jours de la malade.
L'applîcalîon du séparateur en démontrant que le rein di'oil donnait :t9'"',8â d'iirûe par litre, tan<lis que le rein gnuche n'en donnait que a^'.SG contribua à montrer, que si le rein gauche avait une fonction prcstjue nulle, le rein droit, au contraire, tHail al>»oluiiienl sullisant, à assurer toul le Iravail de l'émonction urinaire.
CRITiaUE DU SEPARATEUR LUYS
De toutes les critiques qui ont été faites sur le séparateur Luys, nous retiendrons surtout :
i" Lu difficulté d'introduction chez l'homme. — En réalité, l'introduction du séparateur est des plus faciles, si l'on prend soin de bien exécuter la manieuvre qui a été décrite plus haut, et qui consiste à n'efl'cctuer l'introduction du séparateur <|ue /*■ malade étant couché dans la position horizontale, et d'avoir soin, à ce moment, de bien abaisser le manche de l'instrument. L'instrument passe absolument tout seul, sans qu'on ait besoin de déployer la moindre force ou de provoquer de la douleur.
Le l)r Siiare/ de Mcndoza m'écrivait à ce sujet le aS février 1904 (lettre manuscrite): " Je me sers couramment tlo voire Séparateur, dont je suis très satisfait et je cher-