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CONCLUSIONS

La première conclusion à poser est, semblet-il, de ne pas élever en rivales, Tune contre l'autre, les deux méthodes du cathétérisme des uretères et de la séparation endovésicale des urines. Chacune d'elles, en effet, doit avoir ses indications bien nettes et un rôle bien déterminé.

Le séparateur^ plus simple à appliquer, exempt de dangers dans son utilisation, peut être employé dans des cas plus nombreux que le cathétérisme de l'uretère. fiie?i appliçué, il donne des résultats rigoureusement exacts et certaim^ et une sécurité complète.

Mais, qu'un complément de diagnostic soit nécessaire, soit pour recueiHir clireclcment une urine rénale sans contamiiialion de la vessie, soit qu'on veuille explorer l'uretère ou le bassinet, dans ce cas alors, le cathétérisme urétéral trouve son indication bien nette.

Quand cette exploration sera jugée nécessaire, il y aura un avantage considérable à la pratiquer avec le cysloscope à vision directe, car dans ce cas, les chances d'infection rénale seront certainement réduites à leur grand minimum \

F]n résumé, la séparation intra-vésicale des urines

). Voir plus haut pour plus de détails sur cette question, troisième partie.

SUPÉRIORITÉS DE LA SÉPARATION ENDO-VÉSICALE ^'j5

fournit sûrement tous les mêmes renseignements que pourrait donner le cathétérisme de l'uretère, dans Tappré* ciation de la valeur fonctionnelle des reins.

Mais de plus, la méthode de la séparation intra-vésicale des urines a sur le cathétérisme de Turetère les immenses avantages suivants :

1** Elle est plus simple.

2^ Elle peut être appliquée dans des cas plus nombreux que le cathétérisme de Turetère ;

3** Elle est exempte de dangers.

4** Les renseignements donnés par le séparateur bien appliqué sont sinon meilleurs, du moins aussi rigoureusement exacts que ceux fournis par le cathétérisme de l'uretère.

Comme le dit si bien le D"" Gestan (de Toulouse) : « Pour tous ces motifs, simplicité, facilité de transport et d'application en tous cas et en tous lieux, bénignité, la séparation l'emporte pratiquement sur le cathétérisme urétéral et le remplacera de plus en plus. »

Quant à l'instrument à employer pour effectuer la séparation intra-vésicale des urines, je laisserai au lecteur le soin de voir si les 210 observations que j'ai publiées dans mon travail : « La Séparation de l'Urine des deux Reins » (Paris, Masson, igoS) et les innombrables observations recueillies par de multiples auteurs dans le monde entier, sont de nature à lui prouver le bon fonctionnement de mon séparateur.

On saisira aisément l'enthousiasme avec lequel fut acceptée l'idée de la séparation intra-vésicale des urines, lorsque le premier, en France, j'attirai l'attention sur cette intéressante question. Le public médical, tant français

l, Gestan, Archivef médicaleç de Toulouse, janvier 1907.

qu'étranger, fut bien vite frappé par la simplicité et l'innocuité de la méthode, et ce sont ces deux grandes qualités qui, jointes aux bons résultats fournis par elle, lui rallièrent bientôt la presque unanimité des suffrages et la firent préférer à la méthode du cathétérisme de Turetère qui était, jusqu'à mes premiers travaux, de beaucoup la plus employée, et régnait alors seule en maîtresse absolue.

Quoi qu'il en soit, ce qui m'importe, c'est d'avoir fait triompher la méthode de la séparation endo-vésicale des urines, en la rendant simple et pratique.

Celle-ci, malgré les tentatives antérieures, n^était pas arrivée à s'imposer jusqu'ici. Je serais trop heureux si j'avais pu contribuer à lui rallier la faveur médicale.

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