A VISION DIRECTE
Les principales objections que Ton peut faire à la méthode de la cystoscopie à vision directe sont les suivantes :
I** Les instruments employés- sont plus volumineux que ceux de la cystoscopie à prisme.
Le fait parait exact, et si, chez la femme, où Turètre est facilement dilatable, la question de grosseur des instruments importe véritablement bien peu, il n'en est pas moins vrai que, chez riiomme, cette objection peut avoir son importance. Ajoutons, cependant, (pTentre le cystoscope à cathétérisme urétéral, et mon tube (ystoscopi([ue,
OBJECTIONS A LA MKTÏIOnF DE F. V (:\ST0SCOI'ÏE A VISION DIRECTE 'JO']
pour rhonime, la différence, quoique sensible, n'est pas très considérable.
2° La deuxième objection est que le champ visuel est réduit.
Il est, en effet, regrettable, que ce champ ne soit pas plus vaste, mais le tube cystoscopique étant éminemment mobile, peut être promené sans inconvénient sur toute la vessie et, au moins, « ce qu'on voit, on le voit bien nettement » (Tuffier)*.
y On a objecté qu'avec un tube endoscopique, on ne peut pas voir la région juxta-cervicale de la vessie. Nous répondrons à cela, qu'en s'aidant de la manœuvre décrite plus haut (voir page 199) et en déprimant avec l'extrémité du tube la paroi vésicale à examiner, que ce soit la paroi supérieure, ou la paroi inférieure, on peut très aisément étudier complètement ces parois. De plus, en retirant peu à peu et lentement le cystoscope, on passe facilement de la vessie à l'urètre postérieur, sans perdre le contact avec la muqueuse, et, de cette façon, le cystoscope devenant alors urétroscope, aucun détail de cette importante région ne peut échapper à l'observateur.
I. Tuffier. Bulletin de la Soc. de chir. de Paris du 7 mars igoS.