DE LUYS
Mon cystoscope à vision se compose essentiellement
d'un tube métallique creux de i8 centimètres de long pour rhomme, de lo centimètres pour la femme.
Cette longueur de lo centimètres que j'ai adoptée pour le tube cystoscopique de la femme est basée sur cette constatation que 4 centimètres au moins sont nécessaires pour la traversée vulvaire; 2 centimètres sont utilisés
FiG. 81. — Tube du cjstoscope Luys avec son mandrin pour la femme.
pour l'urètre, il reste donc 4 centimètres pour la vessie proprement dite.
Le choix du calibre du tube à employer s'est inspiré du calibre même de l'urètre qui d'après Kelly varie de 6 millimètres (minimum) à 20 millimètres (maximum). D'après Simon, le maximum de dilatabilité de l'urètre féminin serait d'un peu plus de 29 millimètres.
FiG. 82. — Tube du cystosccope Lu}-8 et son mandrin pour l'homme.
Quoiqu'il en soit, s'il est certainement sulfisant de se servir d'un tube calibrant un n° 26 de la filière Charrière, il est, d'autre part, bien évident, que si on le peut, et si Ton a affaire à un urètre normal et sain, on aura tout avantage à se servir d'un tube plus gros qui permettra une vision d'une étendue plus considérable. Je me sers, aussi souvent (|ue les circonstances le pi^rmettent, pour l'un el l'autre sexe, d'un tube calibrant un n*" 29 1/2 delà filière Charrière.
i.K c:\sr()S(:oi»E a msion niULCit: di: ll\s icSg
Dans la paroi inférieure du tube cysloscopique csl logé un minuscule conduit destiné à l'aspiration de l'urine. Grâce à un artifice de fabrication spécial, ce conduit d'aspiration n'est pas soudé, et cette disposition a le grand avantage d'empêcher qu'il ne fasse une saillie appréciable dans la lumière du tube cystoscopiquc. Ce conduit aspirateur de l'urine est relié par un tube en caoutchouc au récipient dans lequel on fait le vide d'une manière automatique et continue avec une trompe à eau.
La paroi supérieure du tube cystoscopiquc est creusée en rigole sur toute la longueur du tube. Cette petite rigole, située à l'antipode du conduit d'aspiration, lui est aussi parallèle; elle forme une sorte de lit destiné à recevoir et à dissimuler la tige porte-lampe, de telle manière que celle-ci ne fait plus, à proprement parler, saillie dans la lumière du tube, se confond avec la paroi de celui-ci et ne gène pas la vue. Son but est donc d'augmenter notablement la lumière du tube cystoscopiquc et par là même, le champ visuel.
L'introduction du tube cystoscopiquc se fait grâce à un mandrindroit pour le cystoscope de la femme, coudé pour le cystoscope de l'homme. Pour ce dernier, la partie coudée n'est pas engainéc, se prolonge du côté vésical de 3 centimètres, et est mobile : gri\cc à une vis de rajipel, on peut Tincliner ou la redresser. Pour introduire l'appareil dans la vessie, on incline le mandrin, el, par cette inclinaison, le cathélérisme est facilité; dès que l'appareil est en place, on redresse le mandrin et on Tenlève.
L'éclairage est fourni par une minuscule lampe électrique, semblable à celle dont j'ai adopté l'usage dans mon urétroscoptî. Cette petite lampe, montée sur une longue tige, vient allleurer l'extrémité vésicale du tube endoscopique. Elle fournit un éclairage bien supérieur à celui du miroir frontal qu'employait Kelly.
La l'impf spéciale de mon rystoscope est une petite lampe (le a volts dont le filament an lieu d'être en charbon comme dans les lam[ies Edison ordinaires, est en " Circoniiim jj : elle a une l'orme en grain de blé ».
Les gi'iiiids avantages incontestables qu'elle préacnle sont : son éclat absolument extraordinaire étant donné surtout son petit volume, d'aiilro part, du moins lorsqu'elle est neuve, elle est absolument froidf, on petit la serrer entre les doigts sans ressentir la moindre trace de chaleur.
Cote lampe est portée par une longue tige fi.xée au manche du c/j-tfoscope. Ce manche est muni d'un interrupteur de courant et reçoit les fils conducteurs du courant électrique. Il porte en outre une loupe démontable engainée dans IV.. 83. — Mindie du
un cadre mobile dont le loyer correspond Il la longueur de l'instrument. Il cnlsolidemenlse
cjslnscoiM i vision directe avec. M lou|« mobile (c'est le mâmo que le m*nclie de l'u-
solidaiîser par le réiroscopo), moyen d'une vis à pression avec le tube cyslo3copii|ue de telle manière que le lube et le manche ne fonl plus qu'tin.
La source d'électricité enfin varie suivant les pays. En effet, dans les villes où existe la lumière éleclrique.
la source d'éclairage la plus pratique et la plus constante est certainement celle qui est futirnie par le courant de la ville, celle-ci possédant le plus souvent un voltage très élevé, doit i qu'on obtient au moyen des rhéostats
TECIIMni i: Dl CVSTOSCOIT. V MSION DIIIKCH: I)F. Ll^S igi
construits par MM. Gaiffe ou M. Heller (voir fig. 36 et
Dans les villes, au contraire, où il n'existe pas de source
électrique, il est nécessaire d'avoir avec soi une source électrique portative. M. Gollin a construit dans ce but une petite pile sèche qui est exactement réglée à 2 volts et qui est très portative en môme temps que pratique.