Luys. Annales yénitourinaires, 1 5 juillet
8. Luys. C. /?. de l'Assoc. franc, d'nrolmjie, iQoG, p. 4*'>7'r*^2.
9. Lu\s. La Presse médicale, 29 novembre 1900 et Ittvue prali(]ne des mal. des ortjanes yênilo-urinaires du D"" (lallois, du i^'"' janvier 190O.
iiiSTnuiQiE i)i: i.A cASToscopin \ viska oiiiectk lyt)
J'insistai ensuite sur la facilité avec laquelle on pouvait retirer de la vessie des corps étrangers même volumineux *.
Enfin, comme couronnement de mes efforts, c'est à la fin de Tannée 1905 que la Faculté de médecine me faisait l'honneur de décerner à mon cystoscope à vision directe, le prix Barbier.
DES CONDITIONS NÉCESSAIRES A RÉALISER POUR LA CYSTOSCOPIE A VISION DIRECTE
Pour bien voir un objet et en connaître les moindres détails il faut :
I** Qu'il soit bien éclairé ;
2® Qu'il soit bien isolé des parties avoisinantcs ;
3® Que sa surface ne soit recouverte par aucun liquide de manière qu'entre Fœil et l'objet, il y ait un milieu bien homogène, sans changement d'indice de réfraction.
4® Que ses moindres détails soient distingués.
Ces nécessités doivent s'appliquer à l'examen de la muqueuse vésicalo et les conditions essentielles d'une bonne vision sont au nombre de quatre :
1° Un bon éclairage ;
2® La distension des parois vcsicales ;
3® L'aspiration de l'urine au furet à mesure de son arrivée dans la vessie.
4® Le grossissement des images.
lo Le bon éclairage.
De môme que lorsqu'on veut bien voir un objet, on l'approche le plus près possible d'une source de lumière,
t. La Clinique. Oel. Doin, «éditeur, i3 avril KjoG, p. aSo.
l8o EXPLORATION DE LA VESSIE
de même, il y a grand avantage pour bien éclairer la muqueuse vésicale à approcher le plus possible d'elle la source lumineuse. C'est dire que Téclairage interne sera toujours de beaucoup supérieur à l^éclairage de source externe.
Pour bien m'assurer de ce fait, j'ai fait une série de comparaisons. Prenant un simple tube tenu verticalement j'y ai projeté tout d'abord les rayons d'une très puissante source lumineuse électrique située en dehors du tube : j'obtenais ainsi au bout du tube un éclairage ne permettant qu'une vision médiocre. Lorsqu'au contraire je substituais à l'éclairage externe la lumière d'une lampe minuscule, mais placée juste au point à examiner, j'obtenais ainsi un éclairage éclatant nettement plus intense que le précédent.
Il était en effet naturel de comprendre que cette disposition devait fournir un éclairage bien supérieur à celui fourni par une lumière externe, frontale par exemple. En effet, porter la lumière le plus près possible du point à examiner est une condition des plus favorables pour une bonne vision. Plus la lumière sera éloignée du point à examiner, et moins la vision sera nette.
J'ai donc adopté pour l'éclairage de mon cystoscope le principe de la minuscule lampe électrique située à l'extrémité vésicale du tube cystoscopique et les perfectionnements que j'ai apportés à ce mode d'éclairage sont les suivants :
A. La lampe Sloog, essentiellement constituée par un filament an circoniuniy déjà employée avec succès en otologie et en laryngologie a pu être substituée, grâce à ringéniosité de son constructeur, aux petites lampes employées précédemment. Ces lampes ont un avantage très considérable au point de vue de la clarté. Leur intensité lumineuse est effectivement beaucoup supérieure à celles eu usage auparavant; non seulement elles per-
co.^DlTl0^s m':(:essviues poi r la cystoscopii: a vision diukcte i8i
mettent d'éclairer le point précis de la muqueuse qui se trouve en contact avec rexlrémilé du lube, mais encore elles peuvent projeter des rayons lumineux en avant du tube. Elles forment « phare » en quelque sorte, ainsi que j'ai tenlé de le faire représenter (voir fig. 85 et 86), de telle manière que, quand, sous l'influence de la position de Trendelenburg, que j'ai adoptée pour mes examens au cystoscope direct, la vessie bâille et que ses parois sont bien écartées, ces dernières sont suflisamment [éclairées pour permettre un examen très net à la vision directe.
B. Les lampes, montées sur des tiges très minces, sont extrêmement maniables et faciles à changer ; quelques secondes suflisent.
C. Elles sont montées dans une cupule métallique dont les espaces vides sont remplis par une masse isolante, de telle façon qu'aucune goutte de liquide ne peut s'introduire entre elles et occasionner la production d'un court-circuit.
D. Les lampes qui ont un voltage de 2 volts sont (au moins lorsqu'elles sont neuves) absolument et complètement froides. On peut les maintenir toutes allumées entre les doigts sans pouvoir percevoir la moindre trace de chaleur.
2° La distension des parois vésicalcs.
La distension des parois vésicalcs peut être obtenue d'une façon extrêmement simple en élevant fortement la région de la vessie, de telle manière que le contenu de ral)donien tombe vers le diaphragme. Dans cette position, il y a du côté du petit bassin une tendance au vide, Thypoiraslre se creuse et il se fait de celte façon un véritable appel d'air. Lorsqu'on introduit alors dans la vessie un tube creux, Tair se précipite dans le réservoir urinaire et