SUPÉRIORITÉS DE LA MÉTHODE DE SÉPARATION ENDO-YÉSIGALE
2** Supériorités d'ordre physiologique.
I** Dans les vessies d'adultes atteints de cystite, la cystoscopie ne donne souvent que des résultats imparfaits. On sait qu'il faut, en efifel, une capacité vésicale d'un minimum de 80 grammes pour faire un cathétérismc de l'uretère avec le cystoscope à prisme, tandis qu'on peut facilement faire la séparation inlra-vésicale avec une capacité vésicale même encore plus réduite,
2** La séparation intra- vésicale des urines ne trouble pas le fonctionnement du rein, ou si elle le trouble, son action s'exerce également sur les deux reins. Le cathétérisme urétéral, au contraire, ne provoque qu'une excitation du seul rein en expérience ; et même dans le cas de cathérisme double, les deux sondes introduites dans Turetère, à des niveaux différents, peuvent produire des excitations dissemblables des reins.
3** Supériorités d'ordre mécanique.
I® Chez renfant, le gros calibre des cysloscopes généralement employés ne permet pas le cathétérisme urétéral. Mon séparateur, modèle d'enfant, sera, dans ce cas, seul utilisable.
2® Dans les vessies d'adultes, même saines, lorsque le méat urétéral présente une étroitesse trop marquée pour admettre l'engagement d'une sonde urétérale, seule la méthode delà séparation intra-vésicale des urines pourra être appliquée.
3<» De même encore, et également dans les vessies saines d'adultes, lorsque par suite d'une disposition spéciale du col vésical, la sonde passe sur l'orifice urétéral sans y pénétrer.
Si Ton joint à cela les difficultés émanant soit de Tinstru-
mentation spéciale, soit du malade, soit de Tobservateur, on pourra de suite comprendre comment la simplicité de la méthode de la séparation intra-vésicale des urines, la facilité avec laquelle des résultats concluants peuvent être rapidement obtenus, sont autant de raisons qui ont frappé tous les chirurgiens qui se sont occupés de cette question.