CHOIX DE LA METHODE DE SEPARATION DE L'URINE DES DEUX REINS
Ce chapitre devra forcément n'être qu'un résumé des exposés précédents; puisqu'après chacune des méthodes, après chaque 'appareil précédemment décrit, la critique a suivi immédiatement la description et le mode d'emploi.
Si nous jetons un regard d'ensemble sur toutes les méthodes destinées àséparer les urines des deux reins, nous voyons que :
La méthode de la compression unilatérale d'un uretère, ne permettant de recueillir que la sécrétion de l'autre rein, ne peut nous arrêter longtemps. Elle est, en effet, passible de Tobjeclion capitale dont nous avons parlé plus haut, et qui est constituée par l'impossibilité de pouvoir recueillir les urines des deux reins, dans le môme temps. Ce défaut capital ne permet pas de comparer utilement l'une avec l'autre, l'urine des deux reins, puisqu'on sait parfaitement que le fonctionnement rénal subit à chaque instant des variations importantes, et que le point essentiel est d'établir la comparaison entre le travail fourni par chaque rein dans le môme temps.
Il ne nous reste donc, à proprement parler, qu'à discuter les deux seules méthodes en présence :
Le cathétérisme urétéral ;
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La séparation intra-vésicale des urines.
Mais encore, n'aiirons-nous ici en vue, bien entendu, que la seule question qui nous intéresse seulement, qui est de savoir quel est le procédé le meilleur et le plus pratique pour obtenir la séparation des urines afin de connaître le fonctionnement du rein.
Il est certain que la seule méthode rigoureusement et absolument exacte pour étudier la sécrétion séparée de chaque rein, serait le cathétérismp simultané des deu.r uretères effectué pendant il\ heures con^sécutives. C'est là évidemment la solution théorique et idéale de la question de la séparation des urines des deux reins.
Mais en pratique, nous avons vu (|ue la crainte du danger d'infecter un rein sain, doit prescrire au chirurgien de ne cathétériser que Fiiretére du côté malade^ et alors dans ce cas :
I** La méthode du cathétérisme de Turetère n'est plus à Tabri du reproche d'infidélité qu'on lui a fait: nous rappellerons plus loin toutes les causes d'erreur qui peuvent lui être imputées ;
2** Les syiuptomes cliniques sur les([uels on est alors obligé de se l)aser pour savoir quel est l'uretère à cathétériser, sont aussi bien souvent eux-mêmes infidèles e^ trompeurs.
effectué dans les conditions que nous venons d'indiquer, le cathétérisme urétéral destiné à nous renseigner sur la valeur fonctionnelle de chaque rein, ne donne pas un nombre de documents supérieur à celui fourni par la séparation intra-vésicale des urines.
Certes, il est ai)solument vrai que le cathétérisme urétéral est indis|)(»nsai)le à pratiquer dans certaines conditions, et se^ indications ont été sufRsamment indiquées plus haut (voir page 277) |)()ur (|u'il soit nécessaire d'y revenir. 11 est égalenuMit i)ien certain (pi'associé dans certains cas à la séparation intra-vésicale des urines, le cathétérisme
CRITIQUE DU CATifÉTÉRISME 1>E l'l'RETÈRE i455
urétéral pourra rendre le diagnostic plus net et les indications opératoires plus exactes.
Mais il n'en est pas moins vrai que pour permettre un diagnostic rigoureusement précis de l'état fonctionnel des reins et poser l'indication opératoire, la méthode de la scpa^ ration intra-vésicale des urines est dans ^immense majorité des cas, absolument suffisante, et, que de plus, elle a sur la méthode du cathelérisme urétéral des avantages incontestables sur lesquels nous reviendrons plus loin.